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La Source du Nil : Petite pyramide à la fois indicative et commémorative, au sommet du mont Gikizi, à 2.145 mètres d'altitude. C'est au pied de cette montagne que surgit, d'abord frêle et timide, la source la plus méridionale du Nil, découverte en 1934 par l'explorateur allemand Burckhard Waldecker.

Pyramide "Source du Nil"

 

Au sud-est du Burundi, dans la province de Rutana, commune de Mpinga-Kayove, sur  la colline de Shanga, se trouvent les chutes et la grotte de Karera. Karera est constituée de quatre chutes d’eau qui sont d’une hauteur variant entre 30 et 60 mètres.

Les chutes de Karera

 

La Faille de Nyakazu, située en province de Rutana dans le Sud-Est du Burundi. L'histoire de cette faille débute en 1914, au début de la Première Guerre mondiale, Nyakazu était un poste militaire allemand construit pour contrôler toute la partie orientale du pays. Le plateau de Nkoma sur lequel il a été édifié aurait été, dit-on, entaillé par les bottes des soldats allemands en fuite devant les forces belges.

La "Faille des Allemands"

 

La "Pierre Stanley et Livingstone" à Mugere où l'explorateur Stanley rencontra le célèbre savant Livingstone le 25 novembre 1871.

Pierre 'Stanley-Livingstone

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Burundi : entretien avec l'évêque de Bururi Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Société

Agence Fides, 27 septembre 2022

Un chemin d'espoir pour le plus grand diocèse du Burundi : entretien avec l'évêque de Bururi

 Rome - "Le diocèse de Bururi est le plus grand territorialement mais il est le dernier en termes de pourcentage de catholiques", explique à l'Agence Fides Monseigneur Salvator Niciteretse, évêque de Bururi à Rome pour le séminaire des évêques de première nomination.

Comment expliquez-vous cette situation ?

C'est parce qu'avant la formation du diocèse, il y avait déjà d'autres dénominations chrétiennes, comme les anglicans et les pentecôtistes présents depuis les années 1930, lorsque le diocèse catholique a été créé en 1961. Les catholiques représentent actuellement 45% de la population de la zone où se trouve le diocèse de Bururi, alors que dans d'autres diocèses burundais ce pourcentage est de 80%. Cette situation peut être illustrée par le fait qu'il y a pas moins de trois évêques anglicans à Bururi alors que je suis le seul évêque catholique. La population est d'un million sept cent mille âmes réparties sur trois provinces : Bururi, Makamba et Rumonge. Je dois donc traiter au niveau des autorités civiles avec trois gouverneurs avec lesquels nous avons de bonnes relations. Nous avons 30 paroisses. Depuis que je suis évêque, j'en ai fondé quatre et douze autres sont en train d'être fondés à petits pas.

Quels sont les défis de l'évangélisation ?

Dans ce contexte multiconfessionnel (il y a aussi quelques musulmans), le plus grand défi est la prolifération de nouveaux mouvements religieux, les "sectes". Mais cela n'empêche pas l'Église catholique de voir les rangs de ses fidèles grossir. De nombreuses personnes issues de sectes ou d'autres églises chrétiennes finissent par rejoindre l'Église catholique. Environ 3 000 personnes par an y adhèrent.

En tout cas, la coopération avec les autres religions est une bonne chose. Qu'il s'agisse de musulmans, de pentecôtistes ou autres, la collaboration se poursuit surtout en temps de crise ou dans des circonstances particulières. Lorsque l'évêque émérite est décédé, des protestants et des musulmans sont venus aux funérailles.

La pauvreté est un autre défi à l'évangélisation. Le Burundi est un pays pauvre. La construction de paroisses, d'écoles, de centres de santé devient un défi majeur, malgré les efforts généreux des fidèles locaux qui soutiennent les initiatives de l'Église du mieux qu'ils peuvent.

Un autre défi est la propagation d'une foi parfois superficielle. On n'a pas toujours une foi consciente ou engagée dans la transformation de la société. D'où une foi qui n'a pas de reflet dans la société. Il s'agit là, à mon avis, d'un défi de taille.

Le Burundi a un passé de guerres civiles. Comment ce passé affecte-t-il la vie de la population et de l'Église ?

La réconciliation est un autre défi. La Commission Vérité et Réconciliation n'est pas toujours appréciée de tous. On prétend que "la réconciliation ne s'applique pas à tout le monde" ou que "seules des vérités partielles sont apparues". Mais malgré tout, les efforts pour la paix se poursuivent. L'Église elle-même œuvre pour la paix et la réconciliation dans ses homélies, dans ses messages. Nous avons eu des synodes sur la justice et la paix.

Il me semble qu'au niveau de la population, il n'y a pas de gros problèmes de réconciliation : les plus gros problèmes se situent au niveau des politiciens qui ont des idéologies et des intérêts à défendre.

La discrimination sociale est à l'origine de la violence. Mais notre président se bat contre l'injustice sociale et la discrimination, contre la corruption.

Son diocèse et l'Eglise du Burundi sont sur le point de célébrer des anniversaires importants...

Un événement important pour le diocèse de Bururi est le souvenir du meurtre de 40 séminaristes en 1997 qui avaient refusé d'être divisés selon les lignes ethniques Huti et Tutsi. Je suis sur le point de conclure l'enquête diocésaine pour leur béatification, ainsi que celle de deux pères xavériens et d'un laïc qui ont été tués (voir Fides 24/7/2019). L'ensemble du processus s'intitule "Le père Michel Kayoya et ses 43 compagnons". Nous avons présenté les conclusions du procès diocésain le 2 août de cette année.

Au niveau national, nous nous préparons à célébrer le 125ème anniversaire de l'évangélisation du Burundi. Les célébrations commenceront le 1er octobre et se termineront le 15 août 2023. Nous avons placé la famille au centre du Jubilé car il n'y a pas de véritable évangélisation sans l'évangélisation des familles. (LM) (Agence Fides 27/9/2022)

 
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