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Melchior NDADAYE, Héros de la Démocratie & Prince Louis RWAGASORE, Héros de l’Indépendance

Feu Cyriaque SABINDEMYI, premier président de l'ARIB asbl

Sites touristiques

La Source du Nil : Petite pyramide à la fois indicative et commémorative, au sommet du mont Gikizi, à 2.145 mètres d'altitude. C'est au pied de cette montagne que surgit, d'abord frêle et timide, la source la plus méridionale du Nil, découverte en 1934 par l'explorateur allemand Burckhard Waldecker.

Pyramide "Source du Nil"

 

Au sud-est du Burundi, dans la province de Rutana, commune de Mpinga-Kayove, sur  la colline de Shanga, se trouvent les chutes et la grotte de Karera. Karera est constituée de quatre chutes d’eau qui sont d’une hauteur variant entre 30 et 60 mètres.

Les chutes de Karera

 

La Faille de Nyakazu, située en province de Rutana dans le Sud-Est du Burundi. L'histoire de cette faille débute en 1914, au début de la Première Guerre mondiale, Nyakazu était un poste militaire allemand construit pour contrôler toute la partie orientale du pays. Le plateau de Nkoma sur lequel il a été édifié aurait été, dit-on, entaillé par les bottes des soldats allemands en fuite devant les forces belges.

La "Faille des Allemands"

 

La "Pierre Stanley et Livingstone" à Mugere où l'explorateur Stanley rencontra le célèbre savant Livingstone le 25 novembre 1871.

Pierre 'Stanley-Livingstone

 

Umusambi (grue couronnée)



Les informations contenues dans les articles publiés sur ARIB.INFO ne reflètent pas nécessairement les vues de l’Association ou de ses membres. [La Rédaction] – « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire. » [Voltaire]

Analyses
Burundi : Fortes tensions à l’approche des élections Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

IRIN, 5 mars 2010


Photo: Barnabe Ndayikeza/IRIN
Nombre de miliciens démobilisés ont désormais rejoint les mouvements de jeunesse de divers partis politiques (photo d’archives)
BUJUMBURA - Au Burundi, à l’approche des prochaines élections, organisées pour couronner la transition démocratique du pays après plusieurs années de conflit civil, l’insécurité grandissante et les limites imposées à la liberté politique sont source de préoccupations de plus en plus vives.

« La situation est explosive », a estimé Pierre Claver Mbonimpa, président de l’Association burundaise pour la protection des droits humains et des personnes détenues (APRODH).

« Les personnes démobilisées [anciens membres de groupes armés aujourd’hui dissous] sont devenues incontrôlables », a-t-il expliqué (lire un article d’IRIN sur la circulation des armes et les mouvements de jeunesse politique).

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Ce que Nicolas Sarkozy devrait clairement indiquer à Paul Kagame Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Le Monde, 24.02.10

Rwanda : Que doit dire la France ?

par Luc Lamprière, Jean-Marie Fardeau, Michel Roy

Le voyage ce jeudi de Nicolas Sarkozy à Kigali pourrait être un temps fort de son quinquennat : un président français, enfin, aura le courage en se rendant sur le site du mémorial du génocide à Gisozi de faire face à l'horreur du génocide rwandais et à sa mémoire brûlante ainsi qu'aux massacres qui ont jalonné l'histoire de ce pays. Et pourrait inaugurer une rupture fondamentale avec l'engagement de la France en Afrique centrale, mais aussi avec l'approche géopolitique qui a permis à la "crise des Grands Lacs" de perdurer depuis déjà seize ans.

Certes, depuis plusieurs années, la France affirme avoir tiré les leçons collectives du drame rwandais, en s'érigeant notamment en championne de la "responsabilité de protéger", tant aux Nations unies qu'au sein de l'Union européenne.

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Rapport très alarmant de l’ICG sur le processus électoral au Burundi Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

@rib News, 13/02/2010 - Source International Crisis Group

Burundi : garantir un processus électoral crédible

 Nairobi/Bruxelles, le 12 février 2010 : la sortie du Burundi de sa longue guerre civile ne pourra pas être consolidée que si toutes les forces politiques, y compris le gouvernement, les partis de l´opposition, la société civile et les médias, garantissent la tenue d’élections véritablement démocratiques.

