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Melchior NDADAYE, Héros de la Démocratie & Prince Louis RWAGASORE, Héros de l’Indépendance

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Umusambi (grue couronnée)

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La Source du Nil : Petite pyramide à la fois indicative et commémorative, au sommet du mont Gikizi, à 2.145 mètres d'altitude. C'est au pied de cette montagne que surgit, d'abord frêle et timide, la source la plus méridionale du Nil, découverte en 1934 par l'explorateur allemand Burckhard Waldecker.

Pyramide "Source du Nil"

 

Au sud-est du Burundi, dans la province de Rutana, commune de Mpinga-Kayove, sur  la colline de Shanga, se trouvent les chutes et la grotte de Karera. Karera est constituée de quatre chutes d’eau qui sont d’une hauteur variant entre 30 et 60 mètres.

Les chutes de Karera

 

La Faille de Nyakazu, située en province de Rutana dans le Sud-Est du Burundi. L'histoire de cette faille débute en 1914, au début de la Première Guerre mondiale, Nyakazu était un poste militaire allemand construit pour contrôler toute la partie orientale du pays. Le plateau de Nkoma sur lequel il a été édifié aurait été, dit-on, entaillé par les bottes des soldats allemands en fuite devant les forces belges.

La "Faille des Allemands"

 

La "Pierre Stanley et Livingstone" à Mugere où l'explorateur Stanley rencontra le célèbre savant Livingstone le 25 novembre 1871.

Pierre 'Stanley-Livingstone

Info pratique

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L'avenir du Burundi s'annonce incertain sous la coupe d'un parti-Etat omnipotent Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Opinion

@rib News, 21/07/2010

Burundi : les nuages s’amoncellent.

Par Ernest Banga

Depuis plus de trois ans, l’opposition politique, la société civile et des organisations internationales dont l’Union Européenne, ont attiré l’attention sur les risques d’élections heurtées au Burundi. Le pouvoir du CNDD-FDD avait tellement posé des actes qui ne laissaient aucun doute quant à leur volonté de gagner à tout prix la série d’élections qui ont débuté le 24 juin 2010. De surcroît, la dernière législature avait été marquée par soit des propositions de lois repoussées, soit des nominations à des hautes fonctions refusées par le Parlement. Cela était insupportable par les anciens maquisards, « néophytes de circonstance » en matière de démocratie !

Il fallait non seulement gagner, mais écraser l’opposition par tous les moyens. Et les opposants radicaux, empêcheurs de tourner en rond, genre NYANGOMA, devaient absolument disparaître de la scène politique.

Un coup de maître.

Les élections communales, fondamentales pour les élections sénatoriales (les sénateurs sont élus par les conseillers communaux) ne pouvaient échapper à la razzia du CNDD-FDD.

Le crime fut presque parfait : 

1°) La distribution de l’argent : Une Somme de 30 millions (environ 30 000 us$) était prévue pour chaque commune et remise aux ténors locaux du parti. C’est nuitamment que l’argent était distribué, jusqu’à la veille du scrutin. Dans certaines communes où il fallait écraser un opposant jugé trop gênant, comme en commune de Songa  en province de Bururi, c’est une somme de 65 millions de francs burundais qui fut débloquée !!  La pauvreté (probablement entretenue à dessein par le pouvoir) et l’immaturité politique aidant, la population ne pouvait résister devant cette « manne ». Certains parlent de « torrents » d’argents, d’autres disent que le parti au pouvoir « semait » les billets ! (L’on comprend maintenant pourquoi les salaires ne sont pas payés jusqu’au 15 du mois !)

Cette corruption aurait également concerné certains membres des démembrements de la CENI et certains mandataires des partis.

2°) L’intimidation : en même temps que l’on distribuait de l’argent, l’on menaçait les récalcitrants de prison ou de mort.

3°) La coupure de courant : Elle survint au moment où l’on débutait le dépouillement dans la plupart des bureaux de vote, et dans d’autres, le scrutin se poursuivait malgré l’heure tardive ! Cette coupure fut simultanée  (peut être coordonnée !)  dans plusieurs localités qui ne sont pas branchées à un même réseau électrique. L’on peut  y voir la « volonté de Dieu » ou la main de Satan, c’est selon !

4°) Les urnes « baladeuses» : dès le lendemain du scrutin la population a commencé à découvrir,  ici et là,  des urnes encore scellées ou non : dans des salles de classe, dans les buissons, dans des domiciles, dans les cimetières, etc.  Cela me rappelle  un pays de l’Afrique Centrale où  les urnes contenant les véritables bulletins de vote étaient nuitamment  transportées par hélicoptères puis jetées en pleine forêt équatoriale.

Ils ont du génie nos chefs ; sauf celui de développer nos pays !

5°) Absence des procès verbaux : Dans certaines localités, il n’y a jamais eu de dépouillement, et des urnes ont passé la nuit dans les domiciles de certains chefs de bureau. Et les procès-verbaux ont été dressés, parfois signés le lendemain ou deux jours plus tard par des mandataires des partis sous menace ou rendus bienveillants par quelques billets de francs burundais.

Et pour désarmer les partis d’opposition, aucune copie des procès verbaux ne leur fut remise,  pourtant un droit inscrit dans le code électoral.

Je ne reviens pas sur l’utilisation abusive des biens de l’Etat à des fins de campagne électorale, ni sur la propagande au profit du CNDD-FDD poursuivie jusque sur les rangs,  où la population attendait  pour pouvoir voter.

