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TV5MONDE, 07 Aoû. 2025 Burundi : le nouveau gouvernement prête serment, et concentre les critiques Le Burundi tient son nouveau gouvernement. Treize ministres viennent d'être nommés, après la victoire en juin du CNDD-FDD, le parti au pouvoir depuis près de 20 ans. Ce remaniement renforce le pouvoir du parti du président Évariste Ndayishimiye et cristallise de nombreuses tensions. C'est un changement politique d'ampleur. Ce mercredi 6 août, Nestor Ntahontuye a été nommé au poste de Premier ministre. Ancien ministre des Finances, du Budget et de la Planification Économique, Ntahontuye prend les rênes du gouvernement burundais avec la promesse de fidélité à la charte de l'unité nationale.
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Un gouvernement remanié Le gouvernement burundais a été largement renouvelé. Seuls trois ministres de l'ancien cabinet ont été reconduits, tandis que dix nouvelles figures, toutes issues du parti au pouvoir, le CNDD-FDD, ont fait leur entrée. Lors des élections législatives de juin, le CNDD-FDD, au commande du pays depuis deux décennies, a remporté tous les sièges de l'Assemblée nationale avec un impressionnant 96,5% des voix. Cette domination a conduit à un gouvernement et un parlement monocolores, une situation vivement critiqué par l'opposition pour son manque de pluralisme. Les élections et le décompte des voix ont été marqués par une absence de volonté d'inclusivité, selon les critiques. Contexte politique et droits humains Depuis l'arrivée au pouvoir du président Evariste Ndayishimiye en 2020 suite au décès de son prédécesseur, le Burundi est sous le regard attentif de la communauté internationale. L'ONU et plusieurs ONG ont fait part leurs préoccupations concernant des atteintes aux droits humains dans le pays. Le Burundi a une des lois les plus dures contre les personnes LGBTQIA+. Elles risquent deux ans de prison. Le Burundi ces derniers mois s'est rapproché de Kinshasa dans sa lutte contre le M23. Il avait déjà envoyé en 2023 un bataillon armé en soutien à l'armée congolaise. Par CLARA DE ANTONI
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