« Burundi : garantir un processus électoral crédible », le nouveau rapport de l'International Crisis Group, analyse la montée des tensions politiques avant la tenue successive des élections communales, présidentielles, législatives et locales entre mai et septembre prochain. Une escalade de violence pourrait ruiner la crédibilité du processus électoral, fragiliser une démocratie toujours fragile et mettre en péril les nombreux acquis du processus de paix.

« Les pratiques de harcèlement et d'intimidation de la part de la police et du mouvement de jeunes du parti au pouvoir représentent une évolution inquiétante qui pourrait facilement déstabiliser le processus électoral tout entier », déclare Thierry Vircoulon, Directeur de projet de Crisis Group pour l’Afrique Centrale.

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Rwanda : Analyse critique du rapport Mutsinzi sur l’attentat du 6 avril 1994 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

@rib News, 27/01/2010

Analyse du rapport Mutsinzi sur l’attentat du 6 avril 1994 contre l’avion présidentiel rwandais

Filip Reyntjens

Filip ReyntjensRésumé

Le rapport de la commission Mutsinzi a pour objet de démontrer que l’avion du président Habyarimana n’a pas été abattu par le FPR, comme l’a conclu l’instruction du juge français Bruguière, mais par des radicaux hutu proches de la principale victime. Le rapport soulève nombre de questions importantes.

Le comité Mutsinzi se targue de son impartialité mais tous les commissaires sont membres du FPR, ce qui le rend juge et partie. Ceci est très clair dès les premières pages et se confirme à travers l’ensemble du rapport, puisque l’enquête ne va que dans une seule direction, celle des extrémistes hutu, alors que les données mettant en cause le FPR sont systématiquement ignorées.

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Burundi : Dissensions inquiétantes au sein des anciens rebelles Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

IRIN, 4 décembre 2009

Photo: Jacoline Prinsloo/IRIN

Des partisans accueillent le chef des FNL, Agathon Rwasa, à son retour au Burundi en 2008 (photo d’archives)

BUJUMBURA - Plusieurs mois après s’être converti en parti politique, l’ancien mouvement rebelle des Forces nationales de libération (FNL) du Burundi est embourbé dans une lutte de pouvoir qui, selon des analystes, menace la paix fragile du pays.

Nommé directeur général de l’Institut national de sécurité sociale lorsque le parti a rejoint le gouvernement, le chef des FNL, Agathon Rwasa, est aujourd’hui confronté à l’insoumission d’un groupe dirigé par l’ancien porte-parole du parti, Pasteur Habimana.

Les deux hommes insistent sur le fait qu’ils appartiennent toujours à un seul et même parti, mais M. Rwasa a nommé un autre porte-parole. Les partisans de M. Habimana affirment quant à eux qu’ils ne reconnaissent plus M. Rwasa comme leur chef de parti.

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Burundi : Les prochaines élections, un test pour une paix fragile Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

IRIN, 20 novembre 2009

BUJUMBURA - Les élections de l’année prochaine au Burundi, présentées comme une étape importante dans le long parcours du pays vers une paix durable, pourraient déclencher de nouveaux conflits en raison de la coexistence d’un grand nombre d’armes illégales et de mouvements de jeunes très organisés des partis politiques, selon des analystes.

Au Burundi, les luttes de pouvoir ont provoqué des accès de violence armée et des périodes de guerre civile depuis l’indépendance en 1962 et jusqu’à ce que le dernier groupe rebelle du pays abandonne et devienne un parti politique en avril 2009.

Selon Jean-Marie Gasana, analyste chevronné du Burundi, les risques associés aux mouvements jeunes sont intensifiés par la présence « d’importants stocks d’armes entre les mains des civils ».

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Université du Burundi face au processus de Bologne Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

@rib News, 25/10/2009

UNIVERSITE DU BURUNDI FACE AU PROCESSUS DE BOLOGNE OU L’INEVITABLE REFORME DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR.

Par Libérat Ntibashirakandi

18 Octobre 2009

1. Préambule

Ntibashirakandi LiberatAlors que toutes les Nations du monde sont entrées dans le nouveau millénaire sous le double signe de la mondialisation et de la révolution numérique (dynamique des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC)), le Burundi s’enlisait dans une grande crise sociopolitique qui a balayé des centaines de milliers de ses citoyens, anémié son économie, dispersé de nombreux autres citoyens à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Bien plus, en raison de cette asphyxie absolue, le pays s’est vidé d’une bonne frange de ses intellectuels qui, craignant pour leur sécurité et redoutant un impossible épanouissement dans un pays miné par une guerre et un leadership irresponsable, ont décidé d’aller voir ailleurs.

