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@rib News, 02/09/2025 IB au Burkina et qui au Burundi ? Par JP Mbona, septembre 2025 Que l’on me permette de commencer par une sorte de « disclaimer » : j’écris essentiellement pour les jeunes ou relativement jeunes générations de mon âge ! Dans la quarantaine et en dessous. Que les plus âgés m’excusent si je ne restitue point les choses telles que je les capte ou les accumule durant mes lectures personnelles. Par exemple, en ce moment autour de nous au Burundi, ça chuchote fort dans les bistrots (non sans lorgner par-dessus l’épaule ou la table d’à côté en « zyeutant » çà et là, histoire de rester alerte à la présence des « bumviriji - mbangamatwi », comprenons des grosses oreilles pointues, des indiques du service de renseignement circulant partout. ça bourdonne à la sortie des églises ou dans des mosquées, au marché, mais surtout dans les salons du citoyen lambda, en catimini. Et ça dessine des scenarii : ça passe ou ça casse, mais les Burundais semblent en avoir marre ! Ils appellent de tous leurs vœux un changement. Ne serait-ce que pour leur ramener du carburant. Ce serait déjà ça de fait !
Rappelons-nous seulement: le 24 septembre 2025, le CNDD fondé par Nyangoma Léonard, connu pour son combat en tant que syndicaliste et alors Ministre de l’éphémère gouvernement démocratique de Feu Président Melchior Ndadaye, aura 41 ans. Quand on voit les transformations en cours du côté de l’AES, on se surprend à se demander si le parti au pouvoir au Burundi, une sorte d’avatar du CNDD originel et de ses idéaux, a la moindre conscience de ce que serait le Burundi devenu si le virus de la division n’avait pas eu raison de sa lutte fin des années 1990 ? Non pas que Nyangoma soit comparable à IB, mais l’imagination est très fulgurante, n’est-ce pas ! Ceci fera l’objet d’un autre papier ultérieurement. Pour l’heure, focalisons-nous un instant, non pour le dédouaner de ses échecs, loin s’en faudrait, sur l’héritage du CNDD-FDD (Conseil National pour la Défense de la Démocratie–Forces pour la Défense de la Démocratie) qu’il traine comme un boulet depuis 2005 et qui continue de peser sur la gouvernance burundaise et sur la stabilité politique. Poursuivre sans transformer en profondeur ce passé pathologique et sanglant fragilise la paix sociale, la volonté ou les velléités de démocratie et donc aussi le développement du pays. Un bref regard de curieux sur le problème peut isoler des éléments factuels qui, malheureusement, ne semblent pas imposer de pistes recommandées et idoines pour en sortir. Il faut des femmes et des hommes de bonne volonté ! Peut-être un IB providentiel à l’instar du Burkina capable de casser les logiques de l’héritage toxique du passé ? Pour camper le décor de l’héritage dont question, un panorama plus ou moins structuré des conséquences néfastes des régimes militaires et à parti unique/inique au Burundi, de l’indépendance (1962) à 1993 s’impose. Lire l’intégralité de l’Analyse
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