|
RFI, 02/01/2026 RDC : Kinshasa exige une nouvelle fois le retrait de l’AFC/M23 de la ville d'Uvira En République démocratique du Congo (RDC), le gouvernement dénonce la poursuite de l’occupation illégale de certaines parties de son territoire par les forces rwandaises. Dans un communiqué publié mercredi 31 décembre, Kinshasa dénonce « l’extension progressive des zones occupées dans l’est du pays, notamment à Uvira et dans ses environs, avec une avancée vers le sud ». Les autorités congolaises exigent une nouvelle fois le retrait du groupe armé AFC/M23 – qui avait pourtant annoncé son départ de la ville entre les 17 et 18 décembre – et de l’armée rwandaise de son territoire.
Dans cette déclaration, le gouvernement congolais remet une nouvelle fois en cause le retrait unilatéral annoncé par le groupe armé d’Uvira et continue de demander le départ de l’AFC/M23 et de l’armée rwandaise de tous les territoires occupés. Kinshasa s’appuie sur la résolution 2773 des Nations unies votée en février 2025 par laquelle le Conseil de sécurité « condamne fermement l’offensive » lancée par le groupe armé avec le soutien des Forces de défense rwandaises et exige leur retrait immédiat. La RDC accuse Kigali d’avoir déployé trois nouveaux bataillons militaires dans l’est du pays. Selon le ministère congolais de la Communication, ces unités seraient positionnées sur les hauts plateaux d’Uvira, de Fizi et de Mwenga, « sous couvert du groupe Twirwaneho afin de masquer leur identité réelle et leurs responsabilités ». Plus d'un millier de civils tués dans la province du Sud-Kivu Les autorités congolaises évoquent enfin le bilan de la dernière offensive du groupe armé. Selon Kinshasa, près de 1 500 civils ont trouvé la mort dans les affrontements qui se sont déroulés depuis le 2 décembre. Les combats auraient fait 500 000 nouveaux déplacés, selon « des informations de la société civile, consolidées par certaines sources humanitaires et corroborées par les services étatiques ». De son côté, l’AFC/M23 accuse le gouvernement congolais de ne pas respecter les engagements qu'il a pris dans le cadre du processus de Doha présenté dès novembre comme une avancée structurante. Les responsables du mouvement armé évoquent notamment l’absence de libération des prisonniers politiques et des violations du cessez-le-feu. Avec notre correspondante à Kinshasa, Paulina Zidi |