@rib News, 31/03/08 - POLITIQUE / SÉCURITÉ
Burundi : plus de 650 soldats, en majorité tutsis, refusent la démobilisation
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Plus de 650 soldats burundais, en grande majorité issus de la minorité tutsie, ont refusé d'être démobilisés lundi à Bujumbura en invoquant "une injustice" à leur égard, a-t-on constaté sur place.
« Ils (les autorités) ont invoqué des critères de discipline, mais nous savons qu'on nous a choisis parce que nous sommes des Tutsis », a déclaré à la presse un officier burundais, sous couvert d'anonymat.
« Nous ne refusons pas d'être démobilisés mais nous sommes victimes d'une injustice et nous refusons de partir avant d'avoir une explication avec le ministre de la Défense », a-t-il précisé.
L'armée burundaise a annoncé dimanche la démobilisation d'un premier groupe de 778 soldats dès lundi conformément à un engagement avec la Banque mondiale.
L'objectif est de faire passer les effectifs de 27.375 hommes aujourd'hui à 25.000 le 31 juin.
Tous ces soldats sont regroupés depuis lundi à 07H00 (05H00 GMT) sur le terrain de football du camp Muha à Bujumbura, d'où ils devaient partir pour le centre de démobilisation de Gitega (centre).
Cent huit soldats « volontaires » à la démobilisation ont en revanche signé leur feuille de démobilisation avant d'être transférés à la mi-journée vers le centre de Gitega, a-t-on constaté.
« Le ministre de la Défense, le général Germain NIYOYANKANA, est prêt à rencontrer ces soldats, mais il va le faire au centre de démobilisation de Gitega. Pas ici », a annoncé le porte-parole de l'armée, le lieutenant-colonel Adolphe MANIRAKIZA.
« Le pouvoir veut privilégier les Hutus (ethnie majoritaire, 85% de la population) en chassant les Tutsis de l'armée », avait déclaré à la presse dimanche un colonel tutsi, sous couvert d'anonymat, menaçant « de conséquences sur la paix dans ce pays ».
La Constitution burundaise, issue de l'accord de paix signé en 2000 à Arusha (Tanzanie), prévoit une armée et une police paritaires entre Hutus et Tutsis.
Selon un recensement organisé récemment par la présidence burundaise (hutue), l'armée est composée de 15.613 Tutsis, 11.554 Hutus et 208 Twas. Le ministre de la Défense, Tutsi, remet en cause la fiabilité de ces chiffres, estimant le nombre de Tutsis surévalué.
L'armée va « refaire ce recensement avant de continuer avec les autres phases de la démobilisation », a indiqué le porte-parole militaire.
Le Burundi, qui peine à sortir de 14 ans de guerre civile qui ont opposé l'armée, dominée jusqu'à récemment par la minorité tutsie, et des rebelles Hutus, est dirigée par un pouvoir aux mains de la majorité depuis les élections générales de 2005. (Source AFP)
@rib News, 30/03/08 - PROCESSUS DE PAIX
PANA, 30/03/2008 - Une délégation du PALIPEHUTU-FNL attendue à Bujumbura
Bujumbura, Burundi - Une délégation du Parti pour la libération du peuple hutu/Front national de libération (PALIPEHUTU- FNL, rébellion), en provenance de la Tanzanie voisine, est attendue la semaine prochaine à Bujumbura, pour prendre part à un nouveau round de négociations pour un cessez-le-feu définitif avec le pouvoir central burundais, a-t-on appris de sources concordantes.
Selon ces diverses sources proches des pourparlers inter burundais de paix, les onze négociateurs du PALIPEHUTU-FNL auraient déjà reçu des passeports et des billets d'avion en règle leur permettant de quitter la terre tanzanienne d'exil pour se rendre aux pourparlers de Bujumbura qui devraient démarrer, en principe, dès mardi prochain dans la capitale burundaise.
Les questions sécuritaires seraient également déjà réglées pour permettre à la délégation de participer, en toute quiétude, aux travaux du mécanisme conjoint de suivi et d'évaluation de la mise en application effective de l'accord de cessez-le-feu liant, théoriquement, l'Etat burundais à la dernière rébellion encore active dans le pays depuis le 7 septembre 2006.
Des forces de l'Union africaine (UA) ont été positionnées au Burundi pour s'occuper de toutes les questions en rapport avec la sécurité des chefs rebelles rentrant d'exil et des opérations de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) de leurs combattants dans une nouvelle vie socioprofessionnelle une fois que les armes se seront complètement tues.
La seule hypothèque qui pèse encore sur la reprise annoncée des pourparlers a trait à l'immunité provisoire que réclament à corps et à cri les responsables du mouvement rebelle pour échapper momentanément aux éventuelles poursuites judiciaires.
Là aussi, le chef de l'Etat burundais, Pierre Nkurunziza, a déjà signé un décret dans ce sens, mais sans dissiper et rassurer complètement les dirigeants du PALIPEHUTU-FNL sur certains détails de forme.
Le porte-parole du mouvement rebelle, Pasteur Habimana, a multiplié, ces derniers jours, des déclarations médiatiques appelant l'Etat burundais à faire relire sa copie par le Parlement afin que le décret présidentiel ait "une véritable force de loi".
Cette bataille de procédure fait craindre les analystes des questions politico sécuritaires un risque de nouveaux blocages et retards dans le calendrier initial de la reprise des travaux du mécanisme conjoint étant donné que le Parlement burundais s'enlise dans des querelles internes qui lui empêchent de fonctionner normalement depuis plus de deux mois.
Selon les mêmes analystes, le bras de fer risque, cependant, de tourner à l'avantage du pouvoir de Bujumbura qui bénéficie déjà du soutien de l'initiative régionale de paix pour le Burundi visant à inscrire le PALIPEHUTU-FNL sur la liste des "forces négatives" de la sous région des Grands lacs à combattre par tous les moyens, au cas où le mouvement rebelle burundais venait à bouder encore longtemps la table des négociations.
@rib News, 28/03/08 - PARLEMENT / AFRIQUE DE L’EST
PANA, 28/03/2008 - Rejet des candidatures du Burundi au Parlement de la CEA
Bujumbura, Burundi - Le secrétariat permanent de la Communauté est-africaine (CEA) a rejeté récemment une liste de neuf députés proposés par le Burundi pour siéger au sein du Parlement de cet ensemble sous-régional de libre échange pour cause "d’irrégularités", a-t-on appris jeudi de source officielle à Bujumbura.
