| Guerre à l’Est de la RDC : Des visées hégémoniques d’un « empire hima » ? |
| Analyses | |
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@rib News, 23/12/2025 Non à la loi des canons hégémoniques d’un groupuscule sur le territoire de l’Afrique de l’Est : foutez-nous la paix ! Par JP Mbona, décembre 2025 Introduction Depuis le 1er octobre 1990. Peut-être même avant. Certains vont aussi loin que l’arrivée des réfugiés de 1959 au Burundi. Mais puisqu’il faut un repère, disons depuis trente-cinq années ! Le peuple rwandais vit dans sa chair les conséquences de la guerre imposée par le FPR Inyenzi / Nkotanyi de Rwigema et Kagame à la tête d’une rébellion dite tutsi (je n’aime pas trop la globalisation), soutenue régionalement et ouvertement par l’Ouganda de Museveni et peut-être aujourd’hui le Kenya de Ruto. Ces derniers toussent-ils que le faux jumeau, le Burundi, tressaille et éternue fortement, a-t-on comme une impression. Car il vit exactement, non des conséquences, mais la même chose, étant désormais démontré qu’il fait partie de l’agenda hégémonique de ses voisins du Nord. Non sans mentionner le soutien maléfique (même si le président Trump qui trempe tout sur son passage semble récemment vouloir redresser la situation), des puissances extérieures diverses et variées et aujourd’hui très bien connues de l’opinion avertie et qui, à différentes phases et sous plusieurs façons, ont formé, alimenté en armes et soutenu plus ou moins ouvertement les hordes meurtrières sévissant dans les Grands Lacs africains depuis les années 1990. Et on nous reparle d’un certain « empire hima » qui serait (dont on sait que c’est) l’agenda ultime, avec un objectif de démembrer le grand pays continent et scandale géologique qu’est la RDC, y englober le Rwanda et le Burundi et je ne sais quels autres pans du territoire de l’EAC. En creusant un tant soit peu, l’on constate, en sourdine et en matière d’insécurité généralisée ou récurrente, des connections tentaculaires partant de la corne du continent et touchant le bout sud au Mozambique et ouest à Kinshasa, en passant par la Somalie, le Tigré en Ethiopie, le Soudan du Sud, l’Ouganda, la RDC, le Burundi et le Rwanda. Seuls deux pays, la Tanzanie et le Kenya, ont jusqu’à date résisté sur la période couvrant la fin des années 1990, à une forme ouverte de guerre civile ou agression par un autre pays. Ils devraient ipso facto constituer un modèle inspirant le reste du territoire est-africain sur plus d’un aspect dans la construction et la stabilité des nations. La situation explosive actuelle semble crier un « trop c‘est trop », un trop plein. Seuls le Burundi et la RDC semblent s’être battus vaillamment, résisté bon gré malgré depuis les années 1996 et davantage tout récemment, mais la guerre de proxy, soutenue par plus puissants qu’eux, n’est pas gagnée d’avance. Sauf si deux conditions sont in fine mises en branle et posées comme rempart : d’une part le réveil des peuples, des gouvernants, de toutes les couches socio-économiques et surtout des jeunes des pays victimes, et de l’autre le changement de camp des puissances dans une mobilisation synergique, coordonnées et intelligemment orchestrées, sous un seul mot d’ordre : « foutez-nous la paix » ! A l’instar du « ceci n’est pas une pipe » de René Magritte, ceci n’est pas une réflexion, mais un cri de colère, d’alerte et d’alarme à toutes les consciences éprises de paix et de stabilité au Burundi, au Rwanda, en RDC et plus globalement en EAC. Les forces négatives et mortifères doivent être dégagées de la région manu militari, sans délai, de gré ou de force, réduites hors d’état de nuire afin de laisser les citoyens vivre en paix et en bonne entente, comme jadis dans les anciens royaumes multimillénaires ! Lire l'intégralité de l'Analyse
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