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@rib News, 12/02/2013 ● Politique - Des leaders de l’opposition continuent d’annoncer leur retour au Burundi après deux ans passés en exil. Pascaline Kampayano, candidate à la présidentielles pour le compte du parti UPD-Zigamibanga lors des élections de 2010, a annoncé ce mardi qu’elle va elle aussi regagner le pays. Elle précise qu’elle vient pour participer dans la préparation des élections de 2015 et la recherche d’une solution durable aux différents problèmes qui hantent le pays. Elle espère que les choses vont s’améliorer et que la question de sa sécurité sera étudiée une fois au pays après celle en rapport avec la sécurité de tous les citoyens. Elle fait savoir qu’elle ne répond pas à l’appel du président de la République. [Bonesha/Rpa/Isanganiro]
- L’ADC-Ikibiri dit qu’il est ravi de l’arrivée prochaine dans le pays des politiciens qui avaient fui le pays depuis quelques années. Le président de cette alliance affirme qu’il y a un sentiment de satisfaction et d’espoir au sein de cette coalition. Léonce Ngendakumana estime que cette rentrée va donner plus de force à l’ADC-Ikibiri dans son ensemble et que ces politiciens vont recouvrer leurs droits politiques au sein des formations politiques de leur origine, ce qui va donner un autre élan dans la lutte politique que la coalition mène. Il est confiant pour leur sécurité puisque, selon lui, le Gouvernement burundais et les Nations Unies ont discuté de cette question. [Isanganiro/Bonesha] - Le ministre de l’Intérieur a affirmé que les membres des partis politiques peuvent participer aux travaux communautaires en portant les uniformes de leurs partis respectifs. Edouard Nduwimana a dit cela lors d’une réunion avec les représentants des partis politiques et les fonctionnaires au chef-lieu de la province de Muyinga. Il répondait à une préoccupation du président du parti Sahwanya-Frodebu dans cette province qui avait soulevé l’inquiétude concernant le déroulement des travaux communautaires où les membres du parti au pouvoir portent des uniformes de leur parti et où les participants sont invités à suivre un discours d’une autorité présente, laquelle ne fait que propager les idéaux du parti au pouvoir. Gaspard Ndayiragije estime qu’un tel discours ne mérite pas d’être prononcé par un ministre, mais un président d’un parti politique. Il trouve que cela provoquerait des accrochages entre les membres des partis politiques. [Isanganiro/Rpa/Rtnb] ● Justice - L’ancien directeur de la SOGEMAC a comparu ce lundi matin au Parquet de la République en Mairie de Bujumbura. Son avocat dit qu’il a été auditionné sur les relations entre la SOGEMAC et la Mairie de Bujumbura, et sur l’organisation de la société qu’il dirigeait. Maître Dieudonné Bashirahishize trouve que cela étonnant puisqu’il a été entendu sur autre chose que ce pourquoi il est poursuivi. Il espère pourtant qu’il sera relâché dans les jours à venir. [Rpa] - Le Parquet de Bujumbura a pris ce lundi la décision de relâcher Mwalimu Juma qui était incarcéré depuis déjà deux semaines dans les cachots de la Documentation nationale. Mais son adjoint, Salim Kilala, n’a pas été libéré. Le président a.i de la COMIBU se dit satisfait de cette libération. Selon Haruna Nkunduwiga, il faut que les services habilités continuent leurs enquêtes pour que les autres prédicateurs incarcérés soient relâchés. Il affirme que ces personnes ne sont en aucune manière liées aux groupes terroristes. [Rpa/Isanganiro] - Marche silencieuse des journalistes de la capitale autour du Palais de justice de Bujumbura. Comme cela devient une habitude, ces professionnels des médias étaient sans pancarte ni slogan. Ils réclament la Justice pour Hassan Ruvakuki et toutes les autres personnes incarcérées injustement dans le pays. Aujourd’hui, certaines organisations de la société civile ayant condamné l’emprisonnement de Ruvakuki s’étaient jointes aux journalistes. Selon le président de l’ACAT, le Gouvernement doit cesser de