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Texte intégral du nouveau Code électoral du Burundi Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

@rib News, 21/09/2009

Au terme de 18 heures de débats houleux et marchandages, l’Assemblée nationale burundaise a fini par adopter, dans la nuit de jeudi 10 au vendredi 11 septembre dernier, le nouveau code électoral, qui suscitait de virulentes critiques depuis plus de deux mois entre la majorité et l'opposition.

ARIB.INFO a pu se procurer et publie en exclusivité l’intégralité du texte, négocié entre le parti présidentiel (CNDD-FDD) et les deux autres partis de la coalition gouvernementale (FRODEBU et UPRONA), et obtenu à la suite de pressions exercées par la communauté internationale qui a lié son financement du processus électoral à la négociation d'un tel accord.

Voici donc l’intégralité du texte de la nouvelle Loi électorale, adoptée au Parlement et transmise maintenant au Président de la République pour être définitivement promulguée.

Les ajouts ou amendements de la nouvelle Loi par rapport à la précédente sont en gras dans le texte.

Lire l’intégralité du nouveau Code électoral


 
Malversations sans précédent à la Société sucrière du Moso (SOSUMO) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

@rib News, 06/09/2009

 Je suis natif de la Province RUTANA et travaille pour mon propre compte à BUJUMBURA et suis de près ce qui se passe à la SOSUMO depuis que l’actuelle équipe de Direction est aux commandes au sein de cette entreprise dont l’une des missions est d’être le pilier de développement de notre région. Lorsqu’on a nommé un premier Directeur Général natif de la province nous avions pensé que la société allait être une fierté pour notre province, mais les effets obtenus sont contraires aux attentes mais plutôt une honte pour notre région en particulier depuis que l’actuel Directeur Général assure la Direction de cette entreprise.

Une campagne médiatique sur les malversations à la SOSUMO a eu lieu ces derniers jours en particulier sur le commerce illicite du sucre à l’exportation comme à l’importation. Bien que cela constitue une fuite importante d’argent, elle ne constitue pas le premier indicateur de malversations qui menacent la vie de la SOSUMO, mais le premier perdant est l’Etat qui y perd de gros montants. Sur près de 3000 Tonnes qui étaient destinées à l’exportation mais qui passaient par des voies frauduleuses, l’Etat aurait perdu plus 1,8 milliards de francs. Seuls 1950 tonnes ont été exportés frauduleusement infligeant à l’Etat une perte de 1,2 milliards de francs qui sont allés dans les poches de certains individus y compris les autorités de la SOSUMO.

Ce qui menace la vie de la SOSUMO n’est donc pas la vente du sucre mais d’autres formes de détournements passants d’un détournement pur et simple jusqu’à la surfacturation qui constitue la principale fuite d’argent de la SOSUMO. Nous retraçons brièvement les quelques dossiers qui ont fait objet de détournements.

[Je me garde de donner mon nom pour ma propre sécurité mais aurais l’occasion de le dévoiler lorsque les natifs de RUTANA en particulier les représentants que nous avons élus se saisiront de la question.]

Lire l’intégralité du document

 
Parution : "Défis éthiques contemporains" sous la direction de Melchior Mbonimpa Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

@rib News, 04/09/2009

Vient de paraître

Défis éthiques contemporains

Études de cas

sous la direction de Melchior Mbonimpa

 À l’origine de ce recueil de cas, il y a une intention : rassembler des textes brefs portant sur des situations concrètes qui mènent à une réflexion éthique. Conçu pour remédier à une pénurie de manuels dans les cours d’éthique appliquée, cet ouvrage constitue un précieux support pédagogique. Car, si les manuels d’études de cas en anglais ne manquent pas, ils sont plutôt rares en français.