Selon le ministre burundais de l’Intégration régionale et des Affaires de la Communauté est-africaine, Vénérand Bakevyumusaya, les candidatures du Burundi ont été rejetées sur la base de plaintes de certains partis politiques de l’opposition qui ne se reconnaissaient pas dans la liste envoyée par l’Assemblée nationale au secrétariat permanent de la CEA.
C’est le cas, notamment, du Front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU, principal parti politique de l’opposition) qui ne reconnaît pas la qualité de membres à deux candidats proposés en son nom pour aller légiférer à Arusha, le siège du Parlement de la CEA, dans le nord de la Tanzanie voisine.
La candidature de l’Unité pour le progrès national (UPRONA) au Parlement de la CEA n’aurait pas, non plus, respectée les règles, a fait savoir la direction politique de l’ex-parti unique.
Le ministre burundais de l’Intégration régionale a déclaré avoir déjà fait part des griefs du Secrétariat permanent de la CEA à son collègue en charge des Relations avec le Parlement, Mme Hafsa Mossi, également ministre de la Communication, pour procéder aux correctifs nécessaires.
Le Burundi se pose également un sérieux problème de participation financière, à court terme, aux activités de la CEA et aurait déjà demandé un moratoire de deux ans avant de commencer à cotiser, toujours selon le ministre Bakevyumusaya.
Le Burundi et le Rwanda sont les benjamins de la Communauté est-africaine de libre-échange pour n’y avoir été admis que l’année dernière.
Les deux maillons faibles de la CEA ont également le désavantage de faire encore l’apprentissage de la démocratie et restent tributaires d’une instabilité sociopolitique au sortir de longues années de guerre civile.
Certains autres analystes des questions de géopolitique sous-régionale estiment que les deux frères jumeaux, aux dimensions minuscules, sans grandes ressources naturelles et financières, gagneraient à se fondre complètement dans des unions politiques et économiques plus vastes pour mieux respirer et oublier les querelles ethniques internes qui les maintiennent dans un sous- développement endémique et structurel.
Les aînés, fondateurs de la CEA, que sont le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie ont, par contre, derrière eux, des décennies de vie économique, politique, culturelle commune en tant qu’ex-colonies britanniques utilisant couramment l’anglais, le swahili pour communiquer, et le shilling comme monnaie d’échange.
@rib News, 28/03/08 - POLITIQUE
Décisions d’exclusion de MINANI et KIGANAHE du parti FRODEBU
DECISION N° 001 / CND/ 2008 DU CONSEIL NATIONAL DE DISCIPLINE PORTANT EXCLUSION DE L’HONORABLE JEAN MINANI DU PARTI SAHWANYA-FRODEBU.
Le Conseil National de Discipline,
- Vu la Constitution de la République du Burundi ;
- Vu la Loi portant organisation et fonctionnement des Partis politiques ;
- Vu les Statuts du Parti Sahwanya –FRODEBU spécialement en ses articles 31 et 36 ;
- Vu le Règlement intérieur du Parti Sahwanya –FRODEBU spécialement en ses articles 13, 17, 20, 183, 184, 214, 215, 231, 235, 236, 240 241, 242, 243, et 244 ;
- Vu le Règlement interne du Conseil National de Discipline en son article 13 ;
- Vu la décision du Comité Exécutif National n° 01/PSF/2008 du 05 mars 2008 portant suspension de l’Honorable Jean MINANI du Parti Sahwanya-FRODEBU.
- Après avoir analysé les accusations formulées contre Honorable Jean MINANI,
- Délibérant en sa séance du 24 mars 2008.
DECIDE
Article 1
Honorable Jean MINANI est exclu du Parti Sahwanya-FRODEBU.
Article 2
Le Comité Exécutif National est chargé de lui transmettre cette décision conformément à l’article 220 du Règlement Intérieur.
Article 3
La présente décision entre en vigueur le jour de sa signature.
Ainsi fait à Bujumbura, le 24 mars 2008.
- Honorable Gaspard Sindayigaya, Président
- Madame Rosette Nzirubusa, Vice-présidente
- Monsieur Firmato Nahayo, membre
- Maître Fabien Segatwa, membre
- Monsieur Eliphaz Ndayirata, membre
DECISION N° 002 / CND/ 2008 DU CONSEIL NATIONAL DE DISCIPLINE PORTANT EXCLUSION DE L’HONORABLE DIDACE KIGANAHE DU PARTI SAHWANYA-FRODEBU.
Le Conseil National de Discipline,
- Vu la Constitution de la République du Burundi ;
- Vu la loi portant organisation et fonctionnement des Partis politiques ;
- Vu les statuts du Parti Sahwanya –FRODEBU spécialement en ses articles 31 et 36 ;
- Vu le Règlement intérieur du Parti Sahwanya –FRODEBU spécialement en ses articles 13, 17, 20, 183, 184, 214, 215, 231, 235, 236, 240 241, 242, 243, et 244 ;
- Vu le Règlement interne du Conseil National de Discipline en son article 13 ;
- Vu la décision du Comité Exécutif National n° 02/PSF/2008 du 05 mars 2008 portant suspension de l’Honorable KIGANAHE Didace du Parti Sahwanya-FRODEBU.
- Après avoir analysé les accusations formulées contre Honorable Didace KIGANAHE,
- Délibérant en sa séance du 24 mars 2008.
DECIDE
Article 1
Honorable Didace KIGANAHE est exclu du Parti Sahwanya-FRODEBU.
Article 2
Le Comité Exécutif National est chargé de lui transmettre cette décision conformément à l’article 220 du Règlement Intérieur.
Article 3
La présente décision entre en vigueur le jour de sa signature.
Ainsi fait à Bujumbura, le 24 mars 2008.
- Honorable Gaspard Sindayigaya, Président
- Madame Rosette Nzirubusa, Vice-présidente
- Monsieur Firmato Nahayo, membre
- Maître Fabien Segatwa, membre
- Monsieur Eliphaz Ndayirata, membre
@rib News, 28/03/08 - AFRIQUE / PROCESSUS DE PAIX
PANA, 28/03/2008 - 600 millions de dollars de la BAfD pour les pays post-conflits
Tunis, Tunisie – La Banque africaine de développement (BAfD) a décidé de créer un fonds de quelque 600 millions de dollars américains pour accompagner les efforts de reconstruction des pays africains en situation post-conflits, a annoncé, vendredi à Tunis, le président de l'institution, Donald Kaberuka.
