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@rib News, 13/11/2012 ● Gouvernance - Selon l’OLUCOME, le dossier concernant la privatisation du port de Bujumbura revient au Conseil des ministres dans délai un seul mois alors que cet organe s’était fixé un délai de six mois pour le raffiner. Gabriel Rufyiri trouve que ce dossier est miné de corruption au profit de certains poids lourds du pouvoir de Bujumbura et qui font tout leur possible pour que le dossier avance rapidement. Chose étonnante selon lui, il est le premier point inscrit à l’ordre du jour du Conseil des ministres de ce mercredi alors que la question concernant la mise en place de la Commission vérité et réconciliation est classée dernière même si le président de la République avait promis sa mise en place avant la fin de cette année. Il s’étonne du fait que les accords de Genève sur la bonne gouvernance ne soient pas respectés par le gouvernement burundais et pense déjà à un probable désistement des bailleurs du Burundi sur les fonds promis. [Rpa/Bonesha/Isanganiro]
● Sécurité - Un jeune homme d’une vingtaine d’années a été tué électrocuté au niveau du Lycée du Lac Tanganyika dans la commune urbaine de Buyenzi le matin de ce mardi. Vendeur de chaussures, Jean Bosco Bitariho alias Nyoganyoga a glissé dans un trou qui contenait de l’eau dans laquelle se trouvaient des fils dénudés conducteurs d’électricité et il a été électrocuté. Ses amis sont sous le choc puisque selon eux, cela est une négligence de la part de la REGIDESO au sujet des vies humaines puisque dans la plupart de places, ces fils conducteurs sont visibles et constituent un danger pour la population de Bujumbura. [Télé-Renaissance/Rpa] ● Société - Un berger de la colline de Rugunga de la commune de Gihanga en province de Bubanza a failli être lynché par la population de cette localité alors qu’il venait d’être surpris en fragrant délit de viol sexuel sur une fillette de son patron qui étudie en 5ème année primaire. Il s’est introduit pendant la nuit dans la chambre à coucher des enfants et les cris de la victime ont alerté ses parents qui ont aussitôt ligoté le coupable jusqu’au matin. N’eût été l’intervention de la police et des animateurs communautaires, la population allait se faire justice. La victime a été admise aux soins de santé à l’hôpital de Gihanga tandis que le coupable a été transmis au cachot de la police à Gihanga. [Bonesha/Isanganiro] - Le conflit foncier est l’un des causes d’attisement de la tension entre les résidents du site des déplacés de Ruhororo en commue de Ruhororo de la province de Ngozi et les habitants des alentours de ce site. La décision de la CNTB interdisant les réfugiés du site de construire de nouvelles maisons est venue mettre la poudre au feu. Les habitants des alentours du site veulent que les réfugiés quittent les lieux alors que ces derniers affirment qu’ils ont été installés par le gouvernement de l’époque et ne veulent pas quitter. Certains observateurs affirment que les politiciens de toutes les tendances veulent récupérer la situation pour des intérêts personnels. [Rpa] - Le porte-parole du CNDD-FDD fait savoir que la CNTB travaille en conformité avec l’accord d’Arusha. Onésime Nduwimana précise d’ailleurs que la loi régissant la CNTB est inspirée de cet accord. L’objectif de la CNTB n’est donc pas de d’expulser les anciens propriétaires au profit des rapatriés mais d’aider et de faciliter la réconciliation et le rétablissement pacifique des rapatriés. Il interpelle la conscience de chacun pour que le passé soit définitivement enterré. [Rpa] - Les Bashingantahe trouvent que la CNTB a failli à sa mission. Zénon Nicayenzi constate que la CNTB ne se fonde plus sur des considérations de sauvegarde de la paix et de la tranquillité sociales. Il trouve déplorable le fait de guérir le mal par le mal et constate que le langage du président de la CNTB est typiquement politique quand il affirme que les résidents actuels ont été installés par des gouvernements putschistes. Il demande que ce responsable soit rappelé à l‘ordre. [Bonesha] - Plus de 6200 réfugiés en provenance du camp de Mtabila en Tanzanie sont déjà arrivés au Burundi jusque ce mardi. Le porte-parole du HCR fait savoir qu’ils arrivent en masse avec tous leurs biens. Bernard Ntwari affirme qu’ils sont bien accueillis au camp de transit où un repas chaud leur est offert à leur arrivée et un autre avant de les embarquer vers leurs provinces d’origine. Il ajoute aussi qu’ils sont bien accueillis sur leurs