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France Bleu, 29 décembre 2025 "Les enfants sont contents" : à Saint-Malo, une famille de réfugiés burundais trouve une maison grâce à la solidarité Cette famille de réfugiés politiques vivait depuis l'été 2025 entre la rue et les différentes familles d'enfants de l'école Montjoie de Saint-Malo, où les deux garçons et deux filles sont scolarisés. Ils ont maintenant "leur" pied à terre.
Une famille de réfugiés politiques a enfin un toit à Saint-Malo. La famille de Jean-Baptiste et Josette, arrivée du Burundi cet été, a emménagé vendredi 26 décembre 2025 dans une maison à côté de l'hippodrome. Maison dénichée par l'association Bienvenue, qui aide les réfugiés à se loger. C'est le soulagement pour les parents et leurs quatre enfants de 4, 6, 8 et 11 ans, après avoir passé près de six mois sans logement fixe. Pour y arriver, la famille a pu compter sur la mobilisation de plusieurs Malouins et Malouines. Tout a commencé en octobre : la famille n'a alors plus du tout de toit. Il n'y a plus assez de place chez le frère de Jean-Baptiste, qui les a un peu hébergés jusque-là. Il commence à faire frais pour dormir dehors, d'autant que la journée, le père suit une formation en bâtiment, et les quatre enfants vont à l'école. C'est justement vers l'école Montjoie que la famille cherche de l'aide. Une cagnotte pour remettre la maison en état Le père de famille explique sa situation à la directrice, qui alerte les parents d'élèves. Quatre familles décident alors d'accueillir ces réfugiés chez elles à tour de rôle pendant un peu plus d'un mois. "Une évidence", pour ces parents d'élèves. Mais ils ne s'arrêtent pas là. Très vite, ils se mettent en quête d'un logement pérenne pour Jean-Baptiste, sa femme Josette, et leurs quatre enfants. Ils se tournent vers l'association Bienvenue, à qui un promoteur décide de mettre à disposition une maison dont il ne se sert pas. Mais il fallait encore y faire d'importants travaux. Objectif : obtenir un logement social Les parents d'élèves lancent alors une cagnotte pour financer les travaux, et encore une fois la solidarité est au rendez-vous : 2.500 euros sont récoltés, de quoi permettre à un bénévole de tout remettre en état. Et à la famille de Jean-Baptiste d'emménager vendredi soir. "C'est bien, les enfants sont contents, ils peuvent dire à leurs copains 'Je rentre chez moi'", sourit le père de famille, qui remercie tous ces soutiens. L'objectif désormais est d'obtenir un logement social car cette maison ne sera pas éternellement à leur disposition. Un logement social auquel ils sont éligibles, compte tenu de leur titre de réfugiés politiques. D'autant que Jean-Baptiste, qui a validé sa formation en bâtiment, travaille désormais en intérim. Thomas Pinaroli |