Campagne nationale de promotion des Lampes ŗ basse consommation au Burundi

PANA, 10 mars 2011

 Bujumbura, Burundi - Une campagne de promotion des Lampes à basse consommation d’énergie (LBC) a débuté mercredi par Bujumbura, dans le cadre des efforts gouvernementaux burundais visant à réduire jusqu’à 80 pc la facture d’éclairage dans les ménages et à protéger en même temps l’environnement, apprend-on de source officielle dans la capitale burundaise.

Quelque 200.000 lampes devraient être données gratuitement aux ménages dans un premier temps par la Régie nationale de distribution de l’eau et l’électricité (REGIDESO), avec le concours financier et technique de la Banque mondiale (BM).

Pour 200.000 LBC, l’économie d’énergie annuelle serait de l’ordre de 23 millions de KWH en énergie finale et l’économie en puissance installée de l’ordre de 8 MW, a expliqué à la PANA, Naceur Hammani, un expert de la BM en énergies renouvelables et efficacité énergétique qui a conçu le projet pour le compte de la REGIDESO.

Il a expliqué qu’une LBC de 20 watts était l'équivalent d'une lampe classique à incandescence de 100 watts, soit une économie de 80 W.

A titre comparatif, pour une utilisation moyenne de 4 heures par jour d’une LBC, l’économie d’énergie est égale à 300 WH par jour et 115 KWT par an.

Sur toute la durée de vie de 4 ans d’une LBC, l’économie d’énergie serait d’environ 100 millions de KWH, a encore expliqué Hammani qui a estimé le potentiel de lampes pour l’éclarage au Burundi - ampoules et tubes à néons - dans le secteur de l’habitat et le reste des institutions à un million.

Le potentiel annuel d’économie d’énergie réalisable avec la vulgarisation à grande échelle des LBC est estimé à 100 MWh, soit en termes financiers, une économie de 10 millions de dollars américains par an, selon l’expert de la BM.

Au niveau des consommateurs, l’économie serait de l’ordre de 4 à 5 millions de dollars, a-t-il précisé.

Sur le plan environnemental, la vulgarisation des LBC pourrait encore permettre d’éviter l’émission dans l’atmosphère de l’équivalent de 7.000 tonnes de gaz carbonique (CO2), selon M. Hammani.

Par ailleurs, le Burundi, qui importe l’essentiel des produits pétroliers de l’étranger, pourrait faire l’économie de 2.300 tonnes d’équivalent en pétrole, a-t-il indiqué.