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@rib News, 17/03/2026 – Source Reuters République du Congo : Sassou réélu avec près de 95 % des voix lors d'un scrutin verrouillé Le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, a été réélu avec 94,82 % des suffrages, a annoncé la télévision d'Etat mardi, prolongeant ainsi son règne de près de 42 ans à la tête de ce producteur de pétrole d'Afrique centrale.
Les diplomates et les analystes politiques s'attendaient à une victoire facile pour Sassou, 82 ans, qui faisait face à six rivaux peu connus dans une course dont les préparatifs ont été étroitement contrôlés par le Parti congolais du travail au pouvoir. Les principaux partis d'opposition ont choisi de ne pas présenter de candidats, invoquant un manque de transparence, tandis que deux des figures les plus marquantes de l'opposition, le général Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, sont emprisonnés depuis près d'une décennie. En amont du vote, des militants des droits de l'homme ont été arrêtés, plusieurs partis d'opposition ont été suspendus et les rassemblements publics ont été placés sous haute surveillance, a déclaré le militant congolais des droits de l'homme Joe Washington Ebina. Le scrutin de dimanche a été marqué par l'ouverture tardive de certains bureaux de vote et une coupure nationale de l'internet. La télévision d'Etat a fait état mardi d'un taux de participation de 84,65 %, bien que de nombreux bureaux de vote à Brazzaville aient présenté des files d'attente réduites, voire inexistantes, le jour de l'élection. Le concurrent le plus proche de Sassou, Mabio Mavoungou Zinga, 69 ans, inspecteur des douanes à la retraite et ancien député, a obtenu 1,48 % des voix. Les candidats battus disposent de cinq jours pour déposer un recours, et la Cour constitutionnelle a 15 jours pour les examiner avant de publier les résultats définitifs. UN NOUVEAU MANDAT CENSE ETRE LE DERNIER DE SASSOU Sassou est un ancien parachutiste qui a pris le pouvoir en 1979. Il a perdu les premières élections multipartites du Congo en 1992, mais a repris le pouvoir en 1997 après une guerre civile. Un changement constitutionnel en 2015 a supprimé la limite du nombre de mandats et le plafond d'âge présidentiel, lui permettant de briguer trois mandats supplémentaires de cinq ans. Ce dernier mandat est censé être son dernier, ce qui renforce l'attention portée sur la succession au sein du parti au pouvoir. L'économie, fortement dépendante du pétrole, s'est stabilisée ces dernières années après une décennie de ralentissement. Le Congo a achevé avec succès un programme de trois ans du FMI l'année dernière. Cependant, plus de la moitié de la population vit dans la pauvreté, selon la Banque mondiale, et de nombreux Congolais n'ont pas d'accès fiable à l'électricité, à l'eau courante et aux soins de santé de base. Le Congo est également confronté à des allégations persistantes de corruption, les procureurs français et américains enquêtant sur des avoirs détenus à l'étranger par des membres de la famille proche de Sassou.
APAnews, 17 mars 2026 Sassou Nguesso réélu avec plus de 94 % des voix (provisoire) APA-Brazzaville (Congo) | Le président sortant congolais a été largement reconduit à l’issue du scrutin du 15 mars, marqué par un boycott partiel de l’opposition et des critiques sur le climat électoral. Le président sortant Denis Sassou Nguesso a été réélu dès le premier tour de l’élection présidentielle du 15 mars 2026 avec 94,82 % des suffrages, selon les résultats provisoires annoncés par le ministère de l’Intérieur. Son principal adversaire, Mabio Mavoungou Zinga, n’a recueilli qu’environ 1,48 % des voix, tandis que les autres candidats ont obtenu des scores marginaux, dans un scrutin dominé par le chef de l’État sortant. Le taux de participation a été officiellement établi à 84,65 %, bien que plusieurs observations locales fassent état d’une mobilisation plus faible, notamment dans la capitale Brazzaville. Âgé de 82 ans, Denis Sassou Nguesso entame ainsi un cinquième mandat consécutif, prolongeant une longévité au pouvoir de plus de quatre décennies, entamée en 1979 et interrompue brièvement dans les années 1990. Le scrutin s’est tenu dans un contexte politique tendu, marqué par le boycott de plusieurs partis d’opposition, l’absence de figures majeures – certaines étant en prison ou en exil – ainsi que par une coupure d’internet le jour du vote, suscitant des interrogations sur la transparence du processus. Malgré ces critiques, les autorités congolaises défendent la régularité du scrutin. Les résultats provisoires doivent encore être validés par la Cour constitutionnelle dans les prochains jours, tandis que les candidats disposent d’un délai légal pour introduire d’éventuels recours. Ce nouveau mandat intervient dans un contexte socio-économique difficile pour le pays pétrolier, où plus de la moitié de la population vit encore dans la pauvreté, en dépit d’une relative stabilisation économique récente. AC/Sf/APA |