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Tribune de Genève, 21.04.2026 Rassemblement contre les expulsions vers le Burundi Près de 80 personnes ont manifesté à Bel-Air contre le renvoi d’une dizaine de requérants d’asile burundais vers leur pays d’origine. À l’appel de l’association Solidarité Tattes, environ 80 manifestants se sont rassemblés ce mardi soir pour protester contre l’expulsion de onze requérants d’asile originaires du Burundi dans la nuit, à 2 heures du matin. Ils demandent aux autorités fédérales de stopper les renvois vers ce pays dirigé par un régime dictatorial.
«Nous sommes ici pour lutter contre une réalité horrible, rageante. Parmi les personnes renvoyées cette nuit, deux d’entre elles étaient détenues à l’établissement de Favra, à côté de la prison de Champ-Dollon», rappelle Louise Wehrli, membre de Solidarité Tattes. L’ONU étudie les renvois L’association relate que la Suisse est le premier pays européen à effectuer des renvois vers le Burundi depuis la tentative de coup d’État dans ce pays d’Afrique de l’Est en 2015. «Pourtant, plusieurs expulsions vers cet État sont bloquées par l’ONU, relève Louise Wehrli. Cela montre bien que cet endroit n’est pas sûr pour les opposants au régime!» Le gouvernement burundais scruterait même les manifestations en Suisse, pour faire pression sur les personnes exilées. Dans le rassemblement de ce mardi, plusieurs réfugiés masquent leur visage, afin d’éviter des représailles. Solidarité Tattes appelle donc le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) à stopper sa politique des renvois vers le Burundi. Il demande aussi aux élus de faire pression sur la Confédération et étrille l’«inaction» des cantons romands. Le rassemblement se conclut au son des slogans «Stop aux renvois!» et «Honte à la Suisse!». Emilien Ghidoni |