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@rib News, 12/05/2026 L’esclavage contre les Noirs d’Afrique érigé en « plus grand crime contre l’humanité » par l’ONU … mais… sur fond de clivage entre les pays « coupables vs victimes » Par JP Mbona, 10 mai 2026 NdlR : « Homo homini lupus » : l’homme est un loup pour l’homme. Si l’adage traverse les siècles, ce 10 mai 2026 marque un tournant décisif dans notre mémoire collective. Entre les cérémonies nationales héritées de la loi Taubira et la récente résolution historique des Nations Unies du 25 mars dernier, l'heure n'est plus seulement au recueillement, mais à la reconnaissance mondiale du « plus grand crime contre l'humanité ». Des ténèbres du Code Noir à la lumière crue des statistiques de la déportation, retour sur un système de déshumanisation massive et sur l'urgence, pour les victimes d'hier et d'aujourd'hui, de gagner enfin le pari du « Plus jamais ça ! »
- Introduction
« Homo homini lupus », disaient nos ancêtres … euh … latins ! Adage toujours valable au 10 mai 2026. Non dans l’empire romain ou gaulois antique, mais partout sur la planète. Dans la ferme humaine où les grands mangent toujours les plus petits. Le 10 mai occupe depuis 20 ans déjà une place singulière dans la mémoire collective française et tous ceux des concernés qui en sont conscients. Journée nationale des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs « abolitions ». Date commémorative peu anecdotique et c’est déjà une avancée ; instituée officiellement en 2006. Elle revêt une portée historique et symbolique majeure, car consacrant la reconnaissance, par la République dite des lumières mais néanmoins esclavagiste, de la traite négrière et de l’esclavage colonial comme crimes contre l’humanité. Le 10 mai vient en effet en écho à l’adoption, le 10 mai 2001, de la loi portée par Christiane Taubira qui, désormais, porte son nom. Une note peu banale dans la musique dysharmonique de l’histoire mémorielle française car reconnaissant officiellement la traite transatlantique, la traite dans l’océan Indien ainsi que l’esclavage colonial comme des crimes contre l’humanité. Un début d’engagement étatique pour un travail de mémoire longtemps demeuré insuffisant au regard de l’ampleur des souffrances infligées à des millions de femmes, d’hommes et d’enfants déportés et réduits en servitude. Durant des siècles ! En 2006, sous l’impulsion du président Jacques Chirac, le 10 mai devient officiellement une journée nationale de commémoration. Cette initiative traduit la volonté de faire entrer pleinement cette histoire dans la conscience nationale et dans le patrimoine mémoriel commun de la France. Lire l’intégralité du Texte |