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@rib News, 08/08/2025 – Source Reuters Un juge ougandais a refusé vendredi d'accorder la libération sous caution à Kizza Besigye, figure emblématique de l'opposition, détenu depuis près de neuf mois pour des accusations de trahison. Cette affaire suscite l'inquiétude parmi les détracteurs du gouvernement, notamment le leader de l'opposition Bobi Wine et plusieurs organisations de défense des droits humains, qui dénoncent une répression à l'approche de l'élection nationale prévue début de l'année prochaine. Lors de ce scrutin, le président Yoweri Museveni, âgé de 80 ans, briguera un nouveau mandat.
Le gouvernement nie cibler les figures de l'opposition et affirme que toutes les personnes détenues ont commis des infractions. Ancien allié et médecin personnel de Museveni, Kizza Besigye s'est présenté à quatre reprises contre lui lors des élections présidentielles, sans succès. Il n'a pas précisé s'il comptait se présenter à nouveau. Besigye, qui rejette toute accusation, avait été rapatrié de force en Ouganda depuis le Kenya voisin en novembre dernier. Il avait d'abord été inculpé devant un tribunal militaire, avant que son dossier ne soit transféré devant une juridiction civile. Ses avocats ont plaidé en faveur d'une libération automatique sous caution, estimant que leur client avait passé plus de 180 jours en détention sans que son procès ne débute. Le juge Emmanuel Baguma a toutefois estimé que la période maximale de 180 jours avant l'octroi obligatoire de la caution ne commençait à courir qu'à compter de son placement en détention provisoire par le tribunal civil, le 21 février. Selon cette interprétation, il manquerait 12 jours à Besigye pour remplir les conditions nécessaires à une libération sous caution. Source Reuters - Traduit par Zonebourse
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