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La Source du Nil : Petite pyramide à la fois indicative et commémorative, au sommet du mont Gikizi, à 2.145 mètres d'altitude. C'est au pied de cette montagne que surgit, d'abord frêle et timide, la source la plus méridionale du Nil, découverte en 1934 par l'explorateur allemand Burckhard Waldecker.

Pyramide "Source du Nil"

 

Au sud-est du Burundi, dans la province de Rutana, commune de Mpinga-Kayove, sur  la colline de Shanga, se trouvent les chutes et la grotte de Karera. Karera est constituée de quatre chutes d’eau qui sont d’une hauteur variant entre 30 et 60 mètres.

Les chutes de Karera

 

La Faille de Nyakazu, située en province de Rutana dans le Sud-Est du Burundi. L'histoire de cette faille débute en 1914, au début de la Première Guerre mondiale, Nyakazu était un poste militaire allemand construit pour contrôler toute la partie orientale du pays. Le plateau de Nkoma sur lequel il a été édifié aurait été, dit-on, entaillé par les bottes des soldats allemands en fuite devant les forces belges.

La "Faille des Allemands"

 

La "Pierre Stanley et Livingstone" à Mugere où l'explorateur Stanley rencontra le célèbre savant Livingstone le 25 novembre 1871.

Pierre 'Stanley-Livingstone

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Burundi : La jacinthe d’eau, un défi transformé en opportunité Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Economie

@rib News07/09/2022 - Source Agence Anadolu

 -Khetia Gretta Iradukunda, 26 ans, est une entrepreneuse écologique qui transforme la jacinthe d’eau, considérée comme une menace environnementale, en objets de décoration. Et permet à une centaine de femmes d'être financièrement autonomes. Reportage

« Transformer un défi en opportunité », c’est ce qu’a compris Khetia Gretta Iradukunda, 26 ans, fondatrice de Hyacinth Art House, cette maison qui se spécialise dans la confection des objets d’arts et différents ustensiles à partir de la jacinthe d’eau. Au lieu d’être une menace pour l'environnement, la jacinthe d'eau devient une matière première.

« Notre principe c’est de porter profit à ce qui est perçu comme un problème », souligne-t-elle, déclarant que l’idée d’entrepreneuriat lui tenait à cœur depuis sa jeune enfance.

Ainsi, dès son arrivée à l’université, raconte-t-elle, elle commence à participer à plusieurs sessions d’entrepreneuriat : « Un jour j’ai eu la chance d’intégrer un groupe de jeunes qui se partagent des opportunités. Lors des discussions, une dame va alors déclarer que la jacinthe d’eau, au lieu d’être une menace peut être aussi utile et qu’on peut l'utiliser pour fabriquer des serviettes hygiéniques ».

Dès la fin des échanges, Gretta va se lancer dans la recherche sur internet pour vérifier la véracité de cette déclaration : « Car, dans ma ville Gitega, au centre du pays, je voyais toujours à la télévision des experts dire que la jacinthe d’eau est envahissante, nuisible, nocive et dangereuse ».

Et elle finira par découvrir que c’est possible de fabriquer différents objets à partir de la jacinthe d’eau. Un déclic pour concrétiser son idée. Et c’est en mars 2022 qu’elle va effectivement lancer son projet. Tout commence au bord du lac Tanganyika et dans d'autres coins où on peut trouver cette plante comme aux stations des eaux usées de Buterere, dans le nord de Bujumbura.

En compagnie de quelques jeunes, Khetia Gretta Iradukunda collecte les feuilles de cette plante. « Après cela, ces feuilles sont séchées pendant deux à trois semaines selon qu’on est en saison sèche ou pluvieuse », décrit-elle, fièrement.

Après cette étape, le tout est ensuite envoyé à Bubanza, dans l'ouest du pays. Là, Gretta a établi un partenariat avec une organisation dénommée Synergie des coopératives artisanales de Bubanza (SCABU). Celle-ci rassemble plus de 120 femmes qui se spécialisent dans le tressage.

En associant cette plante à d’autres comme le sisal et le raphia, elles produisent des objets très divers. Gretta fait des corbeilles, des nappes de tables, des vases etc.

Actuellement, elle compte évoluer vers la fabrication des tapis, des chaises, des meubles, des tables, etc. Et après fabrication, tous ces objets sont exposés dans une boutique au Cercle Hippique de Bujumbura. « C’est là que nos clients nous rencontrent », indique-t-elle. Ses principaux clients sont des Burundais vivant à l’étranger : « Peut-être qu’ils ont la nostalgie d’ici. Il y a aussi ceux qui sont de passage ici au Cercle Hippique de Bujumbura comme les touristes ou les gens qui viennent pour des affaires ».