"Lorsqu'un Etat africain est en situation de crise, toute la communauté internationale se mobilise pour obtenir la cessation des hostilités puis des élections. Après quoi, tout le monde plie bagage, laissant le pays à son sort. Nous voulons, à la BAfD, rompre avec cette logique", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse.
Présentant les orientations du fonds spécial, M. Kaberuka a indiqué qu'un premier groupe de dix pays à "économies fragiles" a été identifié pour en bénéficier.
"Le premier groupe de pays choisi se compose du Burundi, des Comores, de la Centrafrique, du Liberia, de la République démocratique du Congo (RD Congo), de la Somalie et du Togo. J'espère qu'il n'y a en aura pas d'autres", a dit le président de la BAfD.
"Ces pays seront aidés à renouer avec la communauté financière internationale, à reconstruire les infrastructures. Il s'agit, pour nous, de favoriser la reconstruction et le développement des pays concernés et même des régions auxquelles ils appartiennent", a ajouté l'ancien ministre rwandais de l'Economie et des Finances.
@rib News, 28/03/08 - NATIONS UNIES / PROCESSUS DE PAIX
L’ONU recommande que le Palipehutu-FNL reprenne sa participation au MCVS
UN News Centre, 27 mars 2008 – Burundi : la Commission de consolidation de la paix veut accélérer la mise en oeuvre de l'accord de cessez-le-feu
Dans un rapport publié aujourd'hui sur la situation au Burundi, la Commission de consolidation de la paix recommande que le Palipehutu-FNL reprenne sa participation au travail du Mécanisme conjoint de vérification et de surveillance (MCVS), a déclaré la porte-parole du Secrétaire général lors du point de presse aujourd'hui à New York.
La « Formation Burundi » de la Commission a également demandé au gouvernement de continuer de chercher les moyens de régler les différends avec les dirigeants du Palipehutu-FNL, et a recommandé au Conseil de sécurité de continuer à suivre de près la situation au Burundi.
Au mois de juillet dernier, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait exprimé sa préoccupation lors du retrait des membres du Palipehutu-FNL).
@rib News, 28/03/08 - FONCTION PUBLIQUE / POPULATION
Burundi : Recensement des fonctionnaires
Mandatée par un consortium composé de la Coopération Technique Belge (CTB) et de SOFOS Consultants, un groupe de consultants internationaux, Zetes est chargée de fournir les systèmes d’enrôlement biométrique et de production des cartes identifiant les quelques 58.000 fonctionnaires du pays.
Zetes et son partenaire local NSI assureront la fourniture des équipements, la formation technique des personnels, ainsi que la maintenance, sous la supervision du Groupement CTB/SOFOS qui coordonne l’ensemble des activités de préparation des opérations, puis de déploiement des équipes et enrôlement des fonctionnaires sur le terrain.
Ce projet, qui doit permettre aux autorités de gérer de façon efficace les données relatives aux personnes travaillant pour l’Etat, est financé par la Banque Mondiale.
Le bénéficiaire de ce projet est le PAGE (Projet d’Appui à la Gestion Economique), représentant le Gouvernement Burundais, dont la mission est l’amélioration de la transparence et de la gestion des finances publiques.
Afin d’atteindre cet objectif, le PAGE est, entre autres, chargé d’acquérir les outils permettant une gestion administrative performante. La solution proposée par Zetes répond à des besoins précis d’efficacité et correspond parfaitement aux attentes exprimées tant par le PAGE que par le Groupement CTB/SOFOS.
Alain Wirtz, CEO du groupe, déclare : « Pour Zetes, ce projet permet de mettre en œuvre un vaste éventail de son savoir-faire en matière de People ID : enrôlement, centralisation, dédoublonnage et production de cartes. Une belle démonstration des capacités du groupe à gérer des projets d’identification de personnes en collaboration avec un partenaire stratégique, CTB-SOFOS, et ainsi gagner ensemble la confiance des autorités burundaises et susciter l’intérêt des pays voisins ».
Responsable de toutes les étapes de réalisation, le spécialiste de l’identification va donc récolter les données biométriques (photo et empreintes digitales) ainsi que biographiques des fonctionnaires burundais, centraliser toutes les données et procéder à l’élimination des doublons (grâce à la technologie AFIS).
La création d’un centre de production et de personnalisation de cartes permettra de délivrer à tous les fonctionnaires des cartes sécurisées comprenant une photo et les données liées aux empreintes digitales sur code à barres à 2 dimensions.
Le Burundi est le 4ème pays africain dans lequel Zetes réalise un projet d'enrôlement biométrique. (Source EURONEXT)
@rib News, 27/03/08 - AGENDA / MEDIAS
● 30 mars 2008 : Emission spéciale de Radio Isanganiro en direct de Bruxelles
Dans le cadre de la tournée européenne, la Radio Isanganiro a l'honneur d’inviter la Communauté Burundaise résidant au Benelux et dans les environs ainsi que les Amis du Burundi, à une émission spéciale Karadiridimba qui sera animée par Havyarimana Arcade en direct de Bruxelles à partir de 14 heures ce dimanche 30 mars 2008
Vos idées et vos suggestions pour l’avenir et le développement de votre cher pays, le Burundi, sont les bienvenues
Lieu : 25, Rue Saint-Boniface
1050 Bruxelles (Centre MATONGE)
Contacts :
Arcade Havyarimana 0488609403 Jean Marie Sindayigaya 0497653336
JOHN CHRIS 0477747582
La Radio Isanganiro saisit cette occasion pour remercier d’avance toutes celles et ceux qui feront l’effort d’être présents à ce rendez-vous exceptionnel.
@rib News, 26/03/08 - COMMERCE
PANA, 26/03/2008 - Pénurie artificielle de carburant au Burundi
Bujumbura, Burundi - Les automobilistes ont été fort surpris, mercredi matin, par une brusque pénurie des produits pétroliers dans la ville de Bujumbura, alors que toutes les stations service fonctionnaient normalement la veille.
La pénurie est d’autant plus surprenante que la société nationale d’entreposage des produits pétroliers dans la capitale burundaise faisait savoir, mercredi encore, que les quantités disponibles suffisaient à couvrir plusieurs semaines de consommation.
