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APAnews, 03 mars 2026 ONU : Macky Sall officiellement candidat au poste de SG APA-Dakar (Sénégal) | L’ancien président sénégalais est entré dans la course à la succession d’António Guterres. Sa candidature, portée par le Burundi au nom de l’Union africaine, a été formellement enregistrée à New York, selon des sources concordantes.
L’ancien président sénégalais Macky Sall (2012-2024) est officiellement candidat au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), rapportent plusieurs médias internationaux et africains.
Selon l’agence britannique Reuters, sa candidature a été formellement notifiée le 2 mars par le Burundi, conformément aux règles qui exigent qu’un État membre propose officiellement un candidat. La même source précise que cette étape marque l’ouverture du processus de consultations en vue de la succession de l’actuel Secrétaire général, António Guterres, dont le mandat s’achève le 31 décembre 2026.
Des médias sénégalais, dont Seneweb et PressAfrik, indiquent pour leur part que le dossier de candidature a été déposé au siège de l’ONU à New York par le président burundais Évariste Ndayishimiye, en sa qualité de président en exercice de l’Union africaine (UA), traduisant ainsi l’appui institutionnel de l’organisation continentale à l’ancien chef de l’État sénégalais. Parallèlement, d’autres candidatures ont été confirmées ou officiellement notifiées. L’Argentin Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique depuis 2019, a été proposé par l’Argentine le 26 novembre 2025 et a déclaré à Reuters le 3 septembre qu’il se porterait candidat. L’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet a été désignée candidate par le Chili, le Brésil et le Mexique le 2 février ; elle a été Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme (2018-2022) et directrice exécutive d’ONU Femmes (2010-2013). Le président costaricien Rodrigo Chaves a annoncé que l’ancienne vice-présidente Rebeca Grynspan, actuellement secrétaire générale de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), représenterait le Costa Rica. Le processus de désignation prévoit que le Conseil de sécurité des Nations Unies recommande un candidat à l’Assemblée générale des Nations unies, qui procède ensuite à la nomination formelle. D’ici là, des auditions publiques et des consultations diplomatiques sont attendues entre les États membres. Au Sénégal, la candidature suscite des réactions contrastées dans la classe politique et l’opinion, relèvent également plusieurs médias locaux. AC/sF/APA
RFI, 03/03/2026 La candidature de Macky Sall pour le poste de Secrétaire général de l'ONU proposée par le Burundi Le Burundi a présenté lundi 2 mars la candidature de Macky Sall pour succéder à Antonio Guterres à la tête de l’ONU. Un nouveau Secrétaire général des Nations Unies doit être désigné le 1er janvier prochain. L’ancien président sénégalais rejoint les deux autres pour l’instant nommé : l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet et le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Argentin Rafael Grossi. L’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet et le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Argentin Rafael Grossi sont tous deux originaires d’Amérique latine, la région qui réclame d’obtenir le poste de Secrétaire général des Nations Unies cette fois-ci. De nombreux États plaident également pour qu’une femme soit nommée pour la première fois. Or Macky Sall ne remplit aucun des deux critères. Ses partisans estiment que dans le climat géopolitique actuel, il a toutes ses chances. Si l’ensemble du Conseil de sécurité élira le futur Secrétaire général, ce sont vraiment les 5 membres permanents, avec leurs droits de veto, qui décideront qui prendra la tête de l’ONU. Les conseillers de Macky Sall le savent, et mettent en avant tout d’abord qu’il n’a lui pas de contentieux avec aucun de ces « P5 », Chine, États-Unis et Russie pouvant être particulièrement rancuniers. Une femme à la tête de l'ONU ? Xi Jinping avait co-présidé avec lui le forum Chine-Afrique, Vladimir Poutine avait apprécié sa neutralité et ses abstentions lorsque le Conseil des droits de l’homme cherchait à sanctionner la Russie. Ensuite, la composition du Conseil pourrait être favorable à l’ancien chef d’État sénégalais : 3 membres africains siègent au Conseil cette année, Bahreïn et le Pakistan sont tous deux membres de l’Organisation de la coopération islamique, une instance que Macky Sall connaît bien. Lorsqu’on fait remarquer qu’il est un homme alors que depuis 10 ans, on chuchote à l’ONU qu’il serait temps qu’une femme prenne la tête de l’organisation, on réplique que Washington refuserait toute candidate, et que Michelle Bachelet est de toute façon détestée par les Chinois et les Russes. Peu importe qu’il soit accusé par le nouveau président sénégalais d’agissements coupables dans la gestion des affaires, venant du Sud global, Macky Sall compte se présenter en candidat du consensus - un concept qui a disparu depuis 5 ans au moins à l’ONU. Sa première étape sera de faire endosser sa candidature par toute l’Union africaine. Avec notre correspondante à New York, Carrie Nooten |