Et pour se faire de la pub, elle poste des photos de ces objets sur les plateformes digitales de sa maison comme Instagram ou Facebook. « Nos clients peuvent choisir leur design et on confectionne ces objets selon leurs préférences. Et c’est surtout par avion que nos produits parviennent à nos clients de l’étranger », précise-t-elle.

- Un beau rêve, des défis aussi

Lauréate de plusieurs compétitions au niveau local comme la Compétition Bosslady Challenge ou la Compétition des idées innovantes à la campagne Dare To Try de l’entreprise Aheza Iwacu, cette jeune entrepreneuse vise à limiter la prolifération de la jacinthe d’eau à 50%. « Car, c’est une plante envahissante. Un seul plant de la jacinthe d’eau peut générer entre 300 et 600 nouvelles plantes entre six et huit mois », explique-t-elle.

Elle compte aussi élargir la gamme des produits à base de la jacinthe d’eau comme les emballages biodégradables : « Aujourd’hui, on n'utilise que les feuilles mais il y a les graines et les racines. Et je trouve que c’est dommage de ne pas s'en servir ». Elle signale néanmoins que pour y arriver, elle doit surmonter certains défis.

En fait, elle a besoin d’un soutien financier pour se procurer certains matériels de protection comme les bottines ou les gants : « Pour le moment, je n’utilise que deux jeunes pour la collecte des feuilles. Et on le fait dans des zones insalubres. On doit se protéger. Si j’avais beaucoup de bottines, de gants, je pouvais faire appel aux élèves en vacances et mobiliser beaucoup de monde pour déraciner cette plante au niveau du lac Tanganyika ».

Elle ajoute que pour le moment, il lui est toujours difficile d’accéder à certaines zones par manque de bateaux ou pirogues pour se déplacer sur le lac. Et durant la saison pluvieuse, cette entrepreneuse écologique indique que c’est difficile de trouver un espace de séchage adéquat : « Si on pouvait avoir un grand espace et des techniques modernes de séchage, ça pourrait nous faciliter la tâche surtout pendant la saison pluvieuse ».

- Une aubaine pour ses associées

Malgré les débuts difficiles, les femmes membres de la SCABU affirment qu’actuellement, les résultats sont palpables. « Au début, ça nous semblait impossible d’utiliser cette plante dans le tressage. Et après, nous avons été formées à son utilisation et on a constaté qu’elle est très légère et qu'on y fabrique de bons objets d’arts. Les clients apprécient », témoigne Jacqueline Niyongere, 34 ans.

Avec cette plante, son quotidien s’est amélioré : « J’ai déjà beaucoup gagné de cette plante. Après la vente, nous avons de l’argent pour subvenir aux besoins familiaux, scolariser nos enfants, bien s’habiller grâce à nos œuvres », poursuit-t-elle. Elle ne doute pas des lendemains meilleurs. Cette mère de trois enfants affirme qu’avec la jacinthe d’eau, elle contribue au bien-être de sa famille. « Avant, je devais attendre que mon mari donne de l’argent mais aujourd’hui, moi, j’ai ma contribution », confie-t-elle, sourire aux lèvres.

Florence Ntakirutimana, 30 ans, abonde dans le même sens. Mère de cinq enfants, elle n’hésite pas à affirmer non sans fierté que la jacinthe d’eau a changé sa vie : « Avant, on n’avait pas une belle maison, mais grâce à la jacinthe, au tressage, nous avons une maison en tôles ». Et ses enfants étudient aujourd’hui dans des meilleures écoles. Les objets d’arts à base de la jacinthe d’eau sont très légers. Ce qui facilite le transport par avion, glisse-t-elle.

Leurs époux ne disent pas le contraire. « En tout cas, ces objets fabriqués à base de la jacinthe d’eau sont appréciés. Et vous constatez qu’elles peuvent mettre différentes couleurs. C’est joli et ça attire beaucoup de clients », témoigne K.B, de Bubanza. Il indique que depuis le début de l’utilisation de la jacinthe d’eau, il a vu les entrées financières de son épouse se multiplier. Idem pour Joseph, un autre habitant de cette localité qui précise que sa femme a même déjà acheté deux chèvres.

« Aujourd’hui, elle a déjà acheté tout le matériel scolaire pour la prochaine rentrée scolaire pour nos enfants », se réjouit-il.

 
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