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APAnews, 01 mai 2026 RDC : sanctions US contre Joseph Kabila liées à l’AFC/M23 APA-Kinshasa (RDC) 01 mai 2026 | Les États-Unis ont annoncé des sanctions contre l’ancien président congolais Joseph Kabila, qu’ils accusent de soutenir la rébellion de l’AFC/M23, active dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
Selon le département du Trésor américain, qui a pris des mesures à son encontre, l’ex-chef d’État congolais Joseph Kabila aurait apporté un appui financier et logistique au mouvement armé AFC/M23, tout en cherchant à influencer certaines composantes des forces de sécurité congolaises. Washington estime que ces actions contribuent à l’instabilité persistante dans les provinces orientales du pays, en proie à des violences récurrentes. En conséquence, les autorités américaines ont décidé de geler les avoirs de Joseph Kabila sous juridiction américaine et d’interdire toute transaction avec des entités ou citoyens des États-Unis. Cette mesure vise à limiter ses capacités d’action sur le plan financier et à accroître la pression sur les acteurs impliqués dans le conflit. Le gouvernement du président Félix Tshisekedi a salué cette décision, la présentant comme un signal fort de la communauté internationale face à la dégradation de la situation sécuritaire dans l’est du pays. De son côté, l’entourage de Joseph Kabila rejette ces accusations, dénonçant une initiative à caractère politique. Ces sanctions s’inscrivent dans une série de mesures prises par Washington contre plusieurs acteurs liés aux violences dans l’est de la RDC, où les affrontements impliquant notamment l’AFC/M23 continuent de provoquer des déplacements massifs de populations et une grave crise humanitaire. TE/Sf/APA
@rib News, 01/05/2026 – Source AFP Joseph Kabila sanctionné par Washington : "Ceux qui continuent de semer l'instabilité devront rendre des comptes" Washington affirme que Joseph Kabila cherche à "déstabiliser le gouvernement de RDC en soutenant le M23 et l'AFC" Les Etats-Unis ont sanctionné jeudi l'ancien président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila, qu'ils accusent de "semer l'instabilité" dans son pays via un soutien au groupe armé M23, a appris l'AFP de source officielle. M. Kabila, qui a dirigé la RDC de 2001 à 2019, est désormais sur la liste noire des personnalités frappées de sanctions économiques par le service gouvernemental américain OFAC. "Le président Trump oeuvre en faveur de la paix en République démocratique du Congo et a clairement indiqué que ceux qui continuent de semer l'instabilité devront rendre des comptes", affirme le ministre américain des Finances Scott Bessent, qui chapeaute l'OFAC, dans un communiqué vu à l'avance par l'AFP. Dans ce texte, Washington affirme que l'ex-dirigeant cherche à "déstabiliser le gouvernement de RDC en soutenant le M23 et l'AFC" (Alliance Fleuve Congo), son bras politique. "Grâce au soutien financier et politique de M. Kabila, ces groupes sont les principaux vecteurs de violence et d'instabilité dans la région", dénonce le porte-parole du département d'Etat Thomas Pigott dans un communiqué séparé, qui a aussi été diffusé en français. Fin septembre, la justice congolaise a condamné M. Kabila par contumace à la peine de mort pour "complicité" avec le M23, qui veut renverser le président Félix Tshisekedi et est soutenu par le Rwanda. Quelques semaines plus tard, Kigali et Kinshasa ont signé à Washington un fragile accord de paix sous l'égide du président Donald Trump. Cet accord comporte une contrepartie économique visant à assurer à l'industrie de pointe américaine un approvisionnement en minerais stratégiques dont les sous-sols congolais regorgent. Fils de Laurent-Désiré Kabila, rebelle ayant fait tomber le dictateur Mobutu Sese Seko, Joseph Kabila a hérité du pouvoir en 2001 après l'assassinat de son père. En 2019, après deux mandats, il a quitté le pouvoir en laissant la place à Félix Tshisekedi. Expert dans l'art de manier le secret, il est resté très discret ces dernières années sur ses nouveaux lieux d'attache, faisant quelques apparitions notamment en Afrique du Sud et en Namibie. L'an dernier, il a fait une apparition surprise à Goma, fief du M23 dans l'est de la RDC, après que le groupe armé et ses alliés se sont emparés de vastes pans de territoires le long de la frontière rwandaise face à une armée congolaise dépassée. Il a été qualifié de "sujet rwandais" par le pouvoir en place à Kinshasa. Les sanctions américaines impliquent un gel des avoirs éventuellement détenus par M. Kabila aux Etats-Unis et interdisent aux entreprises et citoyens américains de commercer avec lui. Les Etats-Unis ont également pris récemment des sanctions contre l'armée rwandaise pour sa proximité avec le M23, provoquant la colère de Kigali. |