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@rib News, 02/11/2012 ● Justice - Le policier de la province de Gitega qui a été battu par des jeunes Imbonerakure de cette province a été transféré dans la prison de Gitega. Donatien Manirakiza surnommé Kiradodora aurait été transféré à cette prison sur demande de certains des hauts gradés de la police à Gitega. Ses amis policiers disent ne pas comprendre le comportement de la justice sur cette question où celui qui a été battu est incarcéré alors que ceux qui l’ont battu sont en liberté. [Rpa]
- Deux hommes ont été arrêtés à Muyinga et sont incarcérés dans la prison centrale de la province. Selon des sources sur place, ils sont soupçonnés de vouloir rejoindre les groupes armés en Tanzanie. Cependant, ils affirment qu’ils se rendaient en Tanzanie pour y chercher du travail. Ils s’ajoutent à une dizaine d’autres qui sont incarcérés dans les cachots de la police judiciaire de Muyinga pour les mêmes faits. Ces derniers ne comprennent pas pourquoi ils ont été appréhendés et incarcérés à Cankuzo et transférés dans les cachots de la province de Muyinga. Ils clament leur innocence au moment où la police judiciaire affirme mener des enquêtes à ce sujet. [Isanganiro/Bonesha/Rpa] ● Politique - Le président de la République affirme qu’il a suivi de très près et avec grand intérêt la conférence de Genève sur le Burundi. Il apprécie l’unité et le patriotisme qui ont caractérisé la délégation burundaise à Genève. Il affirme qu’il est satisfait des résultats de cette réunion où le Burundi s’est vu promettre une aide considérable. Il promet en fin une bonne gestion de cet argent à la grande satisfaction des Burundais et de la communauté internationale donataire. [Rtnb/Télé-Renaissance/Rpa] - Le président de la République du Burundi a affirmé que l’argent promis lors de la conférence des bailleurs du Burundi sera utilisé dans la reconstruction des provinces touchées par la crise comme la province de Bubanza. Il a déclaré cela alors qu’il était à Bubanza dans une réunion avec les natifs de cette province. Il a profité de cette occasion pour présenter le nouveau gouverneur de cette province. Nyandwi Anselme a affirmé qu’il va mener une lutte acharnée contre le phénomène de concubinage qui gagne de plus en plus du terrain dans cette province. [Rtnb/Isanganiro] - L’ancien député Jean Fidèle Kana récemment relâché de la documentation après 6 jours de détention n’apprécie pas le comportement de certains agents de la documentation nationale qui, au lieu de s’occuper de la sécurité du pays, se mettent à courir derrière certaines figures de l’opposition. Il affirme qu’ils se basent sur des rumeurs et des montages et ne prennent pas le temps de les analyser. Il fait savoir que cela fausse le chemin de la vérité et ne fait que salir l’image du pays. Il demande au président de la République de faire tout son possible pour éradiquer les tueries qui sont contre les idéaux du CNDD-FDD. Il demande aussi aux Bagumyabanga de rejeter tout ce qui peut venir entacher la réputation du parti surtout les tueries. [Rpa] - Le parti FNL d’Emmanuel Miburo dit qu’il est content du fait que le Parlement ait adopté le projet de loi sur l’opposition politique burundaise. Selon le secrétaire de ce parti, cette loi vient à point nommé puisqu’elle vient préciser les contours d’expression de l’opposition burundaise. Jacques Bigirimana admet pourtant quelques irrégularités qui, selon lui, seront évoquées chaque fois que de besoin par les concernés. [Rtnb] ● Sécurité - Embuscade ce jeudi sur la colline de Nyagutoha de la commune et province de Ruyigi. C’était vers 19 heures du soir quand 4 personnes en provenance de la Tanzanie sont tombées dans une embuscade tendue par deux personnes armées d’une grenade. Elles ont lancé cette grenade en direction de ces 4 personnes dont deux sont décédées sur place. Les bandits ont fouillé les poches de ces morts et ont pris une somme de 100.0000Fbu. Les autorités à la base sur cette colline ainsi que la police affirment ne pas connaître l’identité des voleurs mais précisent que les enquêtes sont en cours. [Rpa] ● Education - 24 étudiants du campus universitaire de Kiriri ont été chassés des homes universitaires pour une période de deux mois. Le directeur de la Régie des œuvres universitaire explique sa décision par des considérations d’ordre sécuritaire. Anatole Nzinahora dit que la décision a été prise sur rapport de certains des représentants des étudiants. Mais, selon des informations sur place, cette décision n’a pas été bien accueillie au sein de la communauté universitaire puisque les étudiants affirment ne pas connaître les vraies causes de ce renvoi. Les mêmes sources ajoutent que la sécurité est bonne dans les campus universitaires. [Rpa] - Le secrétaire exécutif du syndicat SLEB accuse la présidente de ce syndicat d’avoir détourné plus de 16.000.000Fbu de