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Melchior NDADAYE, Héros de la Démocratie & Prince Louis RWAGASORE, Héros de l’Indépendance

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La Source du Nil : Petite pyramide à la fois indicative et commémorative, au sommet du mont Gikizi, à 2.145 mètres d'altitude. C'est au pied de cette montagne que surgit, d'abord frêle et timide, la source la plus méridionale du Nil, découverte en 1934 par l'explorateur allemand Burckhard Waldecker.

Pyramide "Source du Nil"

 

Au sud-est du Burundi, dans la province de Rutana, commune de Mpinga-Kayove, sur  la colline de Shanga, se trouvent les chutes et la grotte de Karera. Karera est constituée de quatre chutes d’eau qui sont d’une hauteur variant entre 30 et 60 mètres.

Les chutes de Karera

 

La Faille de Nyakazu, située en province de Rutana dans le Sud-Est du Burundi. L'histoire de cette faille débute en 1914, au début de la Première Guerre mondiale, Nyakazu était un poste militaire allemand construit pour contrôler toute la partie orientale du pays. Le plateau de Nkoma sur lequel il a été édifié aurait été, dit-on, entaillé par les bottes des soldats allemands en fuite devant les forces belges.

La "Faille des Allemands"

 

La "Pierre Stanley et Livingstone" à Mugere où l'explorateur Stanley rencontra le célèbre savant Livingstone le 25 novembre 1871.

Pierre 'Stanley-Livingstone

 

Umusambi (grue couronnée)


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Jean-Baptiste Alaize, des massacres au Burundi aux Jeux paralympiques de Rio Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Sports

France 24, 06/09/2016

 À 25 ans, le Français Jean-Baptiste Alaize va participer à ses seconds Jeux paralympiques. Survivant des massacres qui ont eu lieu au Burundi dans les années 90 et amputé d'une jambe à l'âge de trois ans, cet athlète vit le sport comme une thérapie.

À l'approche du début des Jeux paralympiques de Rio, l'athlète français Jean-Baptiste Alaize oscille entre excitation et agacement. Depuis le début de la journée, ce quadruple champion du monde de saut en longueur et spécialiste du sprint enchaîne les interviews. "J’en veux un peu aux journalistes. Tout le monde nous appelle à la dernière minute alors qu’on s’entraîne depuis quatre ans", explique-t-il, un brin remonté.

En 2012 à Londres, le jeune athlète, âgé de seulement 21 ans à l’époque, avait déjà participé aux Jeux paralympiques. Il s'était aligné sur le 100 m, le 200 m et le saut en longueur. Même s’il n’avait pas réussi à se hisser sur le podium, il avait pu mesurer l’incroyable engouement autour de l’handisport. Un véritable succès populaire dans les stades et un carton d’audience sur les chaînes britanniques. "Il y a eu quasiment plus de monde pour assister à nos compétitions que pour celles des valides", se souvient-il.

"On n’a pas à être jugé par ce qu’on a un handicap"

Mais le soufflet est vite retombé. Faute de médiatisation et sans aide financière de sa fédération, Jean-Baptiste Alaize explique devoir se battre quotidiennement pour pouvoir vivre sa passion. "Cela ne progresse pas du tout", résume-t-il très amer. "Si je gagne une médaille d’or à Rio, je toucherai 50 000 euros, mais cela ne remboursera même pas mes quatre dernières années. Pour une seule année, il faut compter 40 000 euros de budget". Amputé de la jambe gauche, il a en effet besoin d’une prothèse en carbone différente pour chacune de ses trois disciplines de prédilection : "Elles sont fabriquées aux États-Unis et coûte 20 000 euros pièce. Je dois tout payer de ma poche".

Pour financer sa préparation, le champion a dû se résoudre à lancer un appel aux dons sur Internet. Il a ainsi récolté 3 500 euros avant de s’envoler pour Rio. "Contrairement aux valides, il faut être le meilleur de la planète pour espérer avoir des sponsors. C’est du manque de respect, car nous sommes tous des sportifs et nous avons tous le même but. Nous n'avons pas à être jugé en raison de notre handicap", lâche-t-il sans langue de bois.

"Je n’ai peur de rien"

Ce caractère bien trempé, Jean-Baptiste Alaize se l’est forgé dès les premières années de sa vie : "Je suis un peu dur à cause de mon passé. Je n’ai peur de rien après ce que j’ai vécu". Sa jambe, il l’a perdue alors qu’il n’était qu’un petit garçon. Né en 1991 au Burundi, dans la province de Muyinga, sous le prénom de Mougicha, son insouciance a été emportée par le conflit entre Tutsis et Hutus. À trois ans, il a assisté au massacre de plusieurs membres de sa famille, dont sa mère. Grièvement blessé par des coups de machette, il a réchappé par miracle à cette attaque, mais est resté mutilé à tout jamais. Placé dans un orphelinat, il a finalement été adopté par une famille française de Montélimar, où il est arrivé en 1998.

Jean-Baptiste Alaize n’est retourné dans son pays natal qu’il y a trois ans, après les Jeux de Londres. Un voyage qui l’a profondément changé. "Cela m’a beaucoup aidé. Je ne savais pas vraiment comment cela s’était passé. Depuis j’ai eu des réponses", confie-t-il. "Je ne peux pas dire que je garde un bon souvenir du Burundi, mais je n’en veux pas aux gens du pays. J’en veux surtout à ceux qui créent ce genre de conflit".

Plus fort que jamais

Le sportif n’est pas du genre à s’apitoyer sur son sort. " L’athlétisme, qu’il a découvert grâce à un professeur d’EPS, a été une thérapie et une force. Repéré rapidement, le jeune homme a enchaîné les victoires dans les catégories juniors. Seul un accident l'année dernière a freiné sa carrière. Renversé par une voiture alors qu’il était en scooter, il a été blessé à la jambe : "J’ai plutôt bien récupéré, mais j’ai perdu beaucoup de temps. Cela m’a fait manquer les mondiaux-2015 à Doha".

Malgré ce nouveau coup du sort, Jean-Baptiste Alaize se sent "plus fort que jamais". Il ne va pas à Rio pour faire de la figuration, mais bien pour décrocher l’or. Au-delà de la performance sportive, il espère aussi être un exemple pour tous : "Certains médias partent du principe que nous ne sommes pas de bonnes personnes à montrer. Pourtant, quand je livre mon témoignage, les gens peuvent en tirer une source d’inspiration. Je suis un ambassadeur de la vie". 

 
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