Un internaute rťagit vigoureusement aux propos de Bamenyekanye
Opinion

@rib News, 28/04/2009

Réaction aux propos de Bamenyekanye

Par Santer Gahungu

Bonjour,

Je veux seulement dire que je suis étonné de voir que des bergers burundais s’expriment désormais à l'internet. C'est une grande révolution ! En lisant la réaction du pharmacien Bamenyekanye, j’ai dû penser que c’était un berger gardant dans les hauts montages de Gihinga, Kaberenge, ou de Birime. Je me demande si c'est cet homme en costume dont on voit la photo à gauche de l'article. Mais, beh, c’est vrai en fait, « l’habit ne fait pas le moine ».

D'après plusieurs internautes avec qui on a échangé sur ces réactions sur Libérat Ntibashirakandi, l'opinion de Bamenyakanye ne déshonore pas son ennemi Ntibashirakandi, mais plutôt lui-même. Bamenyekanye nous a coupé l’appétit. Et au lieu de chercher de qui on parle, on cherche plutôt à connaître qui dit cela ? D'où vient-il ? Est-il burundais ? De quelle éducation ?

Et pourtant, il suffisait de dire que Ntibashirakandi lui a harcelé pour lui rendre témoignage sans lui expliquer jusqu'où iront ses écrits; si cela est vrai parce que rien ne nous dit que ce qu'écrit Bamenyekanye est vrai. Pourquoi cet homme publie seulement (en annexe) les messages de Ntibashirakandi sans nous montrer ses réponses. Cet homme a peut-être été distrait et il veut camoufler son imprudence et sa déception par des obscénités crachées sur son ex-ami pour nous faire comprendre que son ami Libérat est un diable. Oui, un règlement de compte comme vous l’avez dit au départ de votre article. Bamenyekanye a proféré des propos disproportionnés et acerbes.

Sa lettre ne me convainc pas de la véracité de ses propos. Ou alors, il était dans un autre état en l’écrivant. On a par contre lu avec attention la réaction de Nimenya Gilles et la lettre de Mme Bernadette Simvura dans un style qui ne déshonore personne.

Je dis à sieur Bamenyekanye que les internautes burundais et leurs amis ne sont pas dupes. En vous lisant, on a senti quelque chose qu’il n’allait pas chez vous. Et pour la fois prochaine, nous vous demandons de nous respecter. Arib.Info n’est pas seulement pour vous et votre cible Ntibashirakandi. Quant vous écrivez, pensez aussi à des centaines voire des milliers d’internautes qui vous liront ne fut-ce que pour votre considération. On dirait que vous aviez oublié que vous vous exprimiez à travers un média comme tant d’autres.

Enfin, je conseille aussi à Arib.info de ne pas publier n'importe quoi sous prétexte de liberté d'expression. D'ailleurs, cette discussion autour de Ntibashirakandi ne vaut pas tout cet espace que vous lui consacrez. En moins que vous ayez changé votre ligne éditoriale pour faire d’Arib.info, un espace de règlement de compte, d’expression de haine et de grossièretés.


NdlR : Non, M. Santer Gahungu,  ARIB.INFO n’a pas changé de ligne éditoriale, loin de là. L'opinion des auteurs de textes que nous publions ne reflète pas nécessairement celle de La Rédaction ou de notre Association. Voltaire disait : "Je ne partage pas vos idées mais je me battrai jusqu'à la mort pour que vous puissiez les exprimer". La liberté d’expression est inséparable de l’idée de démocratie ! Nous osons espérer néanmoins que les concernés dans cette "affaire" sauront trouver eux-mêmes leur exigence d'une véritable démarche de paix et de réconciliation. Ce qui constitue un défi de haute élévation morale.