la caisse de ce syndicat. Frédéric Nzeyimana fait savoir que la présidente est aussi actuellement préoccupée par d’autres choses que la direction du syndicat. Marie Chantal Nahishubije se défend en précisant que le détournement de ces fonds est inconcevable dans la mesure où trois personnes doivent apposer leurs signatures sur les chèques bancaires pour retirer de l’argent sur le compte du syndicat. Elle affirme que c’est une manipulation de ces représentants visant à détruire le syndicat. Elle demande à ceux qui l’accusent de détournement de participer dans une assemblée générale prévue le 9 de ce mois pour que la vérité éclate au grand jour. [Bonesha/Rpa] - Certains élèves de la section technique de l’école polyvalente Carolus Magnus de Kajaga ont observé un mouvement de grève pour réclamer le déblocage de leur situation en ce qui est de l’agrément de leurs sections. Ils constatent qu’ils sont en train de perdre du temps puisque les sections en rapport avec la santé ne sont pas agréées, ce qui avait causé le refus de passation de l’examen d’Etat pour la première promotion. Ils demandent aussi des consultations lors de la hausse des frais scolaires. Dans une marche vers le bureau de la représentation légale, ils ont été bloqués par la police. Ils disent que si une réponse satisfaisante n’est pas donnée, ils ne reprendront pas les cours. Le directeur technique de cette école fait savoir que la question est en train d’être traitée par les ministères concernés et qu’une réponse satisfaisante leur sera donnée. Il demande aux élèves grévistes de regagner les auditoires. [Rtnb/Télé-Renaissance/Rpa/Isanganiro/Bonesha] ● Société - Près de 500 personnes ont déjà regagné leur pays d’origine en provenance du camp de Mtabila en Tanzanie depuis ce mardi. Certains affirment que la force est utilisée pour les contraindre à rentrer, ce qui cause des problèmes puisque les membres d’une même famille sont séparés et des biens perdus à cause de ce désordre. D’autres font savoir que le moment de rentrer n’était pas venu puisque la sécurité n’est pas encore suffisamment assurée au Burundi. D’autres encore disent qu’ils sont contents de regagner leur pays d’origine. Le consul du Burundi à Kigoma précise que les réfugiés de Mtabila doivent obéir à cette décision puisque la Tanzanie ne veut plus d’eux. Jean Bosco Ndayikengurikiye ajoute qu’il n’y a pas de motif pour qu’ils restent en Tanzanie puisque la paix est totale au Burundi. Dans un laps de temps, ils sont conduits dans leurs provinces d’origine et ceux qui ne connaissent pas leurs origines sont transférés dans un centre d’hébergement provisoire. [Bonesha] - Le gouvernement du Burundi est prêt à accueillir les rapatriés en provenance de la Tanzanie, a déclaré la ministre de la Solidarité nationale qui s’était rendue en compagnie du ministre de l’Intérieur au poste de transit de Mabanda dans la province de Makamba pour s’enquérir de la situation des rapatriés dans ce site. Clothilde Nizigama leur a rassurés de la volonté du gouvernement de les réintégrer dans la mesure du possible. [Bonesha/Rtnb] - Selon une étude menée par un expert dans le domaine des relations internationales, le fait de forcer les réfugiés à rentrer dans leur pays est une violation de la convention de Genève de 1954 que le Burundi a ratifiée ainsi que l’accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation pour le Burundi. Selon Thacien Sibomana, un réfugié ne peut pas être contraint de rentrer s’il n’est pas la source d’insécurité dans le pays hôte. Il doit donc être rapatrié de son propre gré. [Bonesha] - Conflits entre une communauté arabe d’Omanais vivant à Rumonge et une famille burundaise de réfugiés au sujet d’une parcelle du chef-lieu de cette commune. Le conflit a été tranché par la CNTB jusqu’au niveau national et a octroyé la parcelle à la famille de réfugiés. Mais au moment où la CNTB au niveau provincial voulait mettre en application la décision, la communauté d’Omanais a refusé en arguant qu’ils ont acheté cette maison au gouvernement burundais en 1975 et en précisant qu’il faut d’abord l’intervention du HCR et de la représentation d’Oman au Burundi pour qu’ils quittent la parcelle. Le représentant de la CNTB à Bururi leur a signifié que le gouvernement d’alors n’avait pas le droit de vendre cette maison ! La police est venue prêter main forte en défonçant le portail et les portes des maisons pour que le représentant provincial de la CNTB installe la famille rapatriée tout en précisant que les biens de ces Omanais leur seront rendus par le président de la CNTB eu niveau national. Les policiers n’avaient pas de mandat de perquisition et le procureur de Bururi n’était pas au courant de cette situation. Neuf Omanais ont été arrêtées. Ce comportement de la CNTB de défoncer les portes est décrié par le représentant de la Ligue Iteka dans la commune de Rumonge. [Isanganiro/Bonesha] |