D’autre part, les importateurs n’avaient pas encore épuisé les pourparlers en cours avec le ministère du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme avant d’envisager la révision de l’actuelle structure des prix des produits pétroliers qui ne répondrait plus aux attentes des opérateurs économiques du secteur au rythme où flambent les cours mondiaux.
Des associations de consommateurs ont, pour la première fois, obtenu leur participation aux difficiles pourparlers avec la détermination de peser sur les décisions finales.
Le directeur de Cabinet du ministère du Commerce, Jérémie Banigwaninzigo, avait, cependant, préparé les esprits, en faisant savoir que le Burundi n’était pas un pays pétrolier et qu’il fallait s’attendre à des ajustements concertés aux cours mondiaux.
La dernière révision de la structure des prix de l’or noir remontait à décembre 2007 et le coût du litre d’essence super et du mazout à la pompe était passé de 1.400 Francs burundais (près de 1,4 dollar US) à 1.600 Francs burundais (près de 1,6 dollar US).
Une nouvelle hausse sur les produits pétroliers semble inéluctable, au grand dam des automobilistes et des consommateurs d’autres biens transportés, comme cela se remarque à chaque révision de la structure des prix du carburant.
On ignore pour le moment ce que comptent faire les associations des consommateurs qui ont pris l’habitude, ces derniers temps de hausses intempestives des prix des produits de grande nécessité, de monter au créneau par des actions de masses.
L’Association burundaise des consommateur (ABUCO, la plus représentative) avait frappé les esprits, en janvier dernier, en obtenant de ses membres et sympathisants le boycott momentané des produits de la Brasserie nationale du Burundi (BRARUDI), mais sans faire revenir l’entreprise sur sa décision de revoir à la hausse les prix des bières et des limonades dans des proportions de l’ordre de 15 à 20%.
La BRARUDI avait également sorti, à l’époque des faits, l’argument de l’inflation galopante de l’ordre de 14,5% et du renchérissement des prix de certaines matières premières importées sur le marché mondial, dans des proportions de 100%, pour décider des hausses controversées.
D’autres produits de large consommation sur le marché local, comme le haricot, le riz, les farines de blé, de maïs et de manioc, les pommes de terre, ou encore les bananes et le pain, sont devenus des biens de luxe pour les bourses moyennes qui ne mangent plus à leur faim.
Le gouvernement a eu pitié, mais sans soulager complètement les fonctionnaires de l’Etat qui s’estiment toujours mal payés, en concédant dernièrement, une augmentation salariale de l’ordre de 34%, sans, cependant, l’effet rétroactif attendu d’une mesure qui devait pourtant entrer en vigueur dès le mois de juillet 2007.
@rib News, 25/03/08 - DIPLOMATIE / USA
PANA, 25/03/2008 - Un émissaire américain en visite au Burundi
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Bujumbura, Burundi - Le sous-secrétaire d'Etat américain en charge des Affaires africaines, James Swan, s'est entretenu, mardi à Bujumbura, de questions relatives à la sécurité dans la région des Grands Lacs, avec le président du Burundi, Pierre Nkurunziza.
S'adressant à la presse à l'issue de l'audience, l'émissaire américain a expliqué avoir pris part, en qualité de facilitateur, à une réunion sur les problèmes de sécurité qui a regroupé des experts militaires du Burundi, du Rwanda, d'Ouganda et de la RD Congo pendant deux jours dans la capitale burundaise.
M. Swan a estimé que les contacts quadripartites sont utiles pour la paix, la sécurité et la stabilité régionales, ajoutant que les Etats-Unis vont maintenir leurs efforts de facilitation afin d'éliminer les dernières menaces que font peser les "forces négatives" à l'ensemble de la sous-région des Grands Lacs.
Lors d'une précédente réunion quadripartite, fin 2007, à Addis-Abeba, en Ethiopie, le Parti pour la libération du peuple hutu/Front national de libération (PALIPEHUTU-FNL) avait pris une place importante dans le débat et le gouvernement américain ne s'était pas opposé à l'idée d'ajouter la dernière rébellion encore active au Burundi sur la liste des "forces négatives" à combattre par tous les moyens pour restaurer une paix globale et une stabilité dans l'ensemble de la sous-région.
Le PALIPEHUTU-FNL avait jusqu'à décembre 2007 pour retourner à la table des négociations avec le pouvoir de Bujumbura, sous peine de sanctions de la communauté internationale, allant de l'embargo sur les armes, à la restriction de mouvements et au gel des avoirs des rebelles.
Depuis, le ton semble avoir baissé du côté de Washington et l'émissaire américain a plutôt encouragé, mardi, la médiation sud-africaine ainsi que l'initiative régionale de paix pour le Burundi à poursuivre leurs efforts jusqu'à ce que les parties belligérantes s'entendent sur un accord global et définitif de cessez-le-feu.
@rib News, 25/03/08 - DIASPORA
Création d’une association des Barundi de Royaume-Uni et d’Irlande du Nord
DECLARATION DE CONVENTRY DU 22 MARS 2008
Pour publication immédiate
A l’initiative et à l’invitation de la Communauté Burundaise de Coventry, il s’est réuni ce Samedi 22 mars 2008 à Coventry, Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord, une Assemblée Constituante non exhaustive de Barundi provenant de divers horizons du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord, pour étudier les voies et moyens de mettre sur pied une association de Barundi résidant au Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord.
