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La Source du Nil : Petite pyramide à la fois indicative et commémorative, au sommet du mont Gikizi, à 2.145 mètres d'altitude. C'est au pied de cette montagne que surgit, d'abord frêle et timide, la source la plus méridionale du Nil, découverte en 1934 par l'explorateur allemand Burckhard Waldecker.

Pyramide "Source du Nil"

 

Au sud-est du Burundi, dans la province de Rutana, commune de Mpinga-Kayove, sur  la colline de Shanga, se trouvent les chutes et la grotte de Karera. Karera est constituée de quatre chutes d’eau qui sont d’une hauteur variant entre 30 et 60 mètres.

Les chutes de Karera

 

La Faille de Nyakazu, située en province de Rutana dans le Sud-Est du Burundi. L'histoire de cette faille débute en 1914, au début de la Première Guerre mondiale, Nyakazu était un poste militaire allemand construit pour contrôler toute la partie orientale du pays. Le plateau de Nkoma sur lequel il a été édifié aurait été, dit-on, entaillé par les bottes des soldats allemands en fuite devant les forces belges.

La "Faille des Allemands"

 

La "Pierre Stanley et Livingstone" à Mugere où l'explorateur Stanley rencontra le célèbre savant Livingstone le 25 novembre 1871.

Pierre 'Stanley-Livingstone

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Burundi : Le carburant se raréfie, les pêcheurs dans la tourmente (Reportage) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Economie

@rib News22/04/2022 - Source Agence Anadolu

- Au Burundi, la pénurie de carburant dure depuis des semaines. Les conséquences sont déjà désastreuses sur la pêche dans le lac Tanganyika, un métier qui fait vivre plus de 15 mille familles selon la Confédération nationale des pêcheurs

A Rumonge, au sud du pays, à 74 km de Bujumbura, la capitale économique, les pêcheurs ne savent plus à quel saint se vouer. Suite au manque de carburant, il leur est aujourd’hui difficile de subvenir aux besoins de leurs familles. Dans cette ville côtière, la pêche dans le lac Tanganyika constitue la principale activité vitale. C’est là qu’on trouve la majorité des pêcheurs du Burundi.

Sous un soleil accablant, il est 12 heures. A cette plage de pêche sise non loin du port de Rumonge, le moral n’y est plus. C’est le calvaire. Désœuvrés, les pêcheurs échangent en petits groupes, histoire de tuer le temps. Les bateaux sont cloués au sol. Les moteurs sont à l’arrêt. Il n’y a presque plus de mouvement sur le lac.

« Ici, les pertes sont énormes. Beaucoup de familles vivaient de la pêche. Et voilà, actuellement, on n’a plus de carburant pour faire fonctionner nos bateaux », raconte Issa Nduwayo, un pêcheur croisé au site de pêche de Rumonge.

Ce père de six enfants précise qu’avant cette pénurie, il pouvait avoir du carburant à 21 euros ou 22 euros. « Comme ça, je pouvais aller en plein lac pour attraper beaucoup de poissons.

On consommait entre 150 et 200 litres. Mais, comme le carburant manque, on est découragé de pêcher en plein lac. Nos bateaux sont à l’arrêt », déplore-t-il, notant que sur le marché noir, le prix d’un litre d’essence a été multiplié par 5 voire plus. « Pour avoir la même quantité, aujourd’hui, ça me demanderait de débourser au moins 100 euros », souligne-t-il.

Hassan, lui, est un orphelin qui vivait de la pêche. Il lance : « C’est vraiment très difficile aujourd’hui d’avoir à manger. Notre patron a arrêté tous les bateaux parce qu’il n’y a pas de carburant. Je ne vois même pas comment pourrai-je payer le loyer ». Il souligne que les stations-services sont à sec dans cette ville. « Et le peu de carburant disponible de façon sporadique se volatilise dans quelques minutes », se lamente-t-il, notant qu’il venait de passer plus d’une semaine sans travailler. Or, poursuit-il, c’est lui qui prend en charge ses petits frères et sœurs.

- Chute de la production de poisson

Sur les différents étals de poissons à Rumonge, la situation est révélatrice. Il n’y a presque plus de poissons ou de Ndagala séchés. Les étals sont vides. Ce qui affecte les vendeuses du poisson. « Que voulez-vous qu’on vous dise. Il n’y a plus de poissons parce qu’on ne pêche pas. On ne sait plus comment allons-nous faire vivre nos familles. C’est ici qu’on trouvait de l’argent pour nourrir nos enfants, payer le minerval, etc », s’inquiète Maggy Nusura, une vendeuse de poisson.

Elle précise que seuls les quelques pêcheurs à rames travaillent encore. « Et là, quand par chance, ils attrapent quelques poissons, le prix se multiplie par trois ou quatre par kg », décrit-elle, demandant à l’Etat de faire tout pour que le carburant soit disponible. Et de l’alerter : « Sinon, beaucoup de familles vont mourir de faim, des enfants vont abandonner l’école. »

Interrogé par l’Agence Anadolu, Gabriel Butoyi, président de la Confédération nationale des pêcheurs indique que 75% des pêcheurs ont arrêté leurs activités. « Ce qui doit avoir un impact sur la production. Or, les 25% restants utilisent des moyens très rudimentaires et ne peuvent pas arriver au milieu du lac pour attraper beaucoup de poissons ».

- La crise russo-ukrainienne et la spéculation

« Cette crise a déstabilisé l’offre et la demande en produits pétroliers au niveau international. Ce qui affecte tous les pays de la sous-région dont le Burundi », justifie Freddy Ipoma, directeur général adjoint d’Interpetrol Burundi, s’exprimant dans l’hebdomadaire Iwacu. De son côté, interrogé par le même journal indépendant, Didace Itangishaka, directeur général de Mogas Burundi, un autre fournisseur du carburant estime que cette pénurie est liée aux allocations en devises insuffisantes, à la hausse du prix du carburant à l’international ainsi qu’à la spéculation de certains importateurs.

Une situation qui préoccupe le gouvernement. Contacté par Anadolu, Martin Ndayizeye, directeur général de l’Energie au sein du ministère de l’Hydraulique, de l’Energie et des Mines dit que son ministère est en train de travailler pour trouver une solution adéquate. « Bientôt des mesures d’atténuation seront prises et nous espérons que ces dernières pourront amortir le choc », promet-il, sans préciser la date.

Au Burundi, depuis fin janvier 2022, le prix officiel d’un litre d’essence est à 1,21 euros et celui du gasoil a été fixé à 1,19 euros. Mais, sur le marché noir, il oscille autour de 4 euros.

 
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