|
@rib News, 12/04/2013 Ø Jeudi 11 avril 2013 ● Droit de l’Homme - Les personnes qui ont été torturées par le chef de poste militaire de Kigangabuko de la commune Kinyinya province Ruyigi demandent que Justice soit faite et que le capitaine chef de poste soit traduit devant la Justice et puni conformément à la loi. Mais, selon les informations en provenance de l’Armée, le capitaine Eric Bibanza a pris le large et ne se trouverait pas dans son camp militaire. Les victimes pensent plutôt qu’il a été muté ailleurs pour le cacher et les associations de défense des droits de l’Homme estiment quant à elles que le cas a été négligé puisqu’au lieu d’être arrêté, il a été conduit au camp militaire. Selon ces associations, il s’agissait d’un moyen de le protéger. Le porte-parole de l’Armée affirme que le cas est connu de l’Armée mais qu’il doit être traité par le Parquet ordinaire à Ruyigi puisque le cas oppose un militaire à des civils. [Rpa]
● Justice - Les avocats de la défense et de la partie civile dans l’affaire Manirumva ont animé conjointement une conférence de presse ce jeudi pour dénoncer le comportement de la Justice dans la recherche de la vérité dans cette affaire. Ils ne comprennent pas pourquoi la Justice ne veut pas travailler sur des indices qui conduisent à la manifestation de la vérité comme le rapport de la 3ème commission d’enquête et le rapport du FBI américain et préfère avoir recours à des documents moins probants. Ils estiment que le pays est en train de salir son image aux yeux de la communauté internationale en protégeant le coupable pour condamner l’innocent. Ils trouvent que la Justice burundaise sera aux prises avec la Justice mondiale pour que la vérité éclate au grand jour dans ce dossier puisque si la vérité n’est pas connue au Burundi, ils sont décidés d’aller la chercher ailleurs. Certains affirment même qu’ils font objet d’intimidation de la part des personnes qu’ils ne parviennent pas à identifier. [Bonesha/RT-Renaissance/Isanganiro/Rpa] ● Politique - Les militants des partis CNDD-FDD et FROLINA se sont rentrés dedans sur la colline de Busebwa de la zone Gatete commune Rumonge dans la province de Bururi. C’était ce mercredi quand le parti CNDD-FDD avait préparé une réunion qui a été sabotée par des membres du FROLINA. Ainsi, après les affrontements, quatre personnes ont été arrêtées par la Police de Rumonge. Il s’agit de trois membres du FROLINA et un jeune Imbonerakure du CNDD-FDD. L’Administrateur communal de Rumonge fait savoir que la tension est palpable entre les membres de ces partis qui se regardent en chien de faïence ces derniers jours. Mais selon le président du parti FROLINA, il n’y a pas de problème entre ses militants et ceux du CNDD-FDD. [Bonesha/Rtnb/Isanganiro] ● Société - Le représentant de la division Afrique au sein de Reporters Sans Frontières demande au Sénat burundais de ne pas voter le projet de loi régissant la presse au Burundi avant de l’avoir amendé. Selon Pierre Ambroise, il s’agit d’un projet de loi qui est contre les droits et les libertés reconnus par pas mal de textes tant nationaux qu’internationaux. Il espère que le Sénat va apporter des amendements à ce projet de loi pour l’adapter aux circonstances du temps présent. [Rpa] - Le président de l’Union Burundaise des Journalistes demande lui aussi au Sénat de ne pas voter ce projet de loi sur la presse au Burundi tel qu’il est aujourd’hui. Alexandre Niyungeko estime qu’il fait reculer l’étape déjà franchi dans l’établissement des doits et libertés, signes de la démocratie. Il demande aux honorables sénateurs de l’analyser avec la plus grande sagesse afin de voter un texte qui honore le pays aux yeux de ses partenaires. [Rpa] - Fin de la conférence nationale sur la jeunesse tenue à Gitega pendant deux jours. La jeunesse a eu à s’exprimer et à émettre des propositions sur ce qui peut être fait pour relever les défis auxquels font face les jeunes. Ils ont entre