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@rib News, 01/08/2025 – Source Reuters Le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC) ont tenu jeudi la première réunion de leur comité conjoint de suivi, marquant ainsi une étape vers la mise en oeuvre de l'accord de paix conclu le mois dernier à Washington, même si d'autres engagements restent à concrétiser. L'Union africaine, le Qatar et les États-Unis ont également pris part à cette réunion à Washington, où le comité a été instauré comme instance chargée de superviser la mise en oeuvre de l'accord de paix et de régler les différends éventuels.
L'accord conclu en juin entre le Rwanda et la RDC a constitué une avancée majeure lors des discussions menées par l'administration du président américain Donald Trump, qui vise à mettre un terme à des affrontements ayant causé des milliers de morts et attiré des milliards de dollars d'investissements occidentaux dans une région riche en tantale, or, cobalt, cuivre, lithium et autres minerais. Selon cet accord signé à Washington, les deux pays africains se sont engagés à appliquer un accord de 2024 prévoyant le retrait des troupes rwandaises de l'est de la RDC dans un délai de 90 jours. L'accord stipule également que la RDC et le Rwanda devront mettre en place un mécanisme conjoint de coordination sécuritaire dans un délai de 30 jours et appliquer un plan, convenu l'an dernier, permettant de surveiller et de vérifier le retrait des soldats rwandais dans les trois mois. Les opérations militaires congolaises ciblant les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé basé en RDC comprenant des éléments de l'ancienne armée rwandaise et des milices impliquées dans le génocide de 1994, doivent également s'achever dans ce même délai. Cependant, 30 jours après la signature de l'accord, aucune réunion du mécanisme conjoint de coordination sécuritaire n'a encore eu lieu, et les opérations contre les FDLR ainsi que le retrait des soldats rwandais n'ont pas encore débuté. La réunion du comité conjoint de suivi, qui devait se tenir dans les 45 jours suivant la signature, a toutefois respecté le calendrier prévu. Massad Boulos, principal conseiller Afrique de Donald Trump, a déclaré mercredi à la presse que l'accord n'était pas compromis, ajoutant qu'une réunion du mécanisme sécuritaire devrait être annoncée dans les prochains jours. Interrogé sur le manque de progrès concernant les opérations contre les FDLR et le retrait des soldats rwandais, Boulos a précisé : « Il n'y avait pas de calendrier pour cela... Si vous regardez la chronologie de ce que nous avons pu accomplir depuis avril, c'est considérable, très ciblé et en parfaite adéquation avec nos ambitions. Donc, rien n'est hors de contrôle. » Cependant, des sources proches des négociations reconnaissent des retards dans la mise en oeuvre de l'accord, tout en précisant que cela ne remet pas encore en cause l'accord dans son ensemble. Des sources militaires et diplomatiques ont indiqué à Reuters que les parties en conflit, notamment des groupes armés tels que le M23 et des miliciens connus sous le nom de Wazalendo, ont renforcé leur présence militaire sur les lignes de front. (Reportage de Daphne Psaledakis à Washington et Sonia Rolley à Paris ; avec la contribution de Bhargav Acharya à Toronto ; Rédaction par Michael Perry) Source Reuters - Traduit par Zonebourse
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