 Véritable «réservoir de cas», celui-ci réunit des situations multiples, concrètes et pertinentes qui sont regroupées sous six thèmes : éthique médicale et santé publique ; éthique professionnelle ; éthique et politique ; éthique et recherche scientifique ; éthique, justice et société ; éthique et religion. Chaque cas est suivi de questions ou de prises de position destinées à alimenter la discussion. Les pistes de réflexion et d’analyse sont très diversifiées. Les textes n’expriment aucune allégeance à une école de pensée ou une théorie éthique précise et les propos sont énoncés dans un langage simple et accessible.

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ICG : "Burundi : réussir l’intégration des FNL" Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

International Crisis Group, 30 juillet 2009

 Briefing Afrique N°63

Nairobi/Bruxelles, le 30 juillet 2009: Le processus de paix a fait d'énormes progrès au Burundi au cours des derniers mois, mais la poursuite de sa consolidation est nécessaire pour une réussite des élections présidentielles en 2010 et pour mettre définitivement fin à la menace d'un retour au conflit armé.

Burundi: réussir l’intégration des FNL, le dernier briefing de l’International Crisis Group, examine l’état du processus de paix et ce qui pourrait encore le menacer. Celui-ci a connu depuis huit mois des développements encourageants. En effet, depuis décembre dernier, les ex-rebelles des Forces nationales de libération (FNL) se sont conformés à la loi, en supprimant la référence à l’ethnie "hutu" de leur nom. Ils ont aussi intégré certains de leurs combattants dans les forces de sécurité, en ont démobilisé d’autres et ont fait enregistrer leur mouvement comme parti politique.

Il n’en demeure pas moins qu’il subsiste des motifs de préoccupation quant à l’aboutissement de leur processus d’intégration. Le Burundi n'est pas encore exempt de violence. Les anciens rebelles n’ont pas rendu toutes leurs armes, et de même que le parti au pouvoir, le CNDD-FDD, ils semblent prêts à utiliser tous les moyens, y compris la violence, pour gagner les élections de 2010. Le gouvernement accuse les FNL d'intimider la population, tandis que les anciens rebelles reprochent aux autorités de les soumettre à des persécutions policières et à des arrestations abusives.

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L’UE dénonce une "dérive autoritaire" du CNDD-FDD et craint le pire pour 2010 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

@rib News, 30/07/2009

 « Le Burundi entre dans une nouvelle phase avec la préparation des élections générales prévues mi 2010 dans un climat qui s'annonce tendu et avec un risque élevé de violence de la part des factions politiques perdantes. La tentation est forte du côté du parti au pouvoir, le CNDD-FDD, d'organiser un scrutin "à sa main"; le risque de violences postélectorales est jugé important, compte tenu du système politique du type "the winner takes all". », selon un document ultraconfidentiel, dont ARIB.INFO s’est procuré une copie que nous publions en intégralité et en exclusivité.

Ce document conjoint du Secrétariat Général du Conseil de l’Union européenne et de la Commission européenne, rédigé en collaboration avec le Représentant Spécial pour les Grands Lacs en Afrique, répond à une demande du groupe de travail Afrique du Conseil de l'UE et constitue une stratégie européenne pour le Burundi, comportant une analyse de la situation, des objectifs prioritaires ponctuels pour la période 2009-2010 et des objectifs structurels, une liste des actions à mener par l’Union européenne et des moyens dont elle dispose, ainsi qu'un suivi étroit et des signaux d'alerte par rapport à la réalisation des objectifs ponctuels.

« Sur la base de l'analyse des facteurs de risques, des causes structurelles de la violence politique, des motivations des acteurs et des dynamiques récentes », le document retient quatre « Scénarios possibles du processus électoral » au Burundi, à savoir :

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Burundi : Il faut mettre fin à la violence et à la répression politiques Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Human Rights Watch, 3 Juin 2009

Les attaques perpétrées par le parti au pouvoir et par les ex-rebelles menacent les élections de 2010

 (Bujumbura) - Le gouvernement burundais devrait prendre d'urgence des mesures visant à mettre un terme aux meurtres, agressions et arrestations arbitraires à caractère politique, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd'hui. Les violences et la répression politiques - qui persistent en dépit des progrès opérés dans les pourparlers de paix entre le gouvernement et l'ancien groupe rebelle, les Forces Nationales de Libération (FNL) - limitent l'expression pacifique des opinions divergentes et menacent l'intégrité des élections présidentielle, parlementaires et locales prévues en 2010.

