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@rib News, 18/11/2025 – Source Thiare Global Vision Nominations controversées en Tanzanie : la présidente Samia Suluhu Hassan nomme sa fille et son gendre au gouvernement La présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan a procédé à un remaniement ministériel qui fait grand bruit dans le pays comme à l’international. Parmi les nouvelles figures nommées au gouvernement figurent deux personnes particulièrement proches d’elle : sa fille, Wanu Hafidh Ameir, et son gendre, Mohammed Mchengerwa. Ces nominations ont rapidement relancé le débat sur le népotisme au sein de la classe politique tanzanienne.
Wanu Hafidh Ameir devient vice-ministre de l’Éducation, des Sciences et de la Technologie Déjà députée, Wanu Hafidh Ameir, fille de la présidente, a été nommée vice-ministre (Deputy Minister) au ministère de l’Éducation, des Sciences et de la Technologie. Son entrée au gouvernement s’inscrit dans un vaste remaniement visant à renforcer les secteurs clés de l’éducation et de la recherche scientifique, mais son lien familial avec la cheffe de l’État suscite de nombreuses réactions. Pour certains analystes, sa nomination s’inscrit dans une continuité logique de sa carrière politique. Pour d’autres, elle soulève de sérieuses interrogations sur la séparation entre pouvoir familial et responsabilité publique. Mohammed Mchengerwa, le gendre, nommé ministre de la Santé Autre nomination hautement symbolique :Mohammed (ou Mohamed) Mchengerwa, mari de Wanu Hafidh Ameir et gendre de la présidente, obtient un portefeuille majeur, celui de ministre de la Santé. Ce ministère, stratégique notamment depuis la pandémie de COVID-19, joue un rôle central dans les politiques sociales et sanitaires du pays. Mchengerwa n’est pas un nouveau venu sur la scène politique tanzanienne. Il a déjà occupé plusieurs postes ministériels dans les gouvernements précédents. Cependant, son élévation à un poste aussi influent au moment même où sa femme entre également au gouvernement a amplifié les critiques. Une décision perçue comme du népotisme par une partie de l’opinion Ces nominations simultanées de deux membres de la famille présidentielle ont suscité des réactions vives. Plusieurs médias, analystes et membres de la société civile ont dénoncé un risque de concentration du pouvoir au sein du cercle familial, certains parlant ouvertement de dérive népotique. D’autres, en revanche, estiment que les deux personnalités disposent de qualifications suffisantes pour assumer leurs nouvelles responsabilités, et soulignent que la présidente a le pouvoir constitutionnel de choisir ses ministres. Un débat qui dépasse les frontières de la Tanzanie La question du népotisme dans les gouvernements africains n’est pas nouvelle. Les nominations opérées par Samia Suluhu Hassan relancent un débat plus large sur la gouvernance, la transparence et la nécessité de préserver l’indépendance des institutions par rapport aux intérêts familiaux. Pour l’heure, le gouvernement tanzanien reste ferme : les nominations ont été faites sur la base des compétences et de la vision du développement national. Reste à voir comment ces choix seront perçus à long terme par les citoyens, l’opposition et les partenaires internationaux. Oumy Thiare
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