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@rib News, 02/03/2026 – Source Reuters Les États-Unis imposent des sanctions à l'armée rwandaise en raison des combats dans l'est de la République démocratique du Congo Les États-Unis ont annoncé lundi l'imposition de sanctions à l'encontre des Forces de défense du Rwanda ainsi que de hauts responsables militaires, en raison de leur implication dans les combats persistants dans l'est de la République démocratique du Congo, réclamant leur retrait immédiat de cette région riche en ressources minérales.
Le Rwanda rejette depuis longtemps les accusations de la RDC, de l'ONU et des puissances occidentales selon lesquelles il soutient le groupe rebelle AFC/M23, responsable d'une offensive éclair l'année dernière et qui contrôle aujourd'hui plus de territoires dans l'est de la RDC que jamais auparavant. Mais le Trésor américain a déclaré lundi que les succès des rebelles auraient été impossibles sans l'appui du Rwanda. Le Département d'État a affirmé de son côté que le soutien rwandais avait permis des "violations horribles des droits humains". Dans une déclaration transmise par courriel à Reuters, le gouvernement rwandais a estimé que ces sanctions visaient injustement une seule partie du processus de paix et "déforment la réalité ainsi que les faits du conflit". Le communiqué précise que Kigali est "pleinement engagé dans le désengagement de ses forces, parallèlement à la mise en œuvre par la RDC de ses obligations" dans le cadre de la médiation menée par les États-Unis, mais accuse Kinshasa de ne pas respecter ses engagements, notamment celui de cesser tout soutien aux milices. Le gouvernement congolais a salué les sanctions, les qualifiant de "signal fort en faveur du respect" de son intégrité territoriale et de sa souveraineté. Un porte-parole de l'AFC/M23 n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire. Parmi les responsables rwandais sanctionnés figurent le chef d'état-major de l'armée, Vincent Nyakarundi, ainsi que le chef d'état-major de la défense, le commandant des forces d'opérations spéciales et le commandant de la 5e division d'infanterie, selon le Trésor américain. LES EFFORTS DE MÉDIATION N'ARRÊTENT PAS LES COMBATS Le Rwanda et la RDC avaient signé un accord de paix à Washington en décembre, dans le cadre des efforts du président américain Donald Trump pour instaurer la paix dans la région et attirer des milliards de dollars d'investissements occidentaux. Cependant, quelques jours seulement après cette cérémonie, les rebelles de l'AFC/M23 sont entrés dans la ville d'Uvira, à l'est du Congo, près de la frontière burundaise, marquant la plus grande escalade du conflit depuis des mois. Ils s'en sont ensuite retirés sous la pression américaine, mais le Trésor américain a prévenu lundi que la présence persistante des rebelles près de la frontière du Burundi "fait planer le risque d'une escalade du conflit vers une guerre régionale plus large". Les combats se poursuivent sur plusieurs fronts dans l'est du Congo. Ce week-end, des responsables congolais ont accusé l'AFC/M23 d'avoir lancé une attaque de drone sur l'aéroport de la ville stratégique de Kisangani, à plusieurs centaines de kilomètres de toute ligne de front active. L'AFC/M23 a revendiqué l'attaque lundi soir. Source Reuters - Traduit par Zonebourse |