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Melchior NDADAYE, Héros de la Démocratie & Prince Louis RWAGASORE, Héros de l’Indépendance

Feu Cyriaque SABINDEMYI, premier président de l'ARIB asbl


 

Umusambi (grue couronnée)

Sites touristiques

La Source du Nil : Petite pyramide à la fois indicative et commémorative, au sommet du mont Gikizi, à 2.145 mètres d'altitude. C'est au pied de cette montagne que surgit, d'abord frêle et timide, la source la plus méridionale du Nil, découverte en 1934 par l'explorateur allemand Burckhard Waldecker.

Pyramide "Source du Nil"

 

Au sud-est du Burundi, dans la province de Rutana, commune de Mpinga-Kayove, sur  la colline de Shanga, se trouvent les chutes et la grotte de Karera. Karera est constituée de quatre chutes d’eau qui sont d’une hauteur variant entre 30 et 60 mètres.

Les chutes de Karera

 

La Faille de Nyakazu, située en province de Rutana dans le Sud-Est du Burundi. L'histoire de cette faille débute en 1914, au début de la Première Guerre mondiale, Nyakazu était un poste militaire allemand construit pour contrôler toute la partie orientale du pays. Le plateau de Nkoma sur lequel il a été édifié aurait été, dit-on, entaillé par les bottes des soldats allemands en fuite devant les forces belges.

La "Faille des Allemands"

 

La "Pierre Stanley et Livingstone" à Mugere où l'explorateur Stanley rencontra le célèbre savant Livingstone le 25 novembre 1871.

Pierre 'Stanley-Livingstone

Info pratique

Kigali a cette fois-ci fait une erreur avec les Américains en prenant Uvira Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Afrique

Le Soir, 16/12/2025

En prenant Uvira, « c’est comme si Kagame avait fait un bras d’honneur à Trump »

Face à la pression américaine sur le Rwanda, l’AFC/M23 a communiqué son intention de retirer ses troupes d’Uvira dans le Sud-Kivu mais sous certaines conditions. Un répit qui est loin de garantir le retour de la paix dans la région, selon le chercheur Richard Moncrieff.

Ce mardi, l’AFC/M23 soutenu par le Rwanda a annoncé son intention de se retirer « unilatéralement » de la ville d’Uvira conquise seulement six jours plus tôt. L’événement avait provoqué un scandale international et la colère des Etats-Unis, moins d’une semaine après la signature d’un accord de paix entre le Rwanda et la RDC à Washington sous la médiation de Donald Trump.

La décision du M23 de faire machine arrière et de se retirer d’Uvira est inédite. Pourtant, selon Richard Moncrieff, chercheur et chef de projet chargé de l’Afrique des Grands Lacs à l’International Crisis Group, cette annonce ne garantit en aucun cas un retour prochain de la paix dans la région.

Cela fait des mois que la communauté internationale dénonce et sanctionne le Rwanda pour son implication avec l’AFC/M23. Pourquoi le M23 a-t-il cédé aux menaces américaines cette fois-ci ?

Vous avez raison de dire que la dénonciation internationale du rôle du Rwanda est relativement claire depuis la chute de Goma. Je pense notamment à la résolution du conseil de sécurité de l’ONU prise en février de cette année, sans effet sur la guerre. Jusqu’à présent, le M23 et le Rwanda n’ont jamais cédé le moindre territoire conquis, c’est donc assez intéressant de voir qu’ils se retirent pour la première fois de territoires conquis. Je crois que Kigali a cette fois-ci fait une erreur avec les Américains en prenant Uvira la semaine dernière. Jusqu’à la prise d’Uvira, le Rwanda avait mis Washington au pied du mur. Le Rwanda avait très bien compris les intentions profondes des représentants américains lorsque les USA ont accepté d’être le médiateur de paix avec la RDC. Ce qui intéresse surtout les Américains avec l’accord de Washington, c’est de présenter une victoire à Donald Trump, pas de démanteler le M23. L’objectif était seulement de faire cesser les combats, de créer un statu quo suffisamment stable pour que Trump puisse être présenté au monde entier comme un faiseur de paix. On arrive donc dans une situation où les Rwandais peuvent se permettre de dire aux Américains : « Ecoutez, nous sommes en RDC et il va falloir faire avec car on ne compte pas en bouger, mais voilà comment vous pouvez présenter la situation à votre président pour que vous puissiez tout de même vendre cela comme une victoire américaine. » Les Américains ont compris que Kigali ne partira pas du Kivu quoi qu’il arrive, mais prendre la ville d’Uvira seulement six jours après avoir serré la main de Donald Trump, c’est franchir une ligne rouge. C’est comme si Kagame avait fait un bras d’honneur au président Trump.

Les Etats-Unis ont-ils menacé le Rwanda de se retirer des accords économiques signés le 4 décembre pour faire pression ?

Je ne pense pas que les propositions d’investissement et d’intégration économique mises en avant par Washington soient suffisamment crédibles au niveau commercial pour faire pression directement sur le Rwanda. Cet accord ne prend de toute façon pas en compte la réalité économique des Grands Lacs : une zone encore hautement instable, avec de nombreux groupes armés en plus du M23. Je ne vois pas comment on pourrait envisager un investissement américain dans la zone sauf dans le scénario très théorique du retrait total du M23 de la province du Kivu. Ce qu’on constate, c’est que Michael Waltz, l’ambassadeur des Etats-Unis aux Nations unies, a été d’une fermeté exceptionnelle dans son intervention à l’ONU pour condamner l’attaque la semaine dernière et désigner le Rwanda comme responsable de la situation. Je suis presque certain que les condamnations publiques des Etats-Unis se sont accompagnées en coulisses d’appels téléphoniques entre Washington et Kigali et ce n’était sûrement pas pour échanger des mots doux.

Le retrait annoncé du M23 d’Uvira peut-il amorcer le début d’une désescalade de la violence dans le Kivu ?

Je crois que Kigali et le M23 sont très habiles pour faire des promesses et demander en échange des conditions impossibles à réaliser. Le Rwanda a passé ces quatre dernières années à mentir sur son implication dans la guerre. Si cette retraite d’Uvira se réalise, ce serait inédit, mais c’est encore loin d’être fait. Ce qu’on peut confirmer en observant ce qu’a fait Kigali ces dernières années, c’est qu’il veut le contrôle total des deux provinces du Kivu, dans la perspective de créer une zone d’influence exclusive et où le Burundi et l’Ouganda n’auraient pas le droit d’entrer. Le seul moyen d’arrêter le Rwanda et le M23, c’est de leur mettre encore plus de pression que maintenant. Et, sur le long terme, il faut évidemment que l’Etat congolais ait une armée digne de ce nom, qui peut défendre son territoire.

Correspondant à Kinshasa

 
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