Le rapport de 95 pages, intitulé « La quête du pouvoir : Violences et répression politiques au Burundi », décrit des cas où tant les FNL que le gouvernement, dominé par le Conseil National pour la Défense de la Démocratie-Forces pour la Défense de la Démocratie, (CNDD-FDD), ont recouru à des actes de violence et d'intimidation politiques contre des opposants et des voix dissidentes au sein de leurs propres rangs.

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Cinquième rapport du Secrétaire général de l’ONU sur le BINUB Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

@rib News, 03/06/2009 – Source United Nations

Le dernier rapport du Secrétaire général des Nations Unies sur le Bureau intégré des Nations Unies au Burundi (BINUB) a été rendu public mardi.

Le Secrétaire général y indique que le Burundi a fait des efforts louables pour mettre en œuvre l’Accord global de cessez-le-feu et jeter les fondations pour des élections libres, justes et pacifiques, en 2010.

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René Lemarchand : "Le génocide de 1972 au Burundi - Les silences de l’Histoire" Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

@rib News, 01/05/2009

Le génocide de 1972 au Burundi - Les silences de l’Histoire

René LemarchandPar René Lemarchand

Cahiers d’Études africaines, 167, XLII-3, 2002, pp. 551-567.

Il y a 30 ans, presque jour pour jour, le Burundi sombrait dans l’abîme — dans l’indicible d’une horreur génocidaire qui allait se répéter à une échelle encore plus dévastatrice au Rwanda, 22 ans plus tard. D’avril à juin 1972 de 100 000 à 200 000 Hutu tombèrent sous les coups de l’armée et des Jeunesses révolutionnaires rwagasore, l’une et l’autre dominées par des éléments Tutsi. Que ces massacres aient été précipités par une insurrection hutu, localisée dans le sud du pays, ne justifie en rien l’extraordinaire brutalité de la répression. Que le génocide de 1972 ait été pratiquement occulté par celui de 1994 est non moins justifiable. Dans un cas comme dans l’autre le meurtre de masse porte tous les signes du génocide : le ciblage ethnique des victimes, l’intentionalité exterminatrice des bourreaux et l’ampleur des massacres.

Plusieurs questions nous interpellent : pourquoi cette conspiration du silence qui encore aujourd’hui jette le voile sur les atrocités commises en 1972 ? En quoi les deux génocides, celui de 1972 et de 1994, partagent-ils des traits communs ? En quoi l’un diffère-t-il de l’autre ? Quelle est la pertinence de 1972 pour comprendre 1994 ? Et tout d’abord, pourquoi est-il impératif de combler cette lacune de la mémoire ?

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Appel à la reconnaissance du génocide de 1972 au Burundi Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

@rib News, 29/04/2009

Le temps de la reconnaissance du  génocide de 1972 au Burundi est arrivé.

Perpétue Nshimirimana, le 29 avril 2009

Perpétue NshimirimanaLes autorités politiques actuelles du Burundi sont invitées à reconnaître devant la nation entière que des acteurs politiques, militaires, religieux et sociaux, burundais et d’autres nationalités, de l’entourage du président de la première République, M. Michel Micombero, ont provoqué sciemment la disparition de plusieurs milliers de personnes entre mai et juin 1972 de façon intensive. D’autres disparitions se sont poursuivies à une cadence moins soutenue au cours du second semestre 1972 et tout au long de l’année 1973.

Ensuite, ces mêmes acteurs, relayés par des « pseudo-scientifiques » ont construit à partir de ces violences inouïes, plusieurs fables qui ont entraîné l’ensemble des burundais dans un parcours de fausse histoire.

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29 avril 1972 : « Adieu mes amis, Adieu mes frères !...» Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

@rib News, 29/04/2009

29 AVRIL 1972 : « ADIEU MES AMIS, ADIEU MES FRERES !... »

De Nils Gasarara – Correspondance particulière

Burundi : Génocide 1972En ce week-end de fin avril 1972, une sanglante jacquerie éclata depuis le sud du Burundi. Le régime de Michel Micombero déclencha une brutale répression. Ce fut le premier massacre d’ampleur de l’Afrique dite indépendante.