autres demandé la mise en place d’une loi régissant la jeunesse et plus particulièrement les catégories vulnérables de jeunes comme les albinos ; la représentation des jeunes dans les instances de décision dans le pays ; la mise en place du forum régional (East african community) de la jeunesse ; la transparence dans les recrutements et l’éradication des considérations d’expérience alors que la jeunesse ne remplit pas cette condition. Ils ont aussi réclamé d’être enseignés par des professeurs qualifiés et l’introduction du cours d’entrepreneuriat dans les programmes d’enseignement secondaire. Ils ont aussi suggéré la mise sur pied d’un fonds d’octroi des crédits à bas intérêt au profit de la jeunesse qui termine les écoles. Le ministre de la Jeunesse et des Sports ainsi que le représentant de la Norvège qui a initié cette conférence ont émis le souhait de voir les recommandations de cette conférence mises en application et ont affirmé qu’ils vont plaider pour que ces conclusions soient appliquées. [Rtnb/RT-Renaissance/Rpa] - L’aile du parti FNL dirigé par Emmanuel Miburo fait savoir qu’il ne soutient pas à 100% le travail fait par la CNTB. Selon le porte-parole et secrétaire général de cette aile, il y a des personnes qui ont mal acquis des biens et Jacques Bigirimana estime qu’ils doivent les remettre sans autre réclamation. Mais ceux qui les ont eus d’une manière légitime ne peuvent pas être inquiétés et doivent être entendus. Il trouve que la CNTB devrait attendre la mise en place du fonds d’indemnisation comme prévu dans l’Accord d’Arusha pour venir en aide aux victimes des expropriations. Il apprécie positivement l’idée d’une mise en place d’un Tribunal spécial pour traiter les litiges fonciers avant que la situation ne déborde. [Bonesha/Isanganiro/RT-Renaissance] - Tenue d’une réunion des Evêques et pasteurs de l’Eglise anglicane du Burundi ce jeudi. Dans ce synode, il s’agissait d’analyser la situation qui prévaut dans cette Eglise après que le collège des Evêques dans le diocèse de Bujumbura ait décidé de suspendre l’Evêque de Bujumbura pour une période de six mois. La décision a ainsi été confirmée par le synode qui a constaté la véracité des accusations portées contre Monseigneur Pie Ntukamazina. Ce dernier dit pourtant que ce synode ne remplissait pas les conditions légales pour se réunir et que c’est lui qui est habilité à le convoquer. Il fait savoir qu’il ne se pliera jamais à cette décision. [Rtnb/Isanganiro/Bonesha/RT-Renaissance] ● Gouvernance - Le porte-parole du parti CNDD (opposition) et ancien président du conseil communal de Matana dans la province de Bururi, affirme que le Gouverneur de province et le ministre de l’Intérieur sont les premiers contrôleurs de l’action du conseil communal. François Bizimana estime que ce sont les deux instances qui contrôlent la nomination et la destitution des administrateurs communaux ou des présidents des conseils communaux. Il demande aux membres du conseil communal de Kanyosha de se confier au président de la Commission du nouvel administrateur communal de Kanyosha. Il estime aussi que les conseillers de l’administrateur communal ne peuvent pas être destitués par le conseil communal puisqu’il n’y a pas de contrat entre eux et le conseil communal. Sinon, celui qui le ferait serait en contradiction avec le droit du travail et s’exposerait à un dédommagement. [Rpa] ● Economie - Le syndicat SYGECO continue d’accuser les Banques de s’approprier des hypothèques de leurs clients et de hausser les intérêts du capital en dehors de tout contrôle légal. Selon son vice-président, ce syndicat a été écarté de la récente évaluation du travail des Banques alors qu’il représente les commerçants qui sont des partenaires incontournables des Banques. Martin Sindaruhuka accuse la Banque de la République du Burundi d’avoir failli à sa mission de médiation entre les Banques et les commerçants et de pencher du côté des Banques. Il demande