RDC : Joseph Kabila n'exclut pas d'Ítre candidat dans 5 ans
Afrique

@rib News, 10/12/2018 – Source Reuters

Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, entend continuer à faire de la politique à l'expiration de son mandat après l'élection présidentielle du 23 décembre, et il n'exclut pas d'être de nouveau candidat à la magistrature suprême en 2023.

Dans une interview à Reuters, Joseph Kabila dit son espoir que la présidentielle du 23 décembre soit près de la "perfection" malgré les inquiétudes de certains, que ce soit en RDC ou à l'étranger, sur leur organisation et le risque de fraudes.

La présidentielle de ce mois-ci marquera le premier transfert démocratique du pouvoir en RDC et la fin de la présidence de Joseph Kabila, qui a débuté en 2001 après l'assassinat de son père, Laurent-Désiré Kabila, par un de ses gardes du corps.

Joseph Kabila, qui a 47 ans, aurait dû normalement quitter ses fonctions en 2016 à l'issue de son mandat constitutionnel, mais le scrutin présidentiel a été différé à plusieurs reprises et jusqu'à récemment, on ignorait si le chef de l'Etat sortant chercherait à briguer un troisième mandat consécutif. Il pourra toutefois se présenter de nouveau en 2023, après une pause, comme la Constitution l'y autorise.

Joseph Kabila a choisi comme dauphin un fidèle, Ramazani Shadary, placé sous sanctions par l'Union européenne pour son rôle dans des violations des droits de l'homme. Le gouvernement de RDC estiment que ces sanctions, qui comportent une interdiction de voyager et un gel des avoirs, sont illégales.

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"Pourquoi ne pas attendre 2023(...)pour envisager les choses?", s'est interrogé Kabila dans l'interview, accordée au palais présidentiel de Kinshasa. "Dans la vie comme en politique, je n'exclus rien".

Concernant les années passées au pouvoir, Joseph Kabila dit ne rien regretter. "Avons-nous des regrets? Non, pas du tout. Nous avons de nombreuses réalisations à notre actif(...). Le plus important, c'est d'avoir réussi à réunifier le pays et de l'avoir remis sur les rails", dit-il.

"Il y a encore beaucoup à faire et d'autres pages seront écrites avant que nous puissions rédiger les manuels d'histoire", a continué le président.