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@rib News, 14/09/2025 Redécoupage administratif au Burundi : masque d’un non-dit du pouvoir DD et pondéreuses tares d’un passé qui ne passe pas Par JP Mbona, septembre 2025 « On réforme : on nous parle de provinces réduites, de communes consolidées, de services rapprochés. On nous parle d’“administration de proximité”. Mais je traverse encore des collines, des communes entières, pour obtenir une simple attestation. Une simple carte d’identité. Je marche des centaines de km, dévale des collines et dégringoles des monts et vaux. Je ne sais même plus où se trouve le chef-lieu de ma "commune". Je suis perdu » ! Ainsi parle, non Zarathoustra, mais un citoyen burundais comme vous et moi. Il ne parle pas, il se lamente, contre un mur invisible et inattentif.
Sous d’autres cieux, un redécoupage administratif est une réforme du découpage territorial d’un pays ou d’une région ; c’est-à-dire qu’on change les limites, le nombre, le statut, la taille des divisions administratives (régions, provinces, départements, communes, arrondissements, etc.). L’idée est d’adapter ou de réorganiser l’organisation administrative pour répondre à de nouveaux besoins politiques, économiques, sociaux ou géographiques. Dualisme moral entre le Bien et le Mal. Des deux choses l’une, comme dirait le bipolarisme zoroastrien : ou la réforme récente nous veut du bien (Asha) et dans ce cas on fonce le sourire aux lèvres ; ou elle nous entraine vers des chemins inextricables d’un mal pas encore identifié. Et là nous sommes plutôt la veille des lendemains qui déchantent. Wait and see, certes ; mais la patience a des limites et ça commence plutôt mal. Alors nous prend à la gorge un gros sentiment de nostalgie des belles régions naturelles précoloniales, voire de regret sinon de colère face aux mauvais choix du colon belge des années 1930. Mais comme nous devons évoluer, le fatum nous appelle peut-être à miser sur le meilleur de cette réforme, en mélangeant du vieux et du moderne. Lire l'intégralité de l'Analyse
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