Sont membres de la Commission Constitutionnelle:
- Valentine Batamuriza (Coventry)
- Remy Nsengiyumva (Manchester)
- Frank Ntahindwa Ntiranyibagira (London)
- Yvon Nininahazwe (Glasgow)
- Jean-Luc Ndizeye (Slough)
- Michelle (Bristol)
- Léonce Barutwanayo (Coventry)
- Ildéphonse Rugema (Slough)
- Pacelli Ndikumana (Bristol)
- Irène Irakoze (Coventry)
- Jeff Nduwumwami (London)
- Claude Barasukana (London)
- Joe Dassin Rukundo (Glasgow)
- Ange Noelle Muco (London)
- Jean-Paul Kamana (Coventry)
- Fred Ngamiye (Coventry)
- Claudia Curinyana (Manchester)
- Elie Barengensabe (Manchester)
- Amandine Nishimwe (Coventry)
- Yves Bususuru (Wolverhampton)
- Président: Jean-Luc Ndizeye
- 1er Vice-Président: Frank Ntahindwa Ntiranyibagira
- 2ème Vice-Président: Ange Noelle Muco
- Secrétaire: Pacelli Ndikumana
Pour la Commission Constitutionnelle
Jean-Luc Ndizeye
Président
Conventry, le 22 mars 2008
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1. Joseph Nduwumwami, London 2. Aimé Kira, Coventry 3. Amedée Nduwayo, London 4. Ange Noelle Muco, London 5. Frank Ntahindwa, London 6. Emmanuel Rutagamirwa, London 7. Toussaint Nikwigize, London 8. Benny Brice Ndorere, Bristol 9. Ildéphonse Rugema, Slough 10. Yvan Nininahazwe, Glasgow 11. Pacelli Ndikumana, Bristol 12. Jean-Luc Ndizeye, Slough 13. Jean-Paul Njejimana, Coventry 14. Ghilain Mahoro, Coventry 15. Jabbar Sahabo, Coventry 16. Dieudonné Nimpaye, Coventry 17. Freddy Mugishawimana, Coventry 18. Diane Buntu, Coventry 19. Yves Bususuru, Wolverhampton 20. Cléophas Ntakayoberana, Lincoln 21. Ildéphonse Iciragiye, Coventry 22. Adolphe Ndayiragije, Coventry 23. Nestor Hajayandi, Coventry 24. Léonce Barutwanayo, Coventry 25. Irlène Akimana, Manchester 26. Willy Cokumpa, Coventry 27. Yvan Nzeyimana, Coventry 28. Valentine Batamuliza, Coventry 29. Aristide Harimenshi, Coventry 30. Bella Kamariza, Coventry 31. Annick Gashani, Coventry 32. Constantin Mutima, Coventry 33. Patrick Muheberintwari, Bristol 34. Didier Katihabwa, Coventry 35. Jean-Marie Ntare, Coventry |
36. Ivan Wakana, Coventry 37. Ferdinand Nimpagaritse, Coventry 38. Claire Simbizi, Coventry 39. V. Niyonemera, London 40. Carlos Didier, Leeds 41. Jean-Claude Ruhamiriza, Leeds 42. Emery Muzima, Coventry 43. Roméo Kamara, Coventy 44. P Claver Kazungu, Coventry 45. Elie Barengesabe, Manchester 46. Anitha Masabarakiza, Manchester 47. Diane Ndizeye, Slough 48. Nicole Kaneza, Coventry 49. Désire Nzimana, Coventry 50. Eric Nkurunziza, Coventry 51. Divine Rukundo, Coventry 52. J Baptiste Ndayishimiye, Salford 53. Athanase Mahoro, Manchester 54. Francine Ntakibirora, Manchester 55. Elvis Masabo, Coventry 56. Dr. Venant Ndikuriyo, Coventry 57. Liliane Nsengiyumva, High Wycombe 58. Pascal Niyonkuru, Coventry 59. Alida Mananga, Coventry 60. Claudia Curinyana, Manchester 61. Olivier Nkurunziza, Coventry 62. Edvine Niyukuri, Stoke On Trent 63. Ange Majanganya, Coventry 64. Luc Burundi, Oxford 65. Irene Irakoze, Coventry 66. Didier Muntwari, Huddersfield 67. Eddy Nganji, London 68. Ninette Lydia Ndikumana, London 69. G Placide Ruhaza, Leeds 70. Remy Nsengiyumva, Manchester |
@rib News, 24/03/08 - CRIMINALITÉ INTERNATIONALE
Neuf véhicules volés au Japon retrouvés à Bujumbura
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Une campagne de recherche de véhicules volés a permis récemment de mettre la main sur 15 voitures, dont 9 subtilisées au Japon avant de se retrouver à Bujumbura, a annoncé samedi le porte-parole de la Police nationale du Burundi (PNB), Channel NTARABAGANYI.
Pour réussir l’opération, les agents de roulage burundais se sont aidés d’informations précises fournies par le réseau de Police Interpol, qui dispose d’un site Internet réservé aux véhicules volés dans les 185 pays membres, a fait savoir NTARABAGANYI, qui a précisé que la Police attend d’éventuelles réclamations pour restituer les engins volés à leurs propriétaires.
L’officier de Police a vivement recommandé aux automobilistes de s’assurer, à l’avenir, de ce que le numéro de châssis correspond réellement à celui porté sur les documents avant toute transaction, pour ne pas tomber dans le panneau des trafiquants de voitures volées. (Source PANA)
@rib News, 22/03/08 - ORGANISATIONS RÉGIONALES
L’EAC invitée à définir ses relations avec le COMESA et la SADC
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| Espace régional EAC | Espace régional COMESA | Espace régional SADC |
Un an avant la mise en vigueur de l’union monétaire et commerciale au sein de la Communauté de l’Afrique de l’Est (East African Community - EAC), les entreprises kenyanes souhaitent que les Etats déterminent les liens de coopération avec le Marché commun de l’Afrique australe (Common Market for Eastern and Southern Africa - COMESA) et la Communauté pour le développement de l’Afrique australe (Southern African Development Community - SADC).
« Le protocole de l’EAC prévoit qu’à la date du 31 décembre 2009, les Etats membres de la communauté appartenant au COMESA et/ou la SADC se retire avec l’entrée en vigueur totale de l’Union douanière de l’EAC » rappelle un rapport de l’Association des fabricants kenyans (KAM), basé sur un mémorandum présenté aux membres de l’Assemblée législative est-africaine (EALA) en tournée au début de ce mois à Nairobi.
Le rapport indique que les adhésions multiples aux autres blocs commerciaux sont une source potentielle de confusion et affecterait sérieusement la loyauté à l’EAC.
Alors que le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi sont membres du COMESA, qui a un marché potentiel de 400 millions de personnes, la Tanzanie ayant quitté le COMESA en 2000, appartient à la SADC. Les cinq pays cités sont membres de l’EAC.
Pour KAM, « considérant que le COMESA avait déjà commencé à négocier une structure de tar if extérieur commun et une union douanière qui devraient être effectives d’ici à la fin de cette année, il est craint que si le COMESA devient une union douanière totale avant l’EAC, cette dernière risque d’être insignifiante du point de vue de la taille de son marché ».
« Face à cette situation, il est impératif de prendre des décisions politiques qui peuvent aider à la création de l’Union douanière totale de l’EAC sans porter atteinte au Marché du COMESA » aurait déclaré Gervas AKHAABI, membre de l’EALA, pour soutenir KAM.
