| L’Unicef alerte sur la situation des réfugiés congolais au Burundi |
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RFI, 19/05/2025 Réfugiés congolais au Burundi : «Nous n’arrivons pas encore à subvenir à tous les besoins», alerte l’Unicef Au Burundi, les milliers de réfugiés qui ont fui la crise dans l’est de la RDC font face à un grand manque de moyens, notamment dans le camp de Musenyi, dans le sud du pays. « Les secteurs qui sont prioritaires sont, entre autres, l'aide alimentaire actuellement fournie par le Programme alimentaire mondial, l'accès aussi à l'eau et aux soins », souligne la représentante sur place de l’Unicef. L'accès à l'éducation représente également un défi. Au Burundi, des milliers des réfugiés congolais qui ont fui les violences rencontrent d'imports défis dans le camp de Musenyi, au sud du Burundi. Parmi les problématiques figurent l'accès aux ressources alimentaires, à l'eau potable et à des installations d'assainissements adéquates. Le défi lié à l'accès à l'éducation s'ajoute à cette situation déjà difficile. Sur place, les organisations humanitaires se sont engagées aux côtés de ces réfugiés, mais il reste tout de même difficile d'apporter des solutions plus ou moins satisfaisantes à l'ensemble de ces défis rencontrés. Un enseignant en Kirundi pas adapté aux enfants congolais « Les réfugiés, actuellement, même avec toutes les mobilisations de ressources qui se font par les partenaires, nous n’arrivons pas encore à subvenir à tous ces besoins, souligne France Bégin, représentante résidente du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) au Burundi, au micro de Vincent Niebede. Les secteurs qui sont prioritaires sont, entre autres, l'aide alimentaire actuellement fournie par le Programme alimentaire mondial, l'accès aussi à l'eau et aux soins. » Elle poursuit : « Un problème qui est encore évident, c'est l'éducation : parce que les cours à l’école actuellement sont en kirundi pour le Burundi, alors que les Congolais ont étudié en français. Donc, ça pose déjà un défi. Il faut renforcer les capacités de certains enseignants et préparer aussi ces enfants à pouvoir suivre les cours en kirundi. » France Bégin conclut : « Donc, c'est un autre défi. Et ces enfants et ces jeunes qui ont fui les violences, certains ont été victimes de violences, de viols, d’abus sexuels et autres. Donc, l'appui psychosocial à ces enfants est absolument essentiel. Pour le moment, on a à peine 10% des fonds qui ont pu être mobilisés. » |
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