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La Source du Nil : Petite pyramide à la fois indicative et commémorative, au sommet du mont Gikizi, à 2.145 mètres d'altitude. C'est au pied de cette montagne que surgit, d'abord frêle et timide, la source la plus méridionale du Nil, découverte en 1934 par l'explorateur allemand Burckhard Waldecker.

Pyramide "Source du Nil"

 

Au sud-est du Burundi, dans la province de Rutana, commune de Mpinga-Kayove, sur  la colline de Shanga, se trouvent les chutes et la grotte de Karera. Karera est constituée de quatre chutes d’eau qui sont d’une hauteur variant entre 30 et 60 mètres.

Les chutes de Karera

 

La Faille de Nyakazu, située en province de Rutana dans le Sud-Est du Burundi. L'histoire de cette faille débute en 1914, au début de la Première Guerre mondiale, Nyakazu était un poste militaire allemand construit pour contrôler toute la partie orientale du pays. Le plateau de Nkoma sur lequel il a été édifié aurait été, dit-on, entaillé par les bottes des soldats allemands en fuite devant les forces belges.

La "Faille des Allemands"

 

La "Pierre Stanley et Livingstone" à Mugere où l'explorateur Stanley rencontra le célèbre savant Livingstone le 25 novembre 1871.

Pierre 'Stanley-Livingstone

Info pratique

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Burundi : Une classe politique beaucoup trop pervertie par l'appât du gain Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Opinion

@rib News, 21/10/2011

Deux Burundais et une branche d’arbre !

Kabuto DanielPar Daniel Kabuto

Ce n’est pas un conte. C’est une réflexion à haute voix ! Depuis belle lurette, deux Burundais se chamaillent voire se haïssent pour une branche d’arbre. Chacun veut s’en accaparer, s’y installer à vie ; être ainsi à l’abri des loups et du vent aux allures d’harmattan. De cette branche magique, on est certain de cueillir quasi gratuitement et légitimement les fruits de l’arbre. Bref, de vivre comme une chèvre qui broute là où elle est attachée !

Un philanthrope venu de loin observe les deux Burundais. Généreux, il leur présente un meilleur tableau. Paradisiaque et invraisemblable apparemment. Sur le tableau, les deux Burundais ont renoncé à la branche d’arbre. Ce dernier a été coupé et à l’endroit, trône un bungalow moderne avec tables et chaises. Beaucoup d’arbres ont été plantés et pourtant la vue est imprenable sur un magnifique amas d’eau. Le sable blanc se prête à merveille aux jeux d’enfants et des touristes ! Nos deux Burundais s’y installent de temps en temps pour démolir quelque chef-d'oeuvre de la gastronomie mondiale, réfléchir, pondre des stratégies de conquête ou de mise en valeur des richesses longtemps ignorées. Aux échanges bruyants et inamicaux ont succédé altruisme, amour du travail, joie de vivre et éclats de rire. Quand l’un quitte une chaise, l’autre peut s’en servir. L’alternance favorise l’épanouissement des esprits. C’est le rêve de toute âme raisonnable.

Nos deux Burundais se méfient moins des intentions du philanthrope que d’eux-mêmes. Ils se redoutent mutuellement et par conséquent, détournent leurs regards du tableau si merveilleux. La lutte est relancée pour le contrôle de la branche d’arbre. Elle est acharnée et le sang coule. La haine couve. Le spectre des parties remises est à l’honneur sur fond de quêtes de revanches.

Pourquoi diantre ces deux cervelles s’entêtent-elles à chérir une branche d’arbre ? Et pourtant, on est loin d’y être en sécurité ! On est loin d’être à l’abri des flèches enflammées de son ennemi ! On y reste à la merci des aléas et d’autres prédateurs assoiffés de sang comme les serpents, les vautours ! Préfère-t-on la compagnie des insectes, des caméléons ou des oiseaux à celle de son semblable ? Les conjectures ici s’arrêtent au rang de prétextes.

Vous savez, j’ai dû ramer pour arriver à chasser l’autre de cette branche. J’ai fait des petits et je ne souhaite pas que l’autre crétin en hérite à ma mort. L’autre a longtemps profité de cette branche d’arbre et c’est mon tour. L’autre vient d’une famille qui ne me porte pas dans son cœur. L’autre est moins intelligent et je suis plus doué pour occuper cette branche d’arbre. L’autre était glouton et insolent. L’autre était méchant et paresseux. L’autre est très rancunier et n’a aucune parole d’honneur. L’autre n’est pas habile et j’ai horreur qu’on cherche à nous mettre sur le même pied d’égalité. L’autre n’est pas mon frère et je me suis juré de ne jamais y aller de la main molle.

Et si l’autre devenait enfin ton prochain ? Et si tu te mettais à la place de l’autre quand, égoïste, tu dévores seul et gourmand les fruits pourtant assez suffisants pour plusieurs ? Et si tu te décidais à reconnaître les injustices? N’est-ce pas là l’inéluctable préalable vers la porte qui mène à la concorde ? A la paix sociale ? Et si on se disait toutes les vérités qui fâchent ?

Au terme de cette réflexion, il m’est venue la rage de crier : Et si Burundais nous arrêtions d’être obscurantistes, pour ne pas dire aveuglés par l’attachement aux querelles intestines ? Ayant failli laisser ma peau au campus de Mutanga en 1995, je me devais de sortir du silence à l’annonce de la récente tragédie sur fond de fouilles perquisitions dans une chambre d’étudiants. Encore deux morts de trop. Mort par balle ou mort par asphyxie, ce drame aurait pu être évité. S’il n’y avait pas cette querelle anachronique pour le contrôle d’une branche d’arbre.

D’aucuns peuvent me reprocher d’être trop conciliant car écarté brutalement de cette même branche voilà déjà plus d’une année. A tort, parole d’expert. Certes il est désastreux de rester si longtemps sur un banc de touche quand sur terrain les joueurs retenus vous paraissent moins performants. Mais je suis plutôt d’avis que la branche magique est devenue tellement fragile que personne ne s’y sent confortable ! Il suffit qu’une rumeur de remaniement ministériel s’ébranle comme un vieux camion pour que la panique gagne les éminences grises. Nul n’est à l’abri des surprises désagréables.

Le changement que nous appelons de tous nos vœux doit restaurer la confiance et la considération qu’un ancien serviteur de la nation, n’ayant ni démérité ni été condamné conformément au droit positif, mérite toujours. A défaut, le fameux philanthrope n’hésitera pas à exposer à la face du monde un tableau sombre : où d’anciens ministres, hauts cadres de l’Etat, ambassadeurs, directeurs généraux se retrouvent avec des chaussures aux semelles épuisées, en haillons et aux abois dans l’oisiveté, condamnés à côtoyer les immondices de quelque favela. Et il aura ainsi percé le non-dit de cette branche d’arbre si chère aux Burundais : on se comporte en catimini comme prévaricateur inamovible de la chose publique mais en réalité, c’est le sauve-qui-peut pour accumuler sans vergogne l’épargne des jours à venir !

Bujumbura, 20 octobre 2011

Daniel KABUTO, écrivain.

 
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