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TV5MONDE, 03 Déc. 2025 Burundi, Togo, Venezuela... Les États-Unis de Donald Trump suspendent les demandes d'immigration en provenance de nouveaux pays Le gouvernement américain a suspendu les demandes d'immigration des ressortissants de dix-neuf pays, mardi 2 décembre, une semaine après l'attaque contre la Garde nationale à Washington. La liste cible principalement des pays d'Afrique et d'Asie.
L'administration Trump a suspendu les demandes d'immigration présentées par les ressortissants de dix-neuf pays, mardi 2 décembre, selon une note de service des Services de citoyenneté et d'immigration des États-Unis. L'agence a déclaré que "cette directive pourrait entraîner des retards dans le traitement de certaines demandes en attente et a mis en balance cette conséquence avec la nécessité urgente pour l'agence de s'assurer que les candidats soient contrôlés et sélectionnés dans toute la mesure du possible". Cette décision fait écho aux déclarations de Donald Trump après la fusillade qui a coûté la vie à deux membres de la Garde nationale à Washington, mercredi 26 novembre. Le suspect était un ressortissant afghan. Le président américain a promis de "chasser toute personne qui n'est pas un atout pour les États-Unis ou qui est incapable d'aimer notre pays". "Je vais suspendre définitivement l'immigration en provenance de tous les pays du tiers-monde afin de permettre au système américain de se rétablir complètement", avait-il écrit dans une longue diatribe sur son réseau Truth Social. "La citoyenneté est un privilège, pas un droit" "L'administration Trump met tout en œuvre pour s'assurer que les personnes qui obtiennent la citoyenneté soient les meilleures parmi les meilleures. La citoyenneté est un privilège, pas un droit", a déclaré Matthew Tragesser, porte-parole des Services de citoyenneté et d'immigration des États-Unis, qui a confirmé la suspension du processus. "Nous ne prendrons aucun risque lorsque l'avenir de notre nation est en jeu." La liste comprend certains des pays les plus pauvres et les plus instables au monde. Les dix-neuf pays concernés sont le Turkménistan ; l'Afghanistan ; l'Iran ; la Libye ; Myanmar ; l'Érythrée ; Cuba ; Haïti ; le Tchad ; le Soudan ; le Yémen ; le Laos ; la Somalie ; le Venezuela ; Sierra Leone ; le Togo ; le Burundi ; la République du Congo ; la Guinée équatoriale. "Rien n'est exclu tant que chaque étranger n'aura pas été contrôlé et soumis à un examen approfondi dans toute la mesure du possible." - Service de la citoyenneté et de l'immigration des États-Unis La suspension concerne divers processus d'immigration, notamment les demandes de carte verte et de citoyenneté américaine. Les responsables de l'administration Trump ont aussi annoncé la réévaluation des demandes d'asile accordées sous l'administration Biden. "Rien n'est exclu tant que chaque étranger n'aura pas été contrôlé et soumis à un examen approfondi dans toute la mesure du possible", a déclaré cette semaine le Service de la citoyenneté et de l'immigration des États-Unis dans un message publié sur les réseaux sociaux. Donald Trump s'attaque à la Somalie Le président américain a déclaré, le même jour, qu'il ne voulait pas d'immigrants somaliens aux États-Unis. Il a affirmé que les ressortissants de ce pays d'Afrique de l'Est, ravagé par la guerre, dépendaient trop du système de protection sociale américain et n'apportaient pas grand-chose aux États-Unis. La communauté somalienne aux États-Unis s'est formée dans les années 1990, dans le Minnesota et d'autres États. Mais Donald Trump, dans ses déclarations, n'a pas fait de distinction entre les Somaliens citoyens des États-Unis et ceux qui ne le sont pas encore. "Ils n'apportent rien. Je ne veux pas d'eux dans notre pays", a déclaré le président américain aux journalistes, après une réunion à la Maison Blanche. "Leur pays n'est pas bon pour une raison. Votre pays est nul et nous ne voulons pas d'eux dans notre pays", a-t-il ajouté. Plus d'un million de personnes affectées La secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a déclaré sur X qu'elle avait recommandé, lundi 1er décembre, à Donald Trump d'établir "une interdiction totale de voyager pour tous les pays qui inondent notre nation de tueurs, de parasites et de toxicomanes". En juin dernier, Donald Trump avait déjà signé un décret qui interdisait l'entrée aux États-Unis aux ressortissants de douze pays, dont l'Afghanistan, l'Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen, et restreignant partiellement l'entrée des ressortissants de sept autres pays : le Burundi, Cuba, le Laos, la Sierra Leone, le Togo, le Turkménistan et le Venezuela. Selon l'USCIS, plus de 1,4 million de personnes ont une demande d'asile en attente qui pourrait être affectée par cette suspension. Ces nouvelles mesures pourraient aussi toucher plus de 50 000 personnes qui ont obtenu l'asile sous l'administration Biden, d'après le New York Times. Lorène Bienvenu
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