collines respectives tant par l’entourage que par les autorités administratives. Ceux qui ne connaissent pas leurs origines seront transférés dans les villages de paix. [Rpa] - Certains rapatriés récemment arrivés au chef-lieu de la commune de Rumonge en provenance du camp de Mtabila affirment qu’ils vivent dans des conditions déplorables puisqu’ils n’ont pas de terres pour cultiver. Ils demandent que le gouvernement fasse vite pour les rétablir dans leurs droits. Cette situation affecte aussi ceux qui sont venus avant et qui font savoir qu’ils ont commencé à mendier pour survivre. [Isanganiro] - Cette situation est aussi remarquable dans le village de paix de Nyarunazi en commune de Buhinyuza de la province de Muyinga. Les rapatriés de ce village déplorent le fait que l’assistance qu’ils recevaient sur une période de trois mois a été suspendue depuis quelques temps alors qu’ils n’ont pas d’autres ressources pour vivre. Ils affirment que certains rapatriés ont déjà quitté le site puisqu’ils n’ont pas de terres pour cultiver. Ils demandent que le gouvernement leur donne des terres comme promis avant même que les autres n’arrivent. La situation s’est dégradée dernièrement par des pluies torrentielles qui sont venues détruire les maisons de ces rapatriés. L’administrateur appelle à l’aide en faveur de ces rapatriés. [Bonesha/Isanganiro] - Le FOSRC estime que le fait de contraindre les réfugiés burundais du camp de Mtabila en Tanzanie à rentrer chez eux peut causer un manque de motivation des Burundais dans le processus d’intégration dans la communauté est-africaine. Selon le vice-président de ce forum, si les pays de la sous région ont signé un protocole sur le libre établissement de leurs ressortissants dans n’importe quel pays de la communauté, il est inconcevable de forcer les Burundais à quitter la Tanzanie qui fait partie de cette même communauté. Justine Nkurunziza estime que ce comportement est inconcevable alors que nous formons une même famille et ces réfugiés avaient même le droit de demander un établissement durable en Tanzanie. [Télé-Renaissance/Rpa/Isanganiro/Bonesha] ● Education - Le directeur du Lycée Communal de Buganda en province de Cibitoke explique que les travaux du stade de Buganda auxquels ses élèves ont été conviés ce lundi étaient justifiés par une urgente nécessité. Il précise aussi qu’ils ont suivi les cours jusqu’à 10 heures et qu’ils sont partis après. Même si certains enseignants et parents ont déploré ce comportement en ce moment où le premier trimestre touche à sa fin, le directeur a affirmé que celui ou celle qui n’y a pas participé sera sanctionné par un retrait de 10 points en éducation. Le directeur communal de l’enseignement à Buganda fait savoir qu’il n’était pas au courant de cette situation. [Bonesha] ● Santé - Le ministère de la Santé publique et de la Lutte contre le Sida a débuté une campagne contre les boissons fortement alcoolisées qu’elles soient locales ou importées. Selon la ministre de la Santé, les études ont montré que ces boissons contiennent beaucoup d’éthanol, substance nocive pour la santé humaine et le gouvernement ne peut pas rester les bras croisés devant un problème qui touche une grande partie de la population. Dr Sabine Ntakarutimana interpelle tous les ministères concernés, surtout celui de la Sécurité, de tout faire pour combattre cette consommation. Elle profite de cette occasion pour demander à ceux qui les fabriquent et à ceux qui les vendent de ne pas se préoccuper du gain qu’ils en retirent, mais plutôt de privilégier la santé de la population. [Télé-Renaissance/Rtnb/Bonesha/Rpa] ● Sport - Le tirage au sort du championnat de la CECAFA qui va se tenir en Ouganda du 24/11 au 08/12 de cette année a été effectué. Le Burundi est dans le même groupe avec le Soudan du Sud, la Somalie et la Tanzanie. L’entraineur burundais a privilégié les joueurs locaux et explique son choix par le fait que les entrainements auront un double rôle étant donné qu’ils se préparent aussi à un autre championnat. Il est donc confiant qu’eux aussi pourront faire mieux. Pourtant, ils se préparent dans des conditions difficiles puisque le rafraichissement de 2000Fbu qui leur était offert après chaque entrainement n’est pas encore disponible et ils rentrent chez eux après l’entrainement. Le tournoi de Tennis qui se tient à Bujumbura continue et le joueur burundais du nom d’Hassan Ndayishimiye continue ses exploits où hier il a décroché son deuxième point dans la compétition. [Isanganiro/Rpa] |