6°) La complicité de CENI : je peux comprendre que les observateurs occidentaux puissent « ne rien voir » de grave.  Mais les membres de la CENI ont soit été tétanisés par une couardise, soit par des intérêts inavoués.  Qu’ils ne puissent pas voir de l’argent distribué nuitamment cela se comprend ; qu’ils ne puissent pas constater que la campagne a continué jusqu’au moment des élections, qu’ils ne puissent pas constater que le dépouillement s’est fait soit dans un cafouillage total ou n’a jamais eu lieu, cela relève d’une « cécité » feinte. 

Des conclusions hâtives des observateurs.

Devant l’absence de violence et l’engouement de la population devant les bureaux de vote, les observateurs se livrèrent à des discours dithyrambiques à l’endroit du pouvoir et de la CENI.

Je me suis toujours demandé pourquoi les « observateurs » n’accordent de  l’importance qu’à la journée du scrutin. Or, le scrutin peut être faussé à n’importe quelle étape. J’ai connu un pays où c’est au moment de la proclamation que le scrutin a basculé. Le ministre de l’intérieur chargé de proclamer les résultats, a laissé de côté ceux préparés par la commission électorale, et a proclamé ceux concoctés dans « les laboratoires du tripatouillage » de son ministère. Et bien sûr ils étaient totalement différents de ceux sortis des urnes.

Et au Burundi, les « véritables » élections communales du CNDD-FDD ont débuté au crépuscule, dans la grande obscurité, facilitée  par la coupure généralisée du courant électrique. Et pendant ce temps, les fameux observateurs, après avoir exprimé leur satisfaction, se reposaient tranquillement dans leurs chambres d’hôtels. Certains représentants des pays occidentaux, comme le représentant de la Belgique dans les Grands Lacs,  l’ont fait avec  tellement de zèle, qu’il y a lieu de se demander s’il n’y a pas anguille sous roche.

Quand le lendemain, l’opposition a commencé à protester contre les fraudes et irrégularités, c’était le disque rayé que l’on a encore écouté : « il y a certes eu quelques irrégularités, mais qui n’entament en rein la crédibilité du scrutin. Les opposants manquent du fair-play ; ce sont de mauvais perdants ! ».

Et le pouvoir, et la CENI ont jubilé ; les bailleurs de fonds, les seuls qui comptent à leurs yeux étaient satisfaits. Les opposants avaient beau protester c’était du vent !

Des recommandations tardives.

D’après le site www.arib.info en date du 16 juillet 2010, citant l’agence Xinhua,  l’Union Européenne aurait proposé pour un scrutin plus transparent,   entre autres mesures, « afficher des procès-verbaux de dépouillement et des opérations électorales dans chaque centre de vote, … et de donner aux mandataires de chaque parti et aux candidats en compétition, la possibilité d’obtenir et de conserver un duplicata de ces procès verbaux , etc. ».

Et sur le même site  l’organisation Eurac appelle à «  des élections législatives inclusives » au Burundi.

Pourquoi ces appels maintenant ?  Pourquoi ces appels au moment où les principaux partis d’opposition se sont déjà retirés du processus électoral pour disent-ils, « ne pas donner une caution démocratique à une mascarade électorale » ?

En d’autres termes, à qui profiteront ces recommandations, si elles sont observées ? 

Je ne prétends pas avoir une réponse à ces questions, mais je m’autorise  trois hypothèses :

1°) L’Union Européenne semble avoir des préférences au sein de l’opposition burundaise. Une fois que, l’ « opposition indésirable » est hors jeu, les élections doivent maintenant être transparentes.

2°) L’Union Européenne avoue à posteriori s’être trompée en donnant un satisfecit prématuré lors des élections communales du 24 mai 2010. Mais dans ce cas,  pourquoi n’avoir pas fait ces recommandations au moment où la participation de l’ensemble de l’opposition était encore possible. Etant donné son influence indéniable sur nos dirigeants, sa pression aurait permis un dialogue entre la CENI et l’opposition afin de trouver des solutions au différend qui les oppose. L’opposition aurait peut être accepté de participer aux élections législatives avec plus de garanties de transparence.

3°) Devant le risque d’un retour à un conflit armé, l’Union Européenne voudrait dégager ses responsabilités. Elle voudrait donner l’impression d’avoir tout fait pour que des élections se passent correctement. Cela serait malheureusement une hypocrisie, qui semble du rester guider la plupart des « observateurs internationaux ». Il s’agirait tout simplement histoire de se donner bonne conscience !

Un avenir obscur pour le Burundi.

Il ne s’agit pas ici d’être optimiste ou pessimiste. Il s’agit de regarder la réalité en face.

D’une part, le CNDD-FDD, aura bientôt le pouvoir absolu, avec une majorité écrasante au sénat et à l’assemblée nationale : l’UPRONA ne pèsera pas très lourd, et le reste des partis qui participeront aux élections législatives sont des partis alliés. Le parti au pouvoir usera et abusera certainement de son pouvoir absolu. Il a montré par le passé qu’il a très peu de considération pour les lois de la République et son traité préféré en matière d’éthique politique semble être Le Prince de Machiavel. 

D’autres part, l’essentiel de l’opposition n’aura plus de tribune officielle pour se faire entendre, elle risque de se retourner vers la rue ou plus grave vers… le maquis.

Les arrestations de ces derniers jours montrent déjà la tendance : le CNDD-FDD est prompt à recourir à la répression tout azimuts. C’est encore le peuple qui sera la principale victime : la santé, l’éducation, la justice  seront mises entre parenthèses au profit de la « sécurité » ; mais la sécurité pour qui ?

Certainement pas pour les millions des hutu, des tutsi et des twa. Ce sera pour la sécurité des nouveaux princes qui nous gouvernent !

20 juillet 2010.

 
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