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@rib News, 10/08/2025 – Sources Burundi Eco & Enabel Processus de décentralisation : Le chemin à parcourir est encore long Source Burundi Eco La gestion des ressources humaines et financières ainsi que l’interaction ministérielle représentent certains des défis auxquels fait face le processus de décentralisation. Ce processus est censé se terminer en 2027 Le processus de décentralisation a débuté en 2018 et devrait se clôturer en 2027. Cela ressort d’un atelier de consultation interministérielle portant sur les textes d’opérationnalisation de la loi sur le redécoupage administratif de ce mercredi 31 juillet à Gitega, la capitale politique.
« Bien que le processus de décentralisation ait connu des avancées significatives, il reste confronté à de nombreux défis », explique Dative Ntabomfise, directrice de la décentralisation au sein du ministère de l’Intérieur, du Développement Communautaire et de la Sécurité Publique. Selon elle, les communes manquent de personnel qualifié et gèrent mal les budgets. Mme Ntabomfise attribue cette situation au recrutement de personnel incompétent dans les communes. « Les comptables ne maîtrisent pas la comptabilité. Ce qui oblige souvent les administrateurs à intervenir pour les aider. Lors d’une évaluation récente des communes ayant une autonomie financière, parmi les 116 communes évaluées, seules 26 ont réussi à tenir une bonne comptabilité », déplore-t-elle. Elle ajoute également : « Certaines communes n’ont pas les moyens matériels et financiers nécessaires pour fonctionner. Par exemple, la commune de Vyanda dans la province de Bururi ne dispose pas de marché. » Absence de réaction réciproque entre les ministères La directrice de la décentralisation mentionne également le problème d’interaction ministérielle. Par exemple, la Direction Communale de l’Enseignement dépend directement du ministère en charge de l’éducation. Selon elle, les différents ministères n’ont pas la même méthodologie ni les mêmes principes en matière de services à rendre aux collectivités locales. Ce qui désoriente les communautés locales. Outre cela, Mme Ntabomfise signale la réticence à la réforme, la fuite des responsabilités et le cadre légal de la décentralisation qui reste lacunaire. Elle souligne aussi le conflit d’intérêt entre l’intérêt général et l’intérêt particulier, précisant que certains administratifs priorisent leurs intérêts personnels. Un changement des mentalités s’avère donc nécessaire. Elle rappelle également que certains ministères ne disposent pas de personnel à redéployer. À chaque problème, une solution Pour réussir la décentralisation, Mme Ntabomfise souligne la nécessité de prendre des mesures d’accompagnement du processus, de renforcer les capacités du personnel, de manifester une volonté politique tenace, de développer le sens de responsabilités… La décentralisation vise à améliorer la gouvernance pour favoriser le développement local. Par Mélance Maniragaba Source Burundi Eco - 3 août 2024
Vers la mise en place des textes juridiques régissant la nouvelle structure administrative communale du Burundi Source Enabel Du 15 au 17 avril 2025, une soixantaine de cadres de l’administration centrale, des provinces et des communes se sont réunis à Gitega dans le cadre d’un atelier organisé par le Ministère de l’Intérieur, du Développement communautaire et de la Sécurité Publique (MIDCSP), avec l’appui d’Enabel à travers le projet Gouvernance et participation citoyenne, financé par la Belgique. Cette rencontre visait à recueillir les contributions des acteurs locaux sur plusieurs projets de textes juridiques en cours d’élaboration, destinés à adapter le cadre juridique de la décentralisation au Burundi. Le pays s’est en effet engagé dans une réforme administrative majeure, marquée notamment par une nouvelle délimitation du territoire national. Le nombre de provinces passera, après les élections locales de début juin 2025, de 18 à 5, et celui des communes de 119 à 42, avec un élargissement conséquent de leur territoire mais également de leurs compétences, notamment à travers le transfert de 11 nouveaux départements aux communes. Face à ces changements, de nouveaux défis émergent : gestion du personnel communal, organisation des services techniques, prise en charge des nouvelles responsabilités. Pour répondre à ces enjeux, un cabinet juridique a été mobilisé afin de rédiger les textes nécessaires à la mise en œuvre efficace de cette nouvelle structuration. Parmi les projets en cours figurent un règlement d’ordre intérieur type du Conseil communal, des décrets sur la gestion du personnel et du patrimoine des entités locales, la classification des infrastructures selon leur niveau de compétence, ainsi que la révision des décrets relatifs à la coopération décentralisée et à l’intercommunalité. Un manuel des procédures administratives, financières et comptables est également en préparation. En associant les acteurs de terrain à ce processus, le MIDCSP entend poser les bases d’une gouvernance locale renforcée, plus efficace et mieux outillée pour accompagner le développement du pays. Par Jean BIRONKWA Source Enabel - 18/04/2025
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