au Gouvernement de mettre sur pied un autre cadre de surveillance des activités des Banques. [RT-Renaissance/Bonesha/Rpa] - Les transporteurs dans la province de Muyinga demandent aux autorités administratives de cette province de fournir des informations sur la question de l’essence qui se fait remarquer ces derniers jours. En effet, depuis 5 jours les stations de pompage affirment qu’ils ne disposent d’aucune goute d’essence. Selon ces transporteurs, il est incompréhensible que l’essence continue de manquer alors que les camions qui l’amènent au Burundi entrent chaque jour. De plus, ils sont sidérés par le fait qu’au marché noir l’essence est disponible à un prix variant entre 3500 et 4000FBu. [Isanganiro/Bonesha] Ø Mercredi 10 avril 2013 ● Gouvernance - Le PARCEM est préoccupé par le salaire que les membres du Conseil économique et social touchent à la fin du mois. Selon le président de cette ONG, les membres de ce conseil ne peuvent pas avoir d’autres salaires puisqu’ils occupent d’autres hautes fonctions dans le pays. Qui plus est, la Constitution de la République du Burundi n’admet pas l’octroi de ce salaire. Faustin Ndikumana estime qu’il s’agit d’une malversation de la part de ces membres. Ils devraient uniquement se contenter des jetons de présence que la loi leur octroie. Il demande au Parlement, au président de la République et aux autres personnes qui travaillent dans le domaine de la lutte contre les malversations économiques comme l’Inspection générale de l’Etat et la Cour des comptes de tout faire pour que cette situation s’arrête. Signalons que ce Conseil a un budget de plus de 178 millions de nos francs dont plus de 82 millions sont utilisés dans le paiement des salaires de ses membres. [RT-Renaissance/Rpa/Isanganiro/Bonesha] - Un problème de leadership se remarque dans la commune de Kanyosha de la province de Bujumbura depuis quelques temps. Le conseil communal a pris une mesure de destitution de l’Administrateur communal l’accusant d’incompétence, et a élu un autre Administrateur endéans deux semaines. Mais le Gouverneur de la province s’est opposé à ces deux mesures du conseil communal. De plus, le conseil communal a destitué un conseiller de l’administrateur et l’a remplacé par un autre, mais le Gouverneur de province s’y est également opposé. Il y a donc un bras de fer et les activités de la commune tournent au ralenti. Les usagers de ses services se lamentent puisqu’ils ne sont pas servis comme il se devait. [Rpa] ● Société - Le CAFOB est préoccupé par le vote par les Députés du projet de loi sur la presse au Burundi. Selon Sorine Rubuka, il est étonnant de voir que les Députés faire un pas en arrière en votant un projet de loi qui demande aux journalistes de révéler les sources de leur information. Selon elle, cela va inhiber le travail des journalistes puisqu’ils ne vont pas eux aussi trouver des nouvelles étant donné que ceux qui les détiennent ne vont pas les livrer. De plus, elle trouve que le CNC ne peut pas se substituer à la Justice puisque ce projet de loi lui donne le pouvoir de juger. Où sera la place des Cours et Tribunaux ? Elle demande que ce projet de loi soit profondément révisé par les Sénateurs et donner plus de liberté aux journalistes puisqu’ils sont là pour montrer ce qui ne va pas dans un pays. [Rpa] - Les travailleurs de la BNDE qui avaient annoncé qu’ils ne comprennent pas pourquoi Justin Nyakabeto est harcelé par la CNTB qui veut le faire sortir de sa maison alors qu’il l’a acquise de la part de cette Banque font savoir qu’ils sont intimidés et menacés par les autorités de cette Banque. Cela crée des suspicions sur la véracité des preuves que la CNTB a pris en compte pour prendre la décision d’expulsion de Nyakabeto au moment où la même Banque se réserve de tout commentaire à ce sujet. Ils demandent que le flou qui plane dans ce dossier soit levé et trouvent que les autorités de cette Banque sont habilitées à le