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20 Minutes, 21 avril 2026 Les collectifs s'activent contre les renvois forcés au Burundi Des manifestations ont lieu à Genève et Lausanne pour dénoncer des expulsions jugées dangereuses. La Confédération maintient que ces renvois sont légaux. La politique d’asile suisse envers le Burundi fait face à une contestation croissante. Le suicide d’un requérant débouté à Zurich le 5 avril a ravivé les critiques, tandis que plusieurs arrestations récentes et la perspective d’un vol spécial vers Bujumbura prévu vendredi inquiètent les milieux associatifs.
Un collectif d’organisations suisses et burundaises a adressé une lettre urgente aux autorités, dénonçant une mise en danger des personnes renvoyées. « J’ai participé en Suisse à des manifestations contre la politique du Burundi. Dès que je poserai le pied là-bas, je serai emprisonné, c’est sûr à 100%. Ensuite, la torture, voire la mort, qui sait ce qui m’attend ? », a confié un requérant actuellement en détention à nos confrères du «Temps». Une première prise de parole des milieux associatifs a eu lieu à Lausanne lundi, lors de la manifestation Stop Pillage. Un second rassemblement a eu lieu mardi devant le Grand Conseil vaudois, tandis qu'une action est attendue mardi à 19h à Bel-Air. À la prison de la Favra à Genève, deux personnes au moins sont en détention en vue de leur expulsion, selon le collectif Solidarité Tattes. Les organisations pointent des risques de violences et de disparitions forcées et demandent la suspension immédiate des renvois. Elles affirment que la Suisse serait le seul pays européen à procéder à de telles expulsions. De son côté, le Secrétariat d’État aux migrations maintient que ces renvois sont «en principe licites et exigibles» selon la jurisprudence. Les cantons, chargés de leur exécution, soulignent ne disposer d’aucune marge de manœuvre, alors que la pression politique et associative s’intensifie. (gni)
Le Temps, 20 avril 2026 Le renvoi forcé par la Suisse de requérants d’asile vers le Burundi suscite la controverse Le suicide d’un requérant d’asile à Zurich et l’organisation d’un vol spécial suscitent une vive réaction des milieux de défense des migrants. Alors que les collectifs dénoncent une mise en danger de mort, les autorités fédérales maintiennent leur ligne La politique d’asile de la Confédération à l’égard du Burundi traverse une zone de fortes turbulences. Le 5 avril dernier à Zurich, le suicide d’un ressortissant burundais débouté a agi comme un détonateur pour les organisations de soutien aux migrants. Selon le collectif Droit de rester, ce drame illustrerait la détresse psychologique extrême de requérants confrontés à une perspective de retour forcé. Dans le canton de Vaud, le mouvement s’est durci après le signalement, par ces mêmes organisations, de cinq tentatives d’arrestation policière jeudi dernier. [...] Aïna Skjellaug |