« Le mal qui est dans le monde vient presque toujours de l’ignorance, et la bonne volonté peut faire autant de dégâts que la méchanceté, si elle n’est pas éclairée. Les hommes sont plutôt bons que mauvais, et en vérité ce n’est pas la question. Mais ils ignorent plus ou moins, et c’est ce qu’on appelle vertu ou vice, le vice le plus désespérant étant celui de l’ignorance qui croit tout savoir et qui s’autorise alors à tuer. L’âme du meurtrier est aveugle et il n’y a pas de vraie bonté ni de bel amour sans toute la clairvoyance possible. » (Albert Camus, La Peste)

Les chefs d’Etat de l’East African Community (EAC), organisation qui regroupe le Kenya, l’Ouganda, la Tanzanie, le Rwanda et le Burundi, tiennent, en toute vraisemblance, leur dixième Sommet ce 29 avril 2009. Y aura-t-il une pensée pour les victimes de la folie meurtrière du président Michel Micombero, en avril – mai 1972 ? Ces massacres et ceux qui allaient suivre, pour autant –plaise à Dieu !- que la liste macabre soit close, ont durablement compliqué les relations entre les pays de la Communauté. Trois exemples.

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Hommage à l’Abbé Michel Kayoya : Un prophète assassiné Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

@rib News, 21/04/2009

BURUNDI :

L’HUMANISME SPIRITUEL DE L’ABBE MICHEL KAYOYA

Par Joseph Ntamahungiro*

A l’occasion du 75ème anniversaire de la naissance et du 37ème anniversaire de l’ignoble assassinat de l’Abbé Michel Kayoya, prêtre, écrivain, philosophe et martyr, l’auteur lui rend un profond hommage.

Biographie

Feu Abbé Michel KayoyaL’abbé Michel Kayoya est né le 8 décembre 1934 à Kibumbu dans l’actuelle Commune de Kayokwe en Province de Mwaro, au Burundi. De 1943 à 1948, il fit l’école primaire de sa paroisse puis le Petit Séminaire de Mugera de 1949 à 1955. De 1955 à 1958, il étudia au  Grand Séminaire de Burasira. En 1958, il fut admis au Scolasticat de la Société missionnaire d’Afrique (Pères Blancs) à Heverlee (Belgique). En 1962, il abandonna son projet de devenir missionnaire d’Afrique et retourna au Burundi où il acheva sa formation au Grand séminaire de Burasira. Il fut ordonné prêtre à Kibumbu le 8 juillet 1963. De 1963 à 1964, il fut, en même temps que vicaire paroissial, aumônier de l’Ecole Moyenne Pédagogique de Rusengo. Il y fonda le «Centre Culturel de Buyogoma» qui, malheureusement, disparut rapidement car l’abbé Michel Kayoya partit à Lille de 1964 à 1965 pour la formation à l’Ecole Missionnaire pour l’Action Catholique et l’Action Sociale (EMA-CAS).

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Burundi : La nouvelle loi communale en question Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

@rib News, 21/04/2009

De la nouvelle loi communale. Si on en reparlait ?

Par Joseph NZOKIRANTEVYE - 19 avril 2009

Introduction

Lorsque j’ai livré à votre critique et analyse, mon premier jet sur la nouvelle loi communale en mai 2005 je ne doutais pas que d’autres compatriotes prendraient la parole pour demander  des améliorations dans ce  texte.

Des contacts entre  le Senat et les élus locaux, il ressort entre autre que : «

Ø La loi communale présente des insuffisances à certains endroits d’où la nécessité de la reformuler en tenant compte des prérogatives des élus locaux ;

Ø Le niveau bas de formation de certains élus locaux qui constitue une entrave réelle pour l’initiation des projets de développement, d’où la nécessité de prévoir des programmes de formation à leur intention  (1 : Evaluation à mis parcours des rencontres sénat – élus locaux, septembre 2007) »

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Burundi : Le président et les avocatiers Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

LE MONDE | 02.04.09 |

Chronique

Le président et les avocatiers, par Jean-Philippe Rémy

Le président Nkurunziza entrain de planter un arbreRien de ce que fait Alexis Sinduhije n'étant, d'une manière générale, tout à fait prévisible, il n'y a aucune raison de s'étonner que sa sortie de prison, à Bujumbura, ait échappé aux règles du genre. A Mpimba, la prison centrale de la capitale du Burundi, pratiquement en état d'autogestion en raison des carences de l'administration, toute personne libérée file d'ordinaire sans demander son reste. Le détenu Alexis Sinduhije, lui, a été applaudi par les prisonniers. Plusieurs centaines, des milliers, on ne sait plus, vêtus de leurs pyjamas-uniformes, regroupés en deux longues haies d'honneur et l'acclamant au moment où, son non-lieu tout juste prononcé, on lui rendait sa liberté. En quatre mois de détention, l'ancien journaliste passé à la politique avait eu le temps de se faire une réputation et de promettre un avenir meilleur aux détenus dont la plupart attendent en vain, parfois depuis dix ans, que leur cas soit instruit. La justice, dans un pays où elle fait si cruellement défaut.