faire. [Isanganiro] - Le président du Barreau de Gitega estime qu’il devrait y avoir une Cour spéciale qui s’occuperait des litiges fonciers. Maître Raphaël Gahungu estime qu’il serait bon de réconcilier les parties au conflit avant d’entamer le volet judiciaire. Mais, il s’étonne que la CNTB commence par des procès et l’utilisation de la force pour mettre en application ses décisions alors que la médiation n’a pas encore échoué. Il préconise donc la création de ce Tribunal qui serait composé d’experts juristes et non de politiciens afin de régler tout litige foncier avant le débordement de la situation. [Isanganiro] - Le délégué général du FORSC se dit étonné par les propos du porte-parole du Gouvernement qui a vanté des louanges en direction de la CNTB. Selon Pacifique Nininahazwe, il n’est pas compréhensible que le Gouvernement se mette à apprécier haut et fort le travail qui est décrié par tant d’intervenants. Il se demande si tous ces derniers sont fous ou pas. Selon lui, le Gouvernement devrait plutôt voir comment résoudre la question au lieu de s’accrocher dans des erreurs. Il estime que si rien ne change, des problèmes sérieux dont la solution va demander plus d’efforts vont surgir. [Isanganiro] ● Sécurité - Attaque à main armée dans la commune urbaine de Ngagara la nuit de ce mardi à mercredi. C’était vers minuit passée lorsqu’une personne armée de fusil a fait irruption dans un bistrot du quartier dénommé Petit Barneo situé dans le quartier VI. Aussitôt entrée, elle a commencé à tirer des coups de feu qui ont emporté la vie d’une personne et blessant une autre. Les victimes de cette attaque ont été dépouillées de leurs biens matériels comme l’argent et les téléphones portables. Les voisins font savoir qu’après les coups de feu, une voiture est partie de cet endroit. L’administrateur communal fait savoir que des cas de banditisme dans les bistrots deviennent fréquents et note qu’il avait demandé que les bistrots soient fermés à 23 heures. Il ajoute aussi que des mesures sont en train d’être prises pour parer au plus pressé. Des enquêtes sont en cours pour déterminer les fauteurs de trouble dans ce quartier, ajoute la Police. [Rtnb/RT-Renaissance/Bonesha] ● Justice La Cour d’appel de Ngozi vient de confirmer le jugement rendu par le Tribunal de grande instance de Ngozi dans l’affaire opposant un agent de la Documentation du nom de Ciza Pascal à une fille qu’il a violée. Cet agent avait en effet été condamné à 20 ans de prison ferme et à un dédommagement de 2.000.000Fbu à donner à la victime. Mais, d’aucuns s’étonnent du fait que la Cour n’a pas ordonné l’arrestation immédiate du coupable comme cela avait été fait par le Tribunal de grande instance. Elle a seulement annoncé que le condamné serait arrêté à la fin du délai de recours s’il n’avait pas formulé de recours. Les organisations de défense des droits de l’Homme et l’avocat sans frontière qui ont aidé la famille de la victime à porter plainte estiment que cette infraction est grave et que le coupable devrait être arrêté et continuer la procédure étant en prison. Cet agent de la Documentation est aussi accusé d’autres infractions dont certaines ont été déjà fait objet de litige devant les Tribunaux mais dont la mise en application n’a pas encore eu lieu. [Rpa] ● Economie - Manque d’essence au chef-lieu de la province de Karusi depuis bientôt une semaine. Selon les distributeurs, les stocks se sont épuisés et la seule station service du centre Karusi est tari. Les consommateurs eux pensent à une spéculation de la part des pétroliers. Ceci a entrainé la hausse du carburant qui est pourtant disponible à un prix de 4000Fbu par litre sur le marché noir et les prix de transport ont été revus à la hausse. Le conseiller économique du Gouverneur de province estime quant à lui qu’il n’y a pas lieu de hausser les prix de transport puisque le manque d’essence n’a pas encore été signalé par les distributeurs. [Isanganiro] |