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@rib News, 31/07/2025 – Source AFP Le chef de l'opposition tanzanienne Tundu Lissu a accusé mercredi, après un nouveau report de son procès pour trahison, un tribunal de collusion avec l'État à l'approche des élections plus tard cette année. Candidat à la présidentielle de 2020 du principal parti d'opposition Chadema (pour la démocratie et le progrès), M. Lissu, qui a survécu à une tentative d'assassinat en septembre 2017, a été arrêté après un meeting le 9 avril. Il a été inculpé pour "incitations à bloquer les élections" selon la police.
Mercredi, le parquet a demandé au tribunal de reporter une nouvelle fois son procès pour trahison, des poursuites passibles de la peine de mort dans le pays d'Afrique de l'Est. Les procureurs assurent devoir attendre l'autorisation de la Haute Cour de "protéger" les témoins pendant le procès, et l'affaire a été reportée au 13 août. "Un nouveau report", s'est indigné M. Lissu au tribunal. "Ce report interminable est la preuve manifeste d'un abus de procédure", a-t-il ajouté, alléguant que le tribunal était "utilisé par les procureurs". "J'accuse le tribunal de collusion dans ce jeu. S'il n'y a pas de complot visant à me maintenir en détention afin qu'ils puissent mettre au point leurs plans électoraux, alors, pour une fois, rejetez leur demande", a appelé l'opposant. Tundu Lissu a été arrêté à plusieurs reprises par le passé, mais c'est la première fois qu'il fait face à des accusations aussi graves. Les Tanzaniens éliront leur président, parlementaires et représentants locaux le 29 octobre, un scrutin qui se déroulera en l'absence du Chadema de M. Lissu, disqualifié. L'opposition tanzanienne et les ONG de défense des droits humains dénoncent une répression politique de la part du gouvernement de la présidente Samia Suluhu Hassan, qu'ils accusent de retomber dans les pratiques autoritaires de son prédécesseur John Magufuli (2015-2021).
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