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Burundi : Des équilibres fragiles Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Jeune Afrique, 29/01/2009

Par : Tshitenge Lubabu M.K.

Pierre NkurunzizaAprès quinze ans de cauchemar, le dernier mouvement rebelle a accepté, à la fin de 2008, de faire la paix avec le régime de Bujumbura. Le chef de l’État, Pierre Nkurunziza, parviendra-t-il à préserver ce climat apaisé et à faire décoller l’économie?

Le démarrage, le 3 janvier, du processus de libération des prisonniers politiques et de guerre des Forces nationales de libération-Parti pour la libération du peuple hutu (FNL-Palipehutu), le dernier groupe rebelle, est peut-être le signe que le spectre de la guerre s’éloigne du Burundi. Ils seraient 247, selon le gouvernement, 442 d’après les FNL. Au-delà de la guerre des chiffres, le geste est salué par tous.

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« Et si Obama était Africain et était candidat à la présidence d'un pays africain ? » Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

@rib News, 14/12/2008

« Et si Obama était Africain ? »

Article de l'écrivain mozambicain Mia Couto, paru dans le Journal « Savana » du 14 novembre 2008

Barack ObamaLes Africains ont jubilé avec la victoire d'Obama. Moi, j'étais l'un d'eux. Après une nuit sans fermer l'oeil, dans la pénombre irréelle de l'aube, des larmes ont jailli de mes yeux quand il a prononcé son discours de victoire. A ce moment-là, moi aussi, j'avais gagné. Le même bonheur m'avait envahi quand Nelson Mandela avait été libéré de prison et que le nouvel homme d'état sud-africain consolidait un chemin de dignité pour l'Afrique.

Dans la nuit du 5 novembre, le nouveau président nord-américain n'était pas seulement un homme qui parlait. C'était la voix étouffée de l'espérance qui se dressait à nouveau, libre, en chacun de nous. Mon coeur avait voté, bien que je n'en aie pas la permission : habitué à demander peu, je fêtais une victoire démesurée. Quand je suis sorti dans la rue, ma ville s'était transportée à Chicago, Noirs et Blancs, respirant, communiant dans un même étonnement de bonheur. Car la victoire d'Obama n'était pas seulement la victoire d'une race sur une autre : sans la participation massive des Américains de toutes les races (y compris de la majorité blanche), les Etats-Unis d'Amérique ne nous auraient pas donné cette raison de commémorer.

Dans les jours qui ont suivi, j'ai entendu les réactions euphoriques venant des quatre coins de notre Continent. Des personnes anonymes, de simples citoyens voulaient témoigner de leur bonheur. En même temps, j'ai pris note, avec une certaine réserve, des messages de solidarité des dirigeants africains. Presque tous appelaient Obama « notre frère ». Et je me suis mis à penser : tous ces dirigeants sont-ils vraiment sincères ? Barak Obama est-il apparenté à tant de gens politiquement si divers ? J'ai quelques doutes. Dans notre fébrilité à ne voir des préjugés que chez les autres, nous ne sommes pas capables de voir nos propres racismes et nos xénophobies. Dans notre urgence à condamner l'Occident, nous oublions d'accepter les leçons qui nous parviennent de l'autre côté du monde.

C'est alors que me parvint un texte d'un écrivain camerounais, Patrice Nganang, intitulé : «Et si Obama était camerounais?». La question que soulevait mon collègue camerounais m'a conduit à m'interroger sur plusieurs points, formulés, à présent, ainsi : «Et si Obama était Africain et était candidat à la présidence d'un pays africain?».

Ce sont ces hypothèses que j'aimerais explorer dans ce texte.