D’après le rapport, des réunions de suivi seraient organisées pour informer à la fois EALA et les législatures nationales sur les perspectives des industries locales au sein de l’EAC vieille de huit ans. (Source PANA)
@rib News, 21/03/08 - POLITIQUE / SÉCURITÉ
Bujumbura n'y va pas de main morte quand il s'agit de surveiller sa population
PANA, 21/03/2008 - Renforcement de la sécurité au Burundi
Bujumbura, Burundi - Des comités de vigilance vont être créés dans toutes les régions du Burundi pour juguler l'insécurité grandissante dans le pays, a annoncé, vendredi, le ministre de l'Intérieur et du Développement communal, Venant Kamana.
Selon le ministre, ces comités, qui seront composés d'agents de l'ordre, de représentants de la population et de l'administration à la base, auront pour mission d'identifier les sources et les causes du phénomène, de renseigner et d'élaborer des stratégies à même de le contenir.
Le ministre n'a cependant pas attendu les investigations des comités pour mettre en cause certains sites qui profitent des facilités qu'offrent les Nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC), comme Internet, pour propager des écrits mensongers et des rumeurs incendiaires.
Il a ainsi demandé aux comités de sécurité de commencer leurs investigations par là, en interceptant ce genre d'écrits et en les détruisant avant qu'ils n'arrivent dans la population.
Le sport de masse serait également un prétexte pour certains citoyens pour se livrer à des actes subversifs et à de la propagande partisane dans la population, croit toujours savoir le ministre.
Des clubs de jogging quittent Bujumbura, la capitale du Burundi, tous les week-ends, pour aller s'oxygéner dans les verdoyants villages ou montagnes environnants et cette activité sportive ne serait pas dénuée d'arrière-pensées propagandistes, a affirmé le ministre, en accusant au passage certains anciens dirigeants du pays, qu'il n'a pas nommés, d'en être des instigateurs.
Le ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture a été invité à y regarder de près pour mieux réglementer le sport de masse qui, de l'avis de Kamana, doit rester dans les seules limites de loisirs admises par la loi.
Les nouvelles mesures du ministre de l'Intérieur viennent s'ajouter à d'autres plus anciennes, comme le couvre-feu nocturne qui empêche la circulation automobile sur les routes du pays après 18H00 (16H00 GMT) par peur des embuscades dont se rendent coupables des éléments présumés du Parti pour la libération du peuple hutu/Front national de libération (PALIPEHUTU-FNL) ou d'autres bandes organisées qui se cachent derrière cette rébellion encore active dans le pays pour commettre leurs forfaits.
Les chefs de village sont également supposés tenir des registres de présence à jour dans lesquels ils enregistrent systématiquement toute personne étrangère à leur entité administrative et le motif de son séjour.
Le désarmement de la population civile s'est aussi accéléré ces derniers jours à Bujumbura et dans les villes de l'intérieur du pays pour parer aux tueries sélectives, aux règlements de comptes et aux vols à main armée devenus fréquents au Burundi.
Certains députés de l'opposition n'ont pas confiance dans le pouvoir en place au Burundi et sont allés jusqu'à demander la mise sous protection internationale du pays au Secrétaire général des Nations unies.
@rib News, 21/03/08 - ÉNERGIE / ÉCONOMIE
Un oléoduc libyen de produits pétroliers pour l’Afrique de l’Est
PANA, 20/03/2008 - Signature d'un contrat d'exécution de l'oléoduc Kampala-Kigali
Kampala, Ouganda - Le guide libyen Mouammar Kadhafi et les présidents ougandais Youweri Museveni, kenyan Mwai Kibaki, rwandais Paul Kagamé, burundais Pierre Nkurunziza et somalien Abdallah Youssef ont assisté, mercredi à Kampala, à la signature du contrat d'exécution de l'oléoduc de transport des produits pétroliers Kampala-Kigali (580 km).
Une société mixte libyo-ougandaise chargée d'exécuter ce projet a été mise en place.
Les ministres de l'Energie ougandais Daudu Migereko et rwandais Eng Albert Butare, le secrétaire du comité de direction du Portefeuille Libye Afrique d'investissement, Bachir Saleh et le Président du conseil d'administration de la société de holding Libya Petrolium, Ali Chamekh ont paraphé le document.
Le projet d'exécution de l'oléoduc dont l'appel d'offres a été remporté par la société de holding Libya Petrolium vise l'approvisionnement en produits pétroliers des marchés du Rwanda, du Burundi, du Soudan, du Congo démocratique et de la Tanzanie.
La société débutera à partir du mois prochain l'élaboration d'études techniques, environnementales et commerciales nécessaires pour l'exécution de ce projet.
Le Président du conseil d'administration de la société de holding Libya Petrolium a, au cours de la cérémonie de signature, fait un exposé sur les étapes d'exécution d'un autre projet d'oléoduc reliant le Kenya et l'Ouganda d'une longueur de 350 km qui sera exécuté par cette société ayant remporté l'appel d'offres international dont il a fait l'objet.
Il a affirmé que les résultats et les incidences économiques positives des investissements opérés par le Portefeuille Libye Afrique d'investissement dans les pays africains, conformément aux orientations du guide Kadhafi, ont commencé à constituer une nouvelle étape de changements économiques palpables dans ces pays et permettront aux Africains de s'armer du savoir et des sciences, ainsi que d'avoir confiance en leurs capacités.
M. Chamekh a précisé que les projets pétroliers stratégiques exécutés par son institution dans le cadre d'un ensemble d'opérations d'investissement en Afrique seront bénéfiques, tant au peuple libyen qu'à tous les peuples africains.
@rib News, 21/03/08 - POLITIQUE / UNION EUROPÉENNE
Burundi : L’UE est inquiète de la paralysie qui frappe l’Assemblée nationale
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L’Union européenne est « inquiète » de la paralysie qui frappe une nouvelle fois l’Assemblée nationale du Burundi depuis début février et appelle « à la retenue et au dialogue », dans une déclaration rendue publique jeudi à Bujumbura.
« L’Union européenne (UE) s’inquiète du dysfonctionnement des institutions représentatives, en particulière l’Assemblée nationale trop souvent paralysée par des conflits politiques éloignés des enjeux économiques et sociaux prioritaires du pays », selon cette déclaration de l’ambassade de France au Burundi, au nom de la présidence de l’UE.
