|
APAnews, 12 mars 2026 APA-Bujumbura (Burundi) | Le Burundi fait face à une crise humanitaire et sanitaire majeure avec l’arrivée de plus de 100 000 réfugiés congolais depuis la fin de 2025. Ces populations fuient la reprise des violences dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), notamment au Sud-Kivu, où les affrontements entre groupes armés et forces gouvernementales ont déplacé des dizaines de milliers de personnes.
Le conflit en RDC, notamment au Sud-Kivu, qui s’inscrit dans un cycle prolongé d’insécurité marqué par l’activité des milices, les violences intercommunautaires et la faiblesse de l’État, touche surtout les femmes et les enfants, principaux réfugiés vers le Burundi.
Les réfugiés sont concentrés dans des sites surpeuplés comme Busuma qui accueille plus de 75 000 personnes vivant dans des conditions précaires. Cette arrivée massive met sous pression le système de santé burundais, déjà fragilisé par le choléra, la peste porcine africaine, l’insécurité alimentaire et les déplacements liés au changement climatique. Réponse de l’OMS L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déployé des cliniques d’urgence et lancé des campagnes de vaccination dans les communautés frontalières. Dans un communiqué, l’OMS a précisé que ses équipes à Busuma avaient assuré : plus de 16 000 consultations médicales, 78 accouchements sans complications, et la vaccination de plus de 28 000 enfants contre la rougeole. Les équipes fournissent également un soutien psychologique et un dépistage de la malnutrition. Lors d’une visite sur le terrain, le Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, Mohamed Janabi, a rencontré les autorités burundaises pour assurer un soutien continu. Il a déclaré : « Aucune famille ne devrait être privée d’accès aux soins simplement parce qu’elle a été contrainte de fuir son foyer. » Il a souligné que l’OMS reste déterminée à soutenir le Burundi dans la fourniture de services de santé vitaux aux réfugiés et aux communautés d’accueil, tout en renforçant la préparation face aux futures menaces sanitaires. L’agence a également intensifié la surveillance des maladies, la mobilisation communautaire dans les districts à haut risque et a livré 24 tonnes de médicaments essentiels et des véhicules d’urgence pour renforcer la riposte nationale. JN/fss/te/Sf/APA |