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ONU : Quatrième rapport du Secrétaire général sur le BINUB Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

@rib News, 12/12/2008 – Source ONU

Dans ce rapport semestriel qui couvre la période allant de la mi-mai jusqu’au 10 novembre 2008, le Secrétaire général recommande au Conseil de sécurité de proroger pour une période de 12 mois le mandat du BINUB, qui arrivera à expiration le 31 décembre 2008 «étant donné les problèmes persistants et les tâches inachevées».

En outre, «compte tenu de l’évolution de la situation sur le terrain», le Secrétaire général estime que le Conseil devrait «procéder à un examen de ce mandat au mois de juin 2009 au plus tard» en vue d’un transfert éventuel des responsabilités du BINUB, qui ne dépendrait plus ensuite du Département des opérations de maintien de la paix mais du Département des affaires politiques. Le mandat du BINUB consisterait alors «en grande partie» à appuyer les efforts régionaux de facilitation et l’instauration et la consolidation de la paix.

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@rib News, 19/10/2008

LE 19 OCTOBRE BURUNDAIS : LETTRE A ISIDORE

Par Nils Gasarara – Correspondance particulière

Au printemps 2004, au Palexpo sis à quelques pas de l’aéroport de Cointrin, Perpétue Nshimirimana, une Burundaise, a présenté avec succès, au Salon international du livre de Genève, LETTRE A ISIDORE, un poignant récit autobiographique de témoignages et de souvenirs. De quoi s’agit-il ?

Isidore Mugabonihera est gendarme dans une importante garnison de la capitale, Bujumbura. Il dispose d’une maison de fonction dans un quartier aisé. L’avenir s’annonce serein. Sauf qu’en ce mois d’octobre 1965, le capitaine Michel Micombero, patron de l’armée (et futur fossoyeur d’une monarchie multiséculaire), qui va bientôt instaurer dans le pays le règne permanent de la rumeur, de la terreur et du coup d’Etat, annonce l’échec d’un complot sanglant contre le roi régnant Mwambutsa IV Bangiricenge.

Rendu à son service comme à l’accoutumée, Isidore ne rentrera pas à la maison. Sa femme et ses enfants, deux filles et deux garçons, sont expulsés manu militari de leur logement, par les sbires de Michel Micombero. Ils naviguent entre la peur et l’espoir : Isidore a-t-il été sommairement exécuté, comme des milliers d’autres, ou vit-il en exil dans un pays voisin ? Des années ont passé.

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Burundi : La stabilité dépend du succès de la réintégration des rapatriés Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Refugees International, 1 Octobre 2008

 Le Burundi doit faire face à d’importants défis pour réintégrer les réfugiés qui ont passé des décennies en exil. Pour assurer une stabilité durable, le gouvernement du Burundi devrait aborder de façon plus volontariste les questions relatives à la terre et à la propriété entre les rapatriés et les résidents; de même, les pays donateurs devraient renforcer les structures gouvernementales locales et les aider à relancer les services et les activités de subsistance pour les rapatriés.

Un processus de retour complexe

Plus de 420,000 burundais qui ont fui des conflits successifs pour trouver refuge en Tanzanie, ont commencé à retourner dans leur pays depuis janvier 2002. Nombreux parmi ceux qui sont revenus dans les mois récents, ont dû quitter la Tanzanie sous la pression du gouvernement tanzanien, malgré les signes évidents que le gouvernement burundais n’était pas prêt à réintégrer rapidement les rapatriés. Les personnes rapatriées récemment, sont parmi les plus vulnérables et sont moins en mesure de se prendre en charge que les réfugiés qui sont retournés au Burundi précédemment. Une preuve du manque de confiance croissant dans le processus de retour est que des centaines de réfugiés qui ont été enregistrés par l’agence des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) dans le cadre d’un rapatriement ont « disparu » entre janvier et juin 2008.

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Les Grands Hommes

Paul MIREREKANO, Martyr de la lutte pour l’émancipation des masses paysannes & Pierre NGENDANDUMWE, Martyr de la lutte pour l’unité nationale
Mirerekano/Ngendandumwe

Les Monuments

La Place de l'Indépendannce à Bujumbura

Place de l'Indépendance

 

Monument de l'Unité nationale, à Bujumbura

Monument de l'Unité


Mausolée du prince Louis RWAGASORE, sépulture du héros de l'Indépendance nationale

Mausolée de Rwagasore

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