L’UE est le principal donateur du Burundi avec plus de 50% de l’aide annuelle octroyée à ce pays, le troisième plus pauvre du monde selon la Banque mondiale.
« L’UE appelle en conséquence tous les acteurs politiques burundais à la retenue, au dialogue et à la concertation », poursuit l’UE.
Dans cette même déclaration, l’UE condamne également les attaques à la grenade menées le 8 mars à Bujumbura sur les résidences d’au moins trois députés, dont l’ex-première vice-présidente de l’Assemblée du Burundi, Alice NZOMUKUNDA.
L’UE appelle le gouvernement burundais « à faire sans délai toute la lumière sur ces événements et à traduire les auteurs et commanditaires de ceux-ci en justice », toujours dans cette déclaration.
Les travaux de l’Assemblée sont bloqués depuis le début de la session de février et la destitution de Mme NZOMUKUNDA, qui faisait suite à sa radiation en janvier du parti au pouvoir au Burundi, le Conseil national pour la défense de la démocratie - Forces pour la défense de la démocratie (CNDD-FDD).
Parti au pouvoir et opposition sont en désaccord sur la manière dont Mme Nzomukunda a été destituée. Ce désaccord est l’une des raisons du blocage de l’assemblée.
En 2007, les travaux de l’Assemblée du Burundi, qui tente de sortir de 14 ans de guerre civile, avaient été bloqués de février à novembre, jusqu’à la mise en place d’un gouvernement de consensus comprenant deux des principaux partis de l’opposition, le FRODEBU et l’UPRONA. (D’après AFP)
@rib News, 20/03/08 - NATIONS UNIES / PROCESSUS DE PAIX
L’ONU veut accélérer la mise en œuvre de l’Accord Gouvernement-FNL
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Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York |
Commission de consolidation de la paix
Deuxième session
Formation Burundi
3e séance – matin
LA « FORMATION BURUNDI » DE LA COMMISSION DE CONSOLIDATION DE LA PAIX RECOMMANDE DES MESURES VISANT À ACCÉLÉRER LA MISE EN ŒUVRE DE L’ACCORD GÉNÉRAL DE CESSEZ-LE-FEU
La “Formation Burundi” de la Commission de consolidation de la paix a adopté ce matin des conclusions et recommandations visant à accélérer la mise en œuvre de l’Accord général de cessez-le-feu signé en 2006 entre le Gouvernement burundais et le Palipehutu-FNL*. La réunion a également porté sur le Programme d’action adoptée en Afrique du Sud, le 23 février ainsi que sur la prochaine visite des membres de la Commission au Burundi.
Les conclusions et recommandations de la « Formation Burundi » seront transmises au Conseil de sécurité, au Conseil économique et social (ECOSOC) et à la Commission de consolidation de la paix qui outre le Burundi, a inscrit la Sierra Leone et la Guinée-Bissau à son ordre du jour.
Dans les recommandations qu’elle adresse à plusieurs acteurs du processus de paix au Burundi, la « Formation Burundi » demande au Gouvernement burundais de continuer d’étudier tous les moyens de régler les différends qu’il a avec les dirigeants du Palipehutu-FNL en vue de trouver des solutions politiques et prendre les mesures voulues pour renforcer la confiance et créer des conditions propices au retour des membres du Palipehutu-FNL et à leur réintégration dans les institutions nationales.
Ces recommandations ont été faites après que le Président de la « Formation Burundi » ait participé à une réunion organisée par la mission de facilitation sud-africaine les 22 et 23 février au Cap et au cours de laquelle un Programme d’action visant à faire avancer le processus de paix a été examiné. La mission de facilitation a ensuite présenté ce Programme d’action au Gouvernement burundais et au Palipehutu-FNL.
La « Formation Burundi » demande d’ailleurs au Palipehutu-FNL de recommencer à participer au Mécanisme conjoint de vérification et de surveillance (MCVS) et à ses structures subsidiaires ainsi qu’aux travaux de la Direction politique à Bujumbura, conformément au calendrier exposé dans le Programme d’action.
Le Programme d’action est en effet divisé en deux semestres. La première phase, qui va de mars à juin 2008, porte sur des actions simultanées de la Direction politique et du MCVS pour achever la mise en œuvre de l’Accord général de cessez-le-feu.
La deuxième phase prévoit que la Direction politique surveille la réintégration des FNL conformément à tous les aspects des accords signés avec le Gouvernement burundais. La Direction politique doit aussi surveiller la mise en œuvre de la réintégration socioéconomique des FNL et des autres combattants démobilisés.
Créée lors de la réunion du Cap, la Direction politique est composée de représentants de la Facilitation sud-africaine, du Gouvernement burundais, du Palipehutu-FNL et de l’Union européenne, ainsi que des Représentants spéciaux de l’Union européenne au Burundi et de celui du Secrétaire général, et des Ambassadeurs de l’Ouganda, de la République-Unie de Tanzanie et de l’Afrique de Sud. La Direction est appuyée par un « Groupe des envoyés spéciaux » qui se réunira tous les trois mois pour évaluer les progrès dans le processus de paix.
Commentant ces textes, le représentant de la Slovénie, qui s’exprimait au nom de l’Union européenne, a mis l’accent sur la nécessité d’accompagner ces efforts politiques d’un processus économique. L’Union européenne, a-t-il ajouté, jouera son rôle au sein de la Commission de consolidation de la paix et maintiendra un contact étroit avec la mission de facilitation. Son homologue de la Belgique s’est félicité de l’approche adoptée aujourd’hui au motif qu’elle répond au souci de son pays de faire en sorte que les travaux à New York restent en phase avec l’évolution des choses sur le terrain.
La souplesse et l’adaptation à la situation sur le terrain doivent en effet guider les travaux, a acquiescé le Président de la « Formation Burundi », en soulignant que le contexte de ces travaux demeure le Cadre stratégique pour la consolidation de la paix au Burundi. Il a d’ailleurs annoncé que le Mécanisme de contrôle et du suivi du Cadre stratégique a été lancé hier à Bujumbura avec l’appui du Bureau intégré des Nations Unies au Burundi (BINUB). La semaine prochaine marquera le début du travail préparatoire du premier rapport et l’examen biannuel, prévu en juin.
Le Président a, par ailleurs, annoncé qu’après consultations avec le Gouvernement burundais et le BINUB, il a été décidé de reporter à la fin de l’année les discussions sur la manière dont la Commission de consolidation de la paix peut appuyer la création d’une Commission électorale indépendante au Burundi.
