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@rib News, 27/08/2025 – Source Reuters L'activiste des droits humains Boniface Mwangi (photo), figure emblématique des récentes manifestations anti-gouvernementales au Kenya, a annoncé mercredi son intention de se présenter à l'élection présidentielle prévue en 2027.
Sa candidature mettra à l'épreuve la capacité du mouvement de protestation, largement soutenu par la jeunesse kényane ces deux dernières années, à se transformer en force politique lors du scrutin.
Mwangi s'était déjà présenté sans succès aux élections législatives de 2017, défendant alors un programme axé sur la lutte contre la corruption. Au fil des ans, il s'est forgé une réputation de défenseur inlassable des droits humains, tant au Kenya qu'à l'étranger. « Nos dirigeants nous ont déçus de multiples façons. Vous payez des impôts en espérant des services, ou alors vous êtes contraints de verser des pots-de-vin pour obtenir ces mêmes services », a-t-il déclaré lors de l'événement annonçant sa candidature à la présidentielle. « Aujourd'hui, il est temps de reprendre notre pays en main. » En mai dernier, Mwangi avait été expulsé de la Tanzanie voisine alors qu'il s'était rendu sur place pour assister à une audience dans une affaire de trahison visant l'opposant Tundu Lissu. En juillet, un tribunal kényan a inculpé Mwangi pour détention de grenades lacrymogènes et d'une cartouche de fusil retrouvées à son domicile. L'activiste a plaidé non coupable, affirmant que les autorités ne disposaient d'aucune preuve, qualifiant les poursuites de « honte absolue ». Les élections kényanes sont prévues pour août 2027. La candidature de Mwangi devra être validée par la Commission indépendante des frontières électorales, chargée de l'agrément de tous les candidats. Parmi les autres personnalités ayant annoncé leur intention de briguer la présidence figurent le sénateur Okiya Omtatah et l'ancien président de la Cour suprême David Maraga. Le président sortant, William Ruto, a également confirmé qu'il serait candidat à sa réélection. Une coalition d'opposants, menée par deux anciens vice-présidents et d'autres ex-responsables gouvernementaux, prévoit également de présenter un candidat à la magistrature suprême. Source Reuters - Traduit par Zonebourse
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