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Science et vie, 20 Avr 2026 Au Burundi, une maladie inconnue ayant déjà fait cinq morts inquiète l'OMS qui n'a pas encore réussi à identifier l'agent pathogène Une maladie inconnue frappe le nord du Burundi. Cinq morts, trente-cinq cas et zéro diagnostic pour l'instant. Une maladie inconnue frappe le district de Mpanda dans le nord du Burundi. Cinq personnes sont mortes. Trente-cinq autres ont contracté la maladie. Les autorités sanitaires burundaises et l'Organisation mondiale de la santé multiplient les tests. Aucun pathogène connu n'a encore été identifié.nales.
Ce que l'on sait sur les cas et les symptômes dans le nord du Burundi Les autorités ont lancé l'alerte le 31 mars 2026. Les cas se concentrent principalement au sein d'un même foyer et parmi ses contacts proches, ce qui suggère une transmission par contact direct plutôt qu'une diffusion large dans la population. Les autorités n'ont signalé aucun cas hors du Burundi à ce jour. Les équipes mènent les analyses en collaboration avec des laboratoires de la République démocratique du Congo voisine. Les symptômes rapportés sont sévères. Les patients présentent de la fièvre, des vomissements, des diarrhées, du sang dans les urines, de la fatigue et des douleurs abdominales. Dans les cas les plus graves, l'affection provoque également une jaunisse et une anémie. Ces signes indiquent une atteinte potentielle de plusieurs organes. Pourquoi écarter Ebola et Marburg ne suffit pas à rassurer l'OMS Les laboratoires ont écarté les pathogènes les plus redoutés. Les tests ont exclu Ebola, la maladie à virus Marburg, la fièvre de la Vallée du Rift, la fièvre jaune et la fièvre hémorragique de Crimée-Congo. C'est une bonne nouvelle immédiate car ces maladies comptent parmi les plus contagieuses et les plus létales connues. Toutefois l'absence de diagnostic positif n'est pas une absence de danger. Selon l'OMS, des investigations complémentaires sont en cours pour déterminer la cause exacte. La ministre burundaise de la Santé, Dr Lydwine Badarahana, a indiqué dans un communiqué officiel que le gouvernement prenait toutes les mesures nécessaires pour protéger la santé publique. La cause pourrait être infectieuse, bactérienne ou même environnementale comme une contamination aux métaux lourds ou aux pesticides. Un pays déjà fragilisé par le paludisme, le choléra et mpox Le Burundi est l'un des pays les plus pauvres au monde avec un produit intérieur brut par habitant de 238 dollars en 2022. Plus de 90 % de sa population de 12,6 millions d'habitants vit en milieu rural. D'après le rapport OMS Country Disease Outlook publié en août 2023, le paludisme représentait 3,7 millions de cas et près de 6 000 décès en 2021. Le système de santé supporte par ailleurs une charge épidémique considérable. Le choléra a connu une recrudescence récente. Le Burundi fait également partie d'un foyer multi-pays de mpox actif depuis plusieurs années, avec des cas rapportés aussi à Madagascar, en RDC, au Kenya et au Libéria. Or le district de Mpanda borde la RDC, une zone à fort mouvement transfrontalier. Dès lors une identification rapide du pathogène reste la priorité absolue des équipes sur place pour éviter toute propagation au-delà des frontières nationales. |