Nouvelles locales du mardi 02 septembre 2014
Nouvelles locales

@rib News, 02/09/2014

● Politique

- Le président du parti CNDD (opposition) estime que le gouvernement de Bujumbura est en train de procéder à des intimidations contre les membres de l’opposition. Léonard Nyangoma trouve que les membres de l’opposition font objet de poursuites judiciaires dans des dossiers sans fondement, pour leur empêcher de se présenter aux élections de 2015. Il estime qu’il s’agit de manœuvres de truquer les élections dont les préparatifs ont déjà commencé. Selon lui, le trucage des élections se fait très longtemps avant leur tenue. Il constate que le parti au pouvoir en collaboration avec les administrateurs communaux procède à la distribution des cartes nationales d’identité à des personnes âgées de 12 ou 13 ans, à des étrangers et aux membres du CNDD-FDD seulement. Il ajoute que cela ne vise qu’à fausser les listes des électeurs afin d’obtenir de faux résultats.

Il demande au gouvernement et au parti au pouvoir d’arrêter tout cela pour que le climat soit bon afin que tpoite personne qui le désire puisse se présenter aux élections. Il trouve par ailleurs que si rien n’est fait, les élections peuvent ne pas avoir lieu puis qu’il est convaincu qu’il vaut mieux que les élections n’aient pas lieu plutôt qu’elles aient lieu et qu’elles soient suivies d’une situation chaotique comme cela s’est déjà passé dans certains pays surtout africains. [isanganiro/rpa/bonesha]

● Justice

- Le président du parti Sahwanya Frodebu et de l’ADC-Ikibiri a comparu en audience publique ce mardi devant le tribunal de grande instance de la mairie de Bujumbura. Léonce Ngendakumana répondait à une convocation suite à la plainte déposée par le parti CNDD-FDD et la radio REMA FM concernant le contenu de la correspondance adressée au mois de février dernier au secrétaire général des Nations Unies. En effet, cette correspondance a été considérée par les plaignants comme contenant des imputations dommageables à leur égard et qu’elle était susceptible de compromettre la paix et mettait en péril l’unité nationale.

Pourtant, l’accusé se défend en affirmant que cette correspondance mettait plutôt un accent sur une catastrophe humanitaire suite au comportement de certains membres de ce parti et certains journalistes de la radio télévision REMA FM. A la fin de l’audience, la partie civile (REMA FM et le parti CNDD-FDD) a demandé des dédommagements moraux alors que le parquet a requis une peine de prison de 5 ans et une amende de 100.000Fbu. L’affaire a été prise en délibéré.

A la sortie de l’audience, Léonce Ngendakumana a précisé qu’il ne se reproche de rien parmi les accusations portées contre puisqu’il n’a pas porté plainte auprès des Nations Unies. De même, il a rappelé qu’il n’a pas l’intention de provoquer une haine entre les Hutu et les Tutsi comme par ailleurs le ministère public le lui a reproché. Selon lui, un politicien qui voit une chose qui a provoqué des situations dangereuses dans l’histoire de son pays doit avoir le courage de le dénoncer à temps. [rtr/isanganiro/rpa/rtnb/rpa/bonesha]

- Alors que le président de l’APRODH vient de passer sa 4ème nuit à l’hôpital Boumelec où il a été admis vendredi dernier, sa défense estime que sa santé n’est pas du tout bonne suite à la négligence des juges à qui une libération conditionnelle a été demandée mais en vain.

Maître Antoine Nzobandora estime qu’il ne peut en aucun cas retourner en prison même s’il venait à recouvrer sa santé, afin d’éviter que le pire ne lui arrive. Si tel est le cas, il pointe déjà du doigt la responsabilité du gouvernement en général et en particulier celle des juges qui ont refusé de le libérer alors qu’il remplissait les conditions légales.

En effet, il trouve inadmissible que les juges se donnent le plaisir de violer la loi en jouant avec une vie humaine. Il revient pourtant sur ces mots et trouve qu’il ne s’agit pas d’une affaire des juges puisque si cela était le cas, Mbonimpa aurait déjà été libéré à la première demande. Il demande donc que cette question soit traitée avec la plus grande rapidité mais avec sagesse afin de prendre la bonne décision dans les délais. [rtr/rpa/isanganiro/bonesha/rtnb]

● Sécurité

- La police nationale a mis la main sur une partie d’un groupe de malfaiteurs opérant dans la ville de Bujumbura. Cela s’est passé ce mardi matin dans les communes urbaines de Kamenge et de Kinama. Selon le porte-parole de la police, ces bandits ont été arrêtés grâce à certains objets qu’ils avaient déjà volés et dont les propriétaires avaient déjà déclaré le vol comme les biens mobiliers volés dans les alimentations.

Helménégilde Harimenshi a déclaré qu’un fusil de type Kalashinkov, des bottines, des tenues et autres effets militaires ont été trouvés en possession par ces mêmes bandits. Il a ajouté aussi que la plupart sont des militaires encore en activité et précise que les autres qui n’ont pas été appréhendés le seront très bientôt puisqu’ils sont en train d’être recherchés. Il remercie et demande à la population d’être vigilante et d’informer les autorités compétentes sur des cas d’insécurité en général et plus particulièrement ceux cités dans ce cas. [rtr/rpa/isanganiro/bonesha/rtnb]