s’ingérer dans les affaires de la Justice et les juges doivent se ressaisir et appliquer la loi pour tous les citoyens d’une manière équitable et militer pour son indépendance effective. Le président de l’Union Burundaise des Journalistes trouve ce soutien des organisations de la société civile importante. Alexandre Niyungeko fait savoir que quand un journaliste est emprisonné, c’est tout le peuple qui est pris en otage puisqu’il est privé de l’information. [Rpa/Télé-Renaissance/Bonesha/Isanganiro] ● Economie - La ministre de la Fonction publique a tenu ce mardi une réunion avec les représentants du SYGECO. Selon le président de ce syndicat, la ministre leur a dit qu’ils doivent changer le nom de leur syndicat puisque dans le préambule de leurs statuts, il ya des choses incorrectes au regard de la loi. Audace Bizabishaka estime toutefois que la ministre de la Fonction publique n’a pas pu convaincre les commerçants sur ce point. Il demande la réhabilitation de leur syndicat même si la ministre a dit que le syndicat n’a pas été dissout mais que c’est l’ordonnance de son agrément qui a été annulé. [Bonesha/Rpa/Télé-Renaissance/Isanganiro] ● Sécurité - Un groupe d’hommes armés a attaqué lundi la localité de Vugizo de la zone Gatumba, commune Mutimbuzi en province de Bujumbura. C’était vers 19 heures quand ce groupe composé de plus ou moins 10 personnes armées a attaqué un poste de la PAFE à partir d’une distance de moins de 20 mètres ce qui a causé un endommagement de ce bureau. Les sources sur place indiquent qu’il y aurait un policier tué, information toutefois démentie par les autorités policières. [Rtnb/Télé-Renaissance/Rpa] - Un groupe de personnes non encore identifiées ont attaqué lundi la localité de Kivuruga de la colline Muzima, zone Muzenga de la commune et province Bururi. C’était vers 21 heures quand ce groupe de personnes armées de fusils et grenades ont attaqué les kiosques et boutiques de cette localité. La population a été alertée et est intervenue en masse. Le butin de cette attaque a été aussi récupéré par la population et 4 personnes ont été blessées, parmi elles un des bandits blessé par une grenade lancée par les autres bandits pour le libérer des griefs de la population. Le chef de colline de Muzima se dit satisfait de l’attitude de la population qui s’est montrée courageuse face aux bandits armés. La population demande l’installation d’une position policière à cet endroit puisque la plus proche se trouve à 2 km (à Buta). Le commissaire de la Police dans la province de Bururi, tout en remerciant la population sur ce comportement, fait savoir que cette question sera étudiée très prochainement. [Rtnb/Bonesha] ● Gouvernance - L’OLUCOME estime que ces derniers jours, les personnes chargés de missions à la présidence de la République du Burundi deviennent de plus en plus nombreux. Ils sont actuellement au nombre de huit et pour le président de cet observatoire, c’est un personnel pléthorique du moment que le Burundi est pauvre. Gabriel Rufyiri trouve que ce personnel est recruté pour satisfaire certains intérêts pour que les personnes engagées continuent à toucher des sommes colossales sans toutefois accomplir des services visibles et productifs. [Bonesha/Isanganiro] ● Santé - L’association pour la défense des droits des malades "ABDM-Ubuzima ni katihabwa" estime que les droits des malades ne sont pas respectés au Burundi. Selon le président de cette association, les malades sont mal traités car mal accueillis dans les structures de santé tant de l’intérieur que de la ville de Bujumbura. Moïse Ntiburuburyo affirme aussi que même ceux qui sont soignés et guéris, mais pas en mesure de payer les frais d’hospitalisation ou de payer les médicaments, sont retenus dans les hôpitaux et les centres de santé. Il demande plus d’implication de la part des autorités du pays dans la prise en charge des malades. Il a fait cette déclaration lundi à l’occasion de la célébration de la journée internationale des malades. [Bonesha/Isanganiro] |