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@rib News, 15/04/2026 – Source Reuters La RDC s'apprête à recevoir un premier groupe d'expulsés des États-Unis cette semaine, selon des sources La République démocratique du Congo devrait accueillir plus de 30 personnes expulsées des États-Unis cette semaine, ont indiqué quatre sources à Reuters. Il s'agit de l'exemple le plus récent du recours par Washington à des accords avec des gouvernements africains pour accélérer les renvois de migrants.
Les expulsés sont tous originaires de pays autres que le Congo, et certains au moins proviennent d'Amérique centrale et du Sud, selon une source et des documents judiciaires américains. Une source proche du dossier a évoqué un total de 37 personnes, tandis qu'une autre a avancé le chiffre de 45. Ils seront les premiers à atterrir dans ce pays d'Afrique centrale dans le cadre d'un accord avec l'administration Trump annoncé le 5 avril, deux jours après que Reuters a rapporté que les deux pays négociaient un protocole pour que le Congo reçoive des expulsés de pays tiers. Cette initiative coïncide avec les efforts de l'administration Trump pour mettre en oeuvre un accord de paix négocié par les États-Unis entre le Congo et le Rwanda. Ce plan vise à mettre fin aux combats avec les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda dans l'est du Congo, qui ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés. Elle fait également suite à la signature d'un partenariat stratégique accordant aux États-Unis un accès préférentiel aux minerais critiques du Congo. Le calendrier de l'arrivée des expulsés et les détails sur leurs conditions d'hébergement au Congo n'avaient pas été divulgués auparavant. Les expulsés devraient atteindre le Congo d'ici vendredi et être logés dans un hôtel proche de l'aéroport principal de Kinshasa, ont précisé trois des sources, s'exprimant sous couvert d'anonymat en raison de la sensibilité de l'opération, laquelle a suscité les critiques d'organisations de défense des droits de l'homme et de politiciens de l'opposition congolaise. Les États-Unis ont déjà envoyé des expulsés de pays tiers vers des États africains, notamment le Ghana, le Cameroun, la Guinée équatoriale et l'Eswatini, s'attirant les critiques d'experts juridiques et d'ONG sur le fondement juridique de ces transferts et le traitement des personnes envoyées dans des pays dont elles n'ont pas la nationalité. Certains expulsés ont ensuite été renvoyés dans leur pays d'origine, en dépit d'une protection ordonnée par la justice américaine visant précisément à empêcher une telle issue. Un porte-parole du gouvernement congolais n'a pas répondu immédiatement aux demandes de commentaires mardi. Kinshasa a précédemment souligné qu'aucune dépense ne serait engagée par l'État dans le cadre de cet accord sur les expulsés de pays tiers avec les États-Unis. Un porte-parole du Département d'État a déclaré que Washington n'avait "aucun commentaire sur les détails de nos communications diplomatiques avec d'autres gouvernements". INCERTITUDE SUR LE PLAN À LONG TERME L'hôtel situé près de l'aéroport de Kinshasa ne doit héberger les expulsés que pendant 10 à 15 jours, a indiqué l'une des sources à Reuters. Cette source n'a pas été en mesure de préciser ce qu'il adviendra d'eux après cette période. L'établissement restera ouvert aux autres clients et les expulsés seront libres de leurs mouvements, ont déclaré un diplomate et une source humanitaire de haut rang. Les expulsés seront logés dans des chambres individuelles et bénéficieront de deux repas par jour. Le site est sécurisé par la police nationale congolaise et une société de sécurité privée. Ni Washington ni Kinshasa n'ont précisé combien d'expulsés seraient finalement envoyés au Congo. UNE AGENCE DE L'ONU POUR ASSISTER LES EXPULSÉS Les personnes arrivant cette semaine recevront l'assistance de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), liée à l'ONU, selon deux sources. L'OIM a également fourni une aide aux expulsés de pays tiers envoyés par les États-Unis en Eswatini et au Cameroun. L'OIM a déclaré dans un communiqué qu'elle ne jouait aucun rôle dans les expulsions elles-mêmes, lesquelles relèvent des deux gouvernements. Elle a précisé qu'elle pourrait, à la demande des autorités congolaises, fournir une "assistance humanitaire post-arrivée". Une source au sein de l'OIM avait indiqué à Reuters au début du mois que l'accord d'expulsion entre les États-Unis et le Congo pourrait concerner des migrants d'Amérique du Sud, notamment des Vénézuéliens. Reuters a identifié au moins quatre migrants dont les avocats ont été informés par les services d'immigration américains (ICE) qu'ils seraient expulsés vers le Congo cette semaine. Ils sont originaires de Colombie, du Pérou, du Chili et du Guatemala. Une ordonnance judiciaire du 8 avril émanant d'un juge fédéral de Californie, consultée par Reuters, indique que le gouvernement américain prévoyait de renvoyer un migrant péruvien vers le Congo. Ce dernier avait vu sa demande d'asile rejetée, mais avait obtenu une protection contre l'expulsion vers le Pérou par crainte de persécutions. Source Reuters - Traduit par Zonebourse |