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@rib News, 01/05/2026 Un génocide a été perpétré contre la population Hutu du Burundi en 1972 et le monde continue à se taire dans toutes les langues ! Par JP Mbona, 29 avril 2026 Mensonges, demi-vérités, simulacre d’enquête et de justice, hypocrisie, demi- ou fausses mesures politiques de reconstruction /réconciliation, semblant d’unité et de paix sociale, oubli, deuil impossible, cicatrices et traumatismes individuels et collectifs incurables ou non encore traités, biens accaparés et jamais rendus, charniers ensauvagés pour seules sépultures, liens sociaux compromis car sociologie hypothéquée, veuves et orphelins par milliers et inconsolés jusqu’à date, victimes connues et responsables plus ou moins identifiés mais jamais incriminés, biens meubles et immeubles, propriétés foncières et comptes bancaires spoliés sans vergogne, statistiques fausses, biaisées ou inconnues, des « ethnies » qui n’en sont pas… On pourrait en rajouter à l’infini.
Voilà un tant soit peu le champ lexical du cocktail « ethnique » du Burundi depuis les années 1960, dont le summum fut le génocide commis par le régime Micombero contre les Hutu en 1972. Cinquante-quatre (54) ans déjà ! On a tout entendu, écrit, nié, tu, manipulé… mais la vérité, surtout celle portée dans leur chair par les victimes survivantes, rescapées, leurs descendants … des hommes et femmes épris de paix et de réconciliation du Burundi exorcisant ses démons, cette vérité-là reste imprescriptible, vécue tragiquement et sempiternellement, comme marquée par un sceau indélébile la faisant passer par tous les feux de l’histoire sanglante et résiliente du Burundi, mais ne se consumant jamais... Contrairement à mes habitudes, je ne viens pas développer ou élaborer une argumentation politique ou de quelque autre nature sur le sujet, mais plutôt soulever quelques points qui m’interloquent et me laissent songeur, face à une société burundaise qui n’est ni ontologiquement ni structurellement plus méchante, médiocre ou meurtrière qu’une autre, mais peut-être engluée ou tenue en otage par une poignée d’individus qui ont eu la malédiction de vouloir prospérer sur le malheur des autres, du plus grand nombre en manipulant les catégories sociales dites ethniques. Arusha a-t-il pu rectifier le tir ? Rien n’est moins sûr, d’autant qu’il semble être mal parti en bâtissant sur une réalité aussi flottante que le sable des rivages du Tanganyika ! Lire l'intégralité de l'Analyse |