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DefendDefenders, 20 août 2025 Burundi : Face à la multiplication des facteurs de risque, il faut prolonger le mandat du Rapporteur spécial Dans une lettre conjointe publiée aujourd’hui, plus de 40 ONG burundaises, africaines et internationales appellent le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à prolonger le mandat vital du Rapporteur spécial sur le Burundi.
« Alors que de graves violations des droits de l’homme et des abus continuent d’être commis au Burundi dans un contexte d’impunité généralisée, et que le pays est entré dans un long cycle électoral [qui] est associé à de multiples facteurs de risque de graves violations des droits de l’homme et d’atrocités », écrivent-ils, « le Conseil des droits de l’homme de l’ONU devrait maintenir son examen du pays. » Dans leur appel, publié en amont de la 60e session du Conseil ( HRC60 , 8 septembre-8 octobre 2025), les signataires soulignent que dix ans après le début de la crise de 2015, toujours non résolue, la situation des droits humains au Burundi demeure très préoccupante et que les violations se poursuivent en toute impunité. Depuis l'adoption de la résolution 57/22 du Conseil, en octobre 2024, la situation des droits de l'homme s'est encore détériorée. Alors que le Burundi est entré dans un long cycle électoral, qui a débuté avec les élections législatives et communales de 2025 et culminera avec l'élection présidentielle de 2027, et compte tenu des précédents cycles d'abus avant, pendant et après les élections, la communauté internationale devrait rester mobilisée pour assurer un suivi rigoureux de la situation au Burundi. Elle devrait notamment préserver le rôle de documentation du Rapporteur spécial et sa capacité à faire rapport au Conseil. Lire la lettre complète
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