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APAnews, 17 février 2026 La Tanzanie se prépare à devenir en 2029 membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, une étape importante qui devrait renforcer son influence internationale et lui permettre de défendre ses priorités en matière de sécurité et de développement.
L’entrée de la Tanzanie au Conseil de sécurité de l’ONU comme membre non pertinent, qui interviendra un an après la présidence tanzanienne de l’Union africaine prévue en 2028, est perçue comme une opportunité stratégique pour consolider la position du pays sur la scène mondiale et stimuler la prospérité économique à travers un environnement régional plus stable. Lors d’un point de presse à la State House de Dar es Salaam, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération en Afrique de l’Est, Mahmoud Thabit Kombo, a souligné que ce siège offrira à la Tanzanie une plateforme privilégiée pour défendre ses intérêts nationaux et régionaux, notamment en matière de paix, de sécurité et d’intégration économique rapporte le quotidien Daily News. Selon lui, la stabilité régionale contribue directement à réduire les coûts logistiques et opérationnels, favorisant ainsi le commerce, les investissements et le développement des infrastructures stratégiques, y compris les activités du port de Dar es Salaam, carrefour commercial clé en Afrique de l’Est. Le chef de la diplomatie tanzanienne a également mis en avant le lien entre paix, stabilité et notation de crédit internationale. Une amélioration de la sécurité nationale réduit la perception du risque et facilite l’accès à des financements abordables, tandis que l’instabilité accroît les coûts d’emprunt et freine les investissements. Le Conseil de sécurité des Nations Unies, composé de cinq membres permanents – la Chine, la France, la Russie, le Royaume-Uni et les États-Unis – et de dix membres non permanents élus pour deux ans, demeure l’organe principal chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Sur le plan continental, la présidente Samia Suluhu Hassan devrait prendre la tête de l’Union africaine en 2028, devenant ainsi la troisième dirigeante tanzanienne à occuper cette fonction après Jakaya Kikwete en 2008 et Julius Nyerere en 1984. Lors de la 39e session ordinaire de l’UA, la présidente Samia a été désignée championne de l’organisation pour la santé maternelle et infantile ainsi que pour la promotion de la cuisine et de l’énergie propres en Afrique, en reconnaissance des efforts engagés à travers des initiatives comme le programme M-Mama visant à réduire la mortalité liée à la grossesse. Les autorités tanzaniennes mettent en avant des résultats significatifs dans le secteur de la santé, avec une baisse marquée du taux de mortalité maternelle ces dernières années. Parallèlement, les États membres de l’UA ont convenu d’augmenter les financements alloués aux secteurs prioritaires, notamment la santé, l’éducation et l’agriculture, afin de soutenir les objectifs de développement continental à l’horizon 2030. RNK/Sf/APA |