En revanche, pendant ces mêmes consultations, la date des discussions sur les questions foncières a été avancée, compte tenu du calendrier fixé pour le retour des réfugiés de Tanzanie. Fixant provisoirement la date du 14 mai 2008, le Président de la « Formation Burundi » a attiré l’attention sur les appels du Programme alimentaire mondial (PAM) et du Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR).
La PAM a indiqué qu’elle aura besoin d’une somme de 6 millions de dollars pour fournir une assistance à quelque 90 000 réfugiés qui devraient rentrer dans leur pays cette année. Le HCR recherche une somme de 34 millions pour assister pendant deux ans, quelque 218 000 Burundais qui avaient fui en Tanzanie en 1972.
Le Président a aussi annoncé que les dispositions sont prises pour la visite au Burundi que compte effectuer la Commission de consolidation de la paix, du 19 au 24 avril 2008. Compte tenu des différentes remarques dont celle de la Belgique, le Président a promis une version révisée du programme qu’il fera circuler au début de la semaine prochaine.
Il a levé la séance après avoir attiré l’attention sur la réunion que la « International Peace Academy » organise le 9 juin, avec les donateurs non traditionnels, la société civile et les membres de la Commission de consolidation de la paix, un an après la Table ronde qui s’était tenue à Bujumbura.
La prochaine réunion de la « Formation Burundi » sera annoncée dans le Journal des Nations Unies.
*PBC/2/BDI/L.1S
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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
Kampala : Chefs d’Etat africains mis en danger par leurs gardes rapprochées
PANA, 20/03/2008 - Rififi entre gardes rapprochées du guide libyen et celles de Museveni
Kampala, Ouganda - Plusieurs personnes ont été blessées et les vies de neuf (9) chefs d'Etat africains présents sur les lieux ont été mises en danger quand leurs gardes rapprochées respectives se sont affrontées mercredi lors de la cérémonie d'ouverture de la plus grande mosquée d'Afrique dans la capitale ougandaise, Kampala, a appris la PANA sur place.
Des journalistes et plusieurs gardes armés ont été blessés dans le pugilat qui a opposé les éléments des gardes rapprochées des chefs d'état du Kenya, de la Tanzanie, du Burundi, du Rwanda, du Mali, de la Somalie, du Soudan, de la Libye et de Djibouti, qui se sont envoyés des coups de poing et de pied et ont sortis leurs armes les uns contre les autres.
L'incident est survenu peu après que le guide libyen Muammar Kadhafi et son hôte, le président ougandais Yoweri Museveni, ont officiellement inauguré la mosquée, dont la construction avait été commencée en 1972 par l'ex président ougandais, Idi Amin.
La bagarre a éclaté quand la garde rapprochée de M. Kadhafi, qui n'a cessé de se quereller avec la garde présidentielle ougandaise à chaque évènement depuis leur arrivée en Ouganda dimanche, aurait refoulé les éléments de la sécurité des autres pays à l'entrée de la mosquée.
La garde présidentielle ougandaise a réagi violemment à cette tentative de l'écarter, se jetant sur la garde rapprochée arabe. Lors de cet affrontement musclé, M. Museveni a momentanément perdu l'équilibre après avoir été poussé contre un mur par un garde du corps libyen costaud.
Le président rwandais Paul Kagame s'est également retrouvé au beau milieu de la bagarre, sa garde rapprochée ayant dû se joindre à la mêlée quand des gardes du corps ougandais et libyens sont venus vers lui en se battant.
Les gardes du corps des autres présidents et Premiers ministres ont alors fait formé un rempart autour de leurs patrons respectifs, tirant parfois leurs armes, alors qu'ils semblaient dépassés par la situation.
A la fin du pugilat qui a duré six minutes et qui a laissé en sang une dizaine de gardes du corps, les responsables du protocole libyen et ougandais se sont mutuellement accusés d'irrespect et de racisme.
"Qu'est-ce que vous faites? Essayez-vous de tuer notre guide? Pourquoi essayez-vous tout le temps d'empêcher notre garde d'avoir accès à notre guide?", a demandé un responsable du protocole libyen en colère.
Dans une réponse également courroucée, un officiel ougandais a déclaré: "Pourquoi vous pensez-vous supérieur? Qu'est-ce qui vous fait croire que nous ayons de mauvaises intentions contre M. Kadhafi? Vous devriez savoir que le pays hôte est largement responsable de la sécurité de tout chef d'Etat en visite et certainement que les organes de sécurité ne font que leur travail. Quiconque tentera de les arrêter ou de les bloquer de quelque manière que ce soit sera traité comme il le mérite".
La bagarre a fait plusieurs blessés parmi les membres du protocole, tandis que plusieurs journalistes ont perdu leurs caméras et leurs appareils enregistreurs.
On ne sait pas ce qui a été décidé lors d'une réunion de crise convoquée par les autorités ougandaises, le chef de la police, le général de division Kale Kayihura et le chef de l'Armée, le général Aronda Nyakairima, n'ayant accepté de faire aucun commentaire.
Le capitaine Edison Kwesiga, porte-parole de la Brigade de la Garde présidentielle ougandaise (PGB) a confirmé les relations hostiles entre les gardes rapprochées ougandaise et libyenne, en déclarant, "on se battait toujours car c'est notre responsabilité d'assurer la sécurité de tout chef d'Etat en visite".
La bagarre a enlevé presque tout son éclat à la cérémonie d'ouverture de la mosquée, dont la construction a mis 36 ans pour être achevée et qui peut accueillir jusqu'à 17.000 fidèles pour une séance de prières.
Elle est située sur une colline qui était un fort colonial baptisé du nom d'un capitaine britannique, Lugard, au cœur de la capitale, Kampala.
Des musulmans interrogés par la PANA ont déclaré que la mosquée rappelait certains des souvenirs agréables des bienfaits du dictateur, le défunt Idi Amin Dada, qui avait commencé la construction de la mosquée avec l'aide financière de l'Arabie Saoudite.
"C'est un grand jour et qu'Allah soit remercié pour avoir permis l'achèvement de la construction. Elle avait été commencée par Idi Amin puis avait été interrompue lors de son renversement. Les gouvernements successifs ne s'en sont jamais occupés jusqu'au retour récent de sur la scène politique de M. Kadhafi, qui a financé son achèvement", a déclaré